30 août 2006
Des fers, des dents et de la décontraction
Countdown : J-5 avant libération de Cleave
Son du jour :
- Parce que ça me rappelle quand je lisais The Vampire Lestat sur Bélia, péniche amarrée au Port de l'Arsenal, et que dehors, tout était recouvert de neige et de glace
-Parce que je voudrai faire quelque chose à cheval dessus (même si ce n'est pas tout à fait un choix idéal, j'en conviens)
- Parce que Portishead et la voix de Beth Gibbons, je suis fan de la première heure. Raison suffisante !
Mes obligations de chauffeur de maître ne me permettant pas de disposer de mon après-midi, et ayant laissé un jour off à Cheval hier, je me dirige donc vers l'écurie au saut du lit.
L'écurie est déserte, le mistral souffle. Qu'importe, j'aurai le manège pour moi toute seule.
Cheval est au box. Air très grognon, en colère, mais en même temps essaie de contenir sa mauvaise humeur. Il est rigolo à regarder : comme s'il se demandait si, s'il en faisait trop, je n'allais pas changer d'avis et le laisser au box.
Marsu, c'est un paradoxe. Un *faux-froid*. Et un faux dur aussi. En réalité, Marsu est très snob ;-p
Il couche les oreilles et se détourne d'un air fort détaché lorsqu'on s'approche, et dans l'instant il se ravise et vient demander (une caresse, une gratouille, cent euros et un mars...), puis semble se *re-raviser* et recommence ses simagrées de snobinard indifférent, pour mieux revenir... Jusqu'à ce qu'il s'abandonne -enfin- aux retrouvailles.
Il parait qu'à sa naissance, il était déjà comme ça et regardait les gens de haut et de l'air de dire "Mais t'es qui, toi ? Et tu fais quoi, chez moi ?"
Il me fait rire, quoi.
Mais revenons à nos chevaux.
Marsu est donc Mini Terreur au pansage.
Il alterne le :
- Si tu me brosses le ventre, je te bouffe (en se mordant l'épaule)
- Si tu continues à me brosser la queue, je te latte (en levant le postérieur)
- Si t'oses passer devant moi, je te scalpe (en ouvrant un four qui frôle mes cheveux)
- Si t'insistes, je m'énerve (en tapant fort de l'antérieur)
La séance va être musclée. Me prépare à duel mano-a-mano sur Toubin contre Mini Terreur.
Abandonne même l'idée de la rituelle flexion de mâchoire pré-montoir. Pourrait gagner, l'animal; serait mauvais point pour ma pomme.
Puis me planque derrière théorie d'Orgeix pour ne pas risquer de me planter si demande cette cession de machoire dès que je suis en selle. Ce que pourtant Coach m'intime de faire avec énergumène tel que Marsu.
D'orgeix donc dit qu'à la sortie du box mieux vaut marcher un peu sans toucher le cheval aux jambes car il n'y est alors pas très réactif et qu'il vaut mieux user alors du stick pour la mise en avant. Me voilà donc rênes longues, sur la piste, et on avance, garçon !
OK, ça avance; mais dès que je remonte sur mes rênes...
Marsu est très contracté aujourd'hui. Ce sera un peu le souci.
Le trébuchement est de pire en pire, vivement que le maréchal passe !
On en est à plus de 8 semaines, un clou branle dans un fer antérieur; derrière, ça grince à n'en plus finir (ça ne grincerait pas plus si j'étais suivie par 40 canards). En résumé, ce n'est pas que je veuille à tout prix dépenser 75 euros, mais là, ça urge !
La séance, en fait de duel sur le Toubin, s'apparente plus à une thérapie pour cheval contracté.
*Chevaux Contractés Anonymes*, réunion du mercredi.
"Bonjour, je m'appelle Marsu, et je suis contracté. Et j'ai pas l'intention de faire ce qu'elle me dit, là haut."
"Bonjour, Marsu !"
(Toute l'assistance, en choeur)
"Donc voilà. Chaque fois qu'elle me demande de me relâcher, c'est plus fort que moi. Je peux pas. Faut que je décide quand, elle a rien à dire là dessus."
Elle n'a peut être rien à dire, ça ne l'empêche pas de s'exprimer, Marsu. La preuve !
On alterne entre bonne attitude, *auto-portance* et contractions. C'est souvent comme ça, le lendemain du jour de repos.
Nous retravaillons les exercices du dernier cours. Le départ au galop est toujours aussi mauvais; un seul vaut la peine. A force de relâchement, j'ai dû oublier d'électriser mes fesses :-p
Mais bon. Je dois être pour beaucoup dans la médiocrité de la chose. Penser à me reposer, peut être !
Penser également à prendre des vacances.
Et puis penser à revoir les exigences. Quand on passe des caps, on se met à penser plus vite que l'on ne peut faire, et tout se décale. Alors, on est déçu.
L'exemple bête : une transition simple, trot-pas par exemple. Plus on travaille, plus on avance, et plus on voudrait que la chose soit *parfaite*. Alors on ne se contente plus de ce qu'on a. Et on voudrait plus (de jarret, d'assoiement, de dos qui monte, d'euros et de snickers ...). On en oublie qu'on a déjà bien plus qu'un mois auparavant...
Penser à re-la-ti-vi-ser !
28 août 2006
Another day with Marsu
Countdown : J-7 avant la libération de Cleave (et par là même avant la fin de mon CDD de chauffeur de maître)
Sound for today : Radiohead. Again and again. I might be wrong, but...
Lundi, donc jour de cours. Enfin à l'heure des vacances. Dès la semaine prochaine et pour une durée probablement courte, rentrée oblige, nous passerons au samedi. Passionnant, n'est-ce pas ?
Les surdents de Marsu sont ma préoccupation du moment. Il ne se sert pas de ses molaires, alors à moi de gérer, maintenant, en attendant la venue du dentiste. Et en plus des surdents, la ferrure : c'est long, long, long comme un été sans Cleave, et la bête trébuche souvent du postérieur gauche.
Marabout, si tu peux convaincre Monsieur F. le plus grand des Maréchaux de venir rapidement, ça m'arrangerait !
Bref. Conditions extrêmes pour cheval extrême... Extrêmement endormi, oui ! Ce qui, somme toute, m'arrange. Je préfère que Mini-Terreur s'absente quelques temps et laisse place à Chouchoudlamour.
Le travail du jour : obtenir la décontraction malgré les contretemps. Avoir un cheval relâché, qui se porte, et travail de deux pistes.
Assouplissements, changements d'incurvation rapprochés (serpentines de 4 et 5 boucles, petits huit de chiffre), volte-épaule en dedans et cessions sur la diagonale au pas et au trot. Soigner les coins, penser à l'équilibre.
Retour aux bases ? Oui, mais à des bases qui ouvrent toutes les portes une fois qu'elles sont réellement ascuises. D'où la nécessité d'y revenir souvent.
Au galop, nous retravaillons notre carré, mais à gauche cette fois (le côté qui pêche).
Post it : retravailler les départs. Mes fesses ont manifestement perdu toute leur électricité, ou bien c'est la batteire de Marsu qui est déchargée. Le résultat, c'est que le départ est moche.
C'est peut être dû au syndrome Chouchoudlamour.
J'ai l'impression que ça n'avance pas.
Coach, elle, répète : "Pas plus vite ! Pas plus vite ! Pense à l'amplitude !"
N'empêche, me sens frustrée.
Préfèrer un cheval décontracté qui se porte et donne son dos avec l'impression que ça n'avance pas ? Ou préférer une impression de *cheval qui avance* mais pas en décontraction ?
La solution, c'est probablement *cheval qui se porte tout en décontraction* et remettre progressivement les gaz*.
Et puis Marsu n'a pas eu de vacances. Il est peut être un peu fatigué aussi.
Penser à lui changer les idées avant que le pois sauteur mexicain anarcho-indépendantiste qui habite dans sa tête ne décide de faire la révolution.
Au final, ceci dit, bilan plutot positif. Justement parce que cheval décontracté, qui se porte, et *fait* sans résistances.
Je soupçonne également coach d'être un peu fatiguée elle aussi :-)
Et moi, je n'en parle même pas ! Suis comme cheval, ai besoin de vacances sur île paradisiaque avec homme sexy.
27 août 2006
Où il est question de 4x4, de Cleave, de vampires et de cheval.
Countdown : J-7 avant la libération de Cleave.
Je crois qu'un ami-qui-me-veut-du-bien-mais-en-fait-trop a encore fait pipi sur mon totem.
La malédiction de la mécanique, d'abord. Incantation fort réussie.
Jeudi matin et comme tous les matins, Cleave se réveille à la dernière minute, râle et grommelle, saute dans le 4x4 et part tel un bon petit soldat-cadre-dynamique vers son bagne.
Un tout petit quart d'heure plus tard, le téléphone sonne.
C'est Cleave.
Je lui manque déjà ? Après toutes ces années ?
En bonne Bridgetophile, je ne peux m'empêcher de m'en réjouir.
Et bien non, pas de chance, ce n'est pas du tout ça.
"Le pont a cassé net, la roue arrière a explosé, j'ai failli y passer. Tu peux venir me chercher ? Je suis au bord de la 4 voies..."
Bravo, ami-qui-me-veut-peut-être-du-bien-mais-je-commence-à-douter. Si tu voulais te débarasser de Cleave, l'idée était bonne et le crime presque parfait. Tu as juste négligé un paramètre : Cleave, c'est le plus fort ;-)
Ceci dit, ami-qui-me-veut-peut-être-du-bien-mais-je-sais-pas-trop-finalement, tu as parfaitement réussi l'étape mise à pied du Cleave. Et signé par la même occasion un CDD de chauffeur de maître pour moi.
C'est vrai, quoi, faire 150 km par jour en plus, ça me manquait.
Et en plus, ami-qui-est-peut-être-un-ennemi-si-on-y-réfléchit, tu as osé adjoindre un spectateur qui m'a vue dans l'état de tête chercheuse de Lestat et consorts dans les Halles en compagnie de mon Fred from NY.
Les deux plus grands idéalistes de toute la Terre. Si, si, Lestat existe. Fred from NY et moi, on y croit.
Cleave donc avait, assis dans le 4x4, un ancien employé d'un bar branché parisien dans lequel je sévissais (avec le dit Fred from NY).
Sa tête quand il m'a vue débarquer. "Elle, le sauveur ?" ;op
La malédiction de l'embarquement, ou le "Van Grugru curse"
Bien essayé, jeudi soir. Très réussi même. La machine de guerre s'est rebellée et nous a offert un grand moment de rire. Salinero, mille mercis pour cette promenade autour du stade d'Aachen ! Tu es vraiment le meilleur cheval du monde :-)
Mais Ami-qui-me-veut-je-me-demande-bien-quoi, le sort jeté samedi soir était à la limite du médiocre.
Juste une Van Grugru au trot enlevé, accrochée à ses rênes, sur un Salinero au grand trot, tête en l'air. Elle a bien écouté les conseils que le garde venait de lui donner, en revanche :op.
Comme quoi, la Moullkur, ça fait du bien quand ça s'arrête. Et bien à celui qu'on croit. N'est-ce pas Salinero ?
Ceci dit, il est somptueux, ce Salinero. Dommage que le sort ait raté sa cible samedi.
La malédiction de la selle qui tourne, dite aussi "enchantement du Boum Bonnet"
Ami-qui-rate-toujours-son-coup, là, je dois dire que tu t'es surpassé. Heureusement d'ailleurs, puisque ce n'était pas moi, mais Mademoiselle Zaza qui chevauchait la selle magique.
Et là, ami-qui-a-dû-se-faire-virer-de-Poudlard-avant-même-d'y-entrer, tu as totalement raté ton coup.
Certes le charme de la colère a excessivement bien fonctionné sur la Princesse, mais sur Mademoiselle Zaza, tu as dû faire (encore) une erreur et lui envoyer un sort de rigolatus aux éclatus. Quant à moi, le sort bouffe-poitrail sans les mains a très bien fonctionné, mais justement, je n'avais aucune main... Alors, encore un échec !
La malédiction de la jambe gauche, plus communément appelée "combat de chaps versus lice".
Ami-qui-s'ennuie-tellement-qu'il-n'a-rien-de-mieux-à-faire-d'autre, si j'avais besoin de quelqu'un pour décider à ma place quand je souhaite renouveler mon attirail équestre, je le dirai. Inutile de rendre Chouchoudlamour excessivement et soudainement chatouilleux. Il ne colle pas à la jambe droite. Et non.
Alors ne pas lui jeter un sort de "Aux abris elle a mis l'éperon je me jette sur la lice", ça m'arrangerait.
Parce que mes chaps, elles sont en très bon état. Enfin jusqu'à vendredi. Depuis, elles sont déchirées.
Merci, Ami-qui-commence-à-me-les-brouter-menu-menu.
La malédiction du goret-hamster ou Surdentus Enchantus
Ami-qui-fait-de-l'humour-mais-ça-marche-pas, oui, j'aime les vampires. Et maintenant, je sais qu'ils ne sont pas les seuls à avoir les dents qui poussent. Chouchoudlamour aussi.
L'incantation destinée à transformer Chouchoudlamour en glouton était inutile : il l'est déjà. Il avale tout, quasiment sans mâcher. Et ne se sert que très peu de ses molaires, parait-il. Usure quasi nulle, et surdents fréquentes... Et nous y voilà.
Deux petites pointes bien symétriques dans sa jolie bouche.
Donc, Ami-qui-me-veut-je-ne-sais-pas-quoi-mais-qui-s'y-prend-comme-un-manche, s'il te plait, change de cible. Ou de stratégie. Ou vas te faire démarabouter. Bref, agis !
Moi, je retourne à mon CDD de chauffeur de maître.
Et si je vois Lestat au bord de la route, me fais immortelle.
Et là, Ami-qui-a-un-peu-dépassé-les-bornes-des-limites, gare à tes fesses !
23 août 2006
De l'auto-tamponneuse en milieu équin
Countdown : J-12 avant la libération de Cleave
Son du jour : une envie de Californie, donc de Red Hot, et de fraîcheur, donc sous un pont.
Penser à m'installer en Californie, un jour. Ou en Louisiane. Ou en Australie.
La chaleur est revenue, le soleil tape à nouveau.
Les cigales tentent une ultime percée avant la fin de l'été.
Arjuna a décidé d'occuper un nouveau territoire, à savoir mon bureau (la plaque de verre, ça doit rafraîchir son petit bidon de chat-tout-en-poils).
C'est plutôt agréable, d'ailleurs, d'écrire avec une minette qui vous regarde comme si vous étiez le Dieu créateur de tout sur cette terre. Flatterie de chat, certes, mais tout est bon à prendre.
Yop-Yop a retrouvé sa place de *chien-coupeur-d'air-devant-le-ventilo*
Cleave sieste alternativement sur le futon, sur le lit, devant son bureau, en râlant lors de ses déplacements. Tout est normal.
Ambiance de maison du Sud sous la chaleur.
Manque grand jardin et piscine. Chat unique largement suffisant finalement.
Homme riche et sexy et qui ne râle pas serait bonne idée, penser à :
- désenvouter Cleave pour le dérâliser
- le faire gagner à l'Euromillions (Wanted : marabout connaissant les numéros gagnants)
- ou : trouver marabout pour qu'il soit disque de platine
A l'écurie, Marsu n'échappe pas à la règle du jour.
Tranquillement installé à l'ombre, le nez dans son abreuvoir, il somnole. Et boit en même temps.
Ce cheval me surprendra toujours.
On le pose (ou il se pose) quelque part, même n'importe comment : il reste dans la position dans laquelle il s'est (on l'a) mis, même si elle n'a rien de catholique. Les jours de flemme, s'entend. Il est parfaitement capable de bouger tout seul, je vous assure !
Donc, préparation du cheval, avec un interlude Tarte aux Fraises extrêmement bienvenu avant d'aller travailler.
Petit cheval endormi. Direction le manège, où se trouvent déjà deux autres chevaux.
Effet électrochoc sur Mini-Terreur qui se réveille en sursaut. Impossible de le concentrer ni de le décontracter.
Au bout d'un quart d'heure d'efforts sans résultats, direction la carrière.
A deux dans une 40 x 60, ça devrait aller.
Valable uniquement avec des chevaux normaux. Ne jamais préjuger des capacités des Marsus.
Si j'arrive à avoir un cheval décontracté, qui prend du rebond, en revanche j'ai du mal à ne pas rentrer dans Ilhouat.
Il aurait peut être fallu, ceci dit, que
- nous galopions à la même main
- qu'il n'y ait pas de barres, chandeliers, bidets et autres accessoires fashion qui invitent au parcours (Ilhouat), incitent à galoper partout et surtout limitent les possibilités de repli sur un cercle ou autre ogive patatoïde
- et que les chevaux acceptent de faire ce qu'on leur demande au moment où on le leur demande.
Sinon, ça donne une situation du type :
"Tu vas où ?"
"Sur la croix !"
"OK je prends la piste !"
Sauf qu'Ilhouat décide que finalement, Vanessa là haut est bien mignonne, mais non, il préfère la piste. Seulement, sur la piste, il y a moi qui arrive au galop face à lui... Le temps d'un droite-gauche-arrêt d'urgence, et on repart.
On avait pourtant dit dé-con-trac-tion ;op
Nos chevaux donc avaient probablement envie d'un tour en autos-tamponneuses.
Penser à les emmener plus souvent à la fête votive du village.
Penser aussi que présence d'accessoires fashion dans la carrière équivaut à beaucoup de cavaliers.
Ne pas se fier aux apparences, donc :-)
Et continuer incantations pour que nous soyons prêts pour les JO 2010.
22 août 2006
Du bambou, du bambou
Countdown : J-13 avant la libération de Cleave.
Sound for today : Le petit Michaël, avant qu'il ne vire au gris et ne perde son nez. Convient très bien à monture du jour. En beaucoup plus léger.
Quand j'étais petite, j'avais un livre dont j'ai oublié l'auteur (le contraire m'aurait étonnée), "Le chien volant".
Un vieux livre de l'ancienne bibliothèque rose, que mes parents, grands-parents et arrière grands-parents avaient dû savourer aussi.
Dans ce bouquin, pour que le chien s'envole, il fallait crier trois fois de suite "Hadzinn a pounn".
Bref. Un aparté au goût de vieille maison cévenole juste pour dire que si Griou Del Griou, ma monture du jour, avait pu répondre à ce genre d'incantation, ça m'aurait bien arrangée.
Aujourd'hui donc, dans la série "Je suis la grande déesse des bambous et nul ne me résiste", me voici juchée sur Griou del Griou, grand mérens qui reprend doucement après un mois de vacances.
Enfin, il reprend, c'est certain : je dois être la deuxième cavalière à oser grimper sur son dos depuis fin juillet; et doucement, c'est moins sûr : on saute.
Mister G. est d'une gentillesse extrême, et d'une lourdeur toute proportionnelle.
Il avance si on avance avec lui, saute si on saute avec lui...
Mais c'est un mérens, et un mérens sur un tour à 1 mètre, c'est une sensation étrange.
Un peu l'impression de porter le cheval sur chaque obstacle.
Mister G. aime deux choses contradictoires.
Il aime s'enterrer dans le pied, et sortir un saut énorme.
Il aime également jouer à *plus longue que moi, tu meurs*.
Et si, par malheur, je ne le tends pas assez... Il joue à l'effet catapulte. Qui rate, évidemment.
Nous commençons par une petite ligne croix-vertical-oxer.
Surprenant ! Les sauts sont énormes, Mister G. est très lourd.
Et surtout, la distance est fausse, ce qui lui fait passer l'oxer sur une très très longue. Effet garanti.
Rectification faite, ça passe tout seul.
Puis, nous enchaînons nos 8 obstacles; le même parcours qu'avec Girafon.
Premier passage un peu flottant par moments. C'est la première fois que je monte Mister G. pour autre chose que pour accompagner une promenade.
Et j'avoue que l'oxer carré qui, avec Girafon, se passait sans même y penser, prend une autre dimension quand on est juché sur le dos d'un Mister G. qui semble attendre qu'on le porte au dessus des barres.
A la décharge de Mister G., lui, au moins, il a la direction assistée. Freins qui mériteraient une petite révision, mais c'est déjà bien.
L'accélérateur ? Plus la séance avance, plus la panne approche.
Et oui, la chaleur est revenue.
Nous terminons sur un dernier enchaînement avec ligne brisée, et avec une planche de surf en guise de sous bassement, histoire de rire un peu. Mister G. reste imperturbable; le surf, ça ne l'émeut pas plus que ça.
Le super spot de Réganel, il s'en fiche ! Alors que ç'aurait pu lui redonner des ailes.
Pour prochaine fois, penser à incantations pour soulever Mister G. et pour muscloriser Miss D. (qui doit soulever Mister G.).
Ou penser à prendre cheval léger ;op
21 août 2006
Le syndrome de Bridget Jones
Today, no sound, but... un moment d'anthologie adulescente. On dirait presque moi, dans mes grands jours (NDLR : pour la partie danse sur canapé).
Mardi, jour de mon égo.
Vous savez déjà que je suis étourdie et gaffeuse.
Que j'aime les vampires.
Aujourd'hui, vous apprendrez que je suis le prototype de l'adulescente parfaite.
Aucun engagement durable formel.
Le mot *CDI* me fait fuir à toutes jambes, par exemple. Sauf bien sûr s'il s'agit d'un acronyme de la FEI.
Idem pour ce vocable pourtant si prisé, *Mariage*.
Acheter une maison ? Pour être rivée à un endroit comme une moule à son rocher ? Non merci !
Je suis phobique de l'engagement.
Sauf... Celui qui me lie à mon cheval.
Aucune auto-prise au sérieux.
Je joue en permanence.
Je joue à la traductrice, je joue à la cavalière, je joue à la monitrice...
Je hais le sérieux !
Beaucoup de projections dans l'avenir. Quand je serai grande...
Je suis grande. Et alors ?
Qui m'empêchera de continuer à jouer ? A me créer une nouvelle vie ? A faire ce qui me passe par la tête ?
Et si ça m'amuse, moi, de m'installer en Australie ?
Il sera bien temps de me rendre compte qu'il est peut être déraisonnable d'entreprendre l'ascension de l'Anapurna à 75 ans...
J'aime penser que tout est possible. D'ailleurs, tout est possible !
J'adore les séries TV dites débiles. Les autres aussi, d'ailleurs.
Et n'ayant jamais le temps de jouer à la Couch Potato... je savoure !
J'aime inventer des jeux, aux endroits les plus improbables.
- jouer à Fort Boyard aux Bains Douches, au Palace ou aux Folies Pigalle*
- Toujours dans ces mêmes lieux, s'inventer une mythologie propre et inspirée par la secte du Mandarom et en faire un jeu de rôles**
- Piquer son képi à un policier (un de mes grands fantasmes, emprunté à Bertram Wooster -dans la série des Jeeves-)
* et ** : lorsque je vivais encore à Paris. Depuis, avec mon acolyte Soeurette, nous avons dû transposer nos âneries aux activités locales.
J'invente des chansons très idiotes que je hurle à tue-tête dans la maison, dans la voiture... Mes animaux adorent ;-)
Cleave, un peu moins.
J'adore me goinfrer de bonbons. Bananes Haribo, fraises Tagada, crocodiles, *bouteilles de coca* (celles avec le sucre qui pique), réglisses avec le truc rose ou vert dedans, Dragibus, Car en Sac, Chamallows... Rien ne m'échappe.
Et plus c'est chimique, plus j'aime. Mes cavaliers l'ont bien compris en m'offrant des paquets de carambars Atomic qui font la langue bleue ;op
Dans la même veine, je bois des litres de Sélecto. Un bonheur pour les papilles. Un coca qui aurait un goût de banane Haribo.
J'ai un comportement très *Bridget Jonesien*.
Pas un hasard si mon blog porte le nom qu'il porte...
Je suis parfaitement capable de faire un soupe bleue, de m'imaginer finissant seule et dévorée par des bergers allemands, de fantasmer sur un film à la télé en transposant dans la réalité, de prendre 100 000 résolutions que jamais je ne tiens (combien de fois ai-je arrêté de fumer...), de m'amuser à faire tomber mon Cleave dans l'eau (ou de cheval, ou...), de hurler en les écoutant des chansons ringardes, toute seule à la maison...
Bref... Je crois que je ne grandirai jamais vraiment.
Et puis je ne veux pas grandir. Je ne veux rien avoir à faire avec les obligations de la vie d'adulte. Certes, comme tout le monde, j'y ai droit et les assume, plutôt bien d'ailleurs (NDLR : compliment minute, technique de management efficace et reconnue) mais... vite, je passe à autre chose.
Et je suis tellement bien dans ma peau, comme ça :-)
Chouchoudlamour
Countdown : J-14 avant la libération de Cleave.
Sound for today : période Grunge. Chris Cornell, mmmmmmmmmmmmmm...
(Ne dormira jamais dans la baignoire. Est lui aussi un Chouchoudlamour.)
(Suis dans période beaux garçons également. Beaux, intelligents, sexy ne pas s'abstenir.)
Sur le box de Marsu, il y a une plaque avec son nom.
Et cette petit plaque est presque en forme de coeur.
Complètement par hasard, mais juste assez pour me rappeler que sous Mini-Terreur se cache un grand Chouchoudlamour.
Chouchoudlamour est donc de retour.
Aujourd'hui, on aurait presque pu se croire dans la Petite Maison dans la Prairie. Tout le monde est gentil, tout le monde s'aime (enfin, excepté le Gnome et la Patate à roulettes), les bons sentiments pullulent, ça en deviendrait presque barbapapa-esque... Et Marsu est calin, gentil, Chouchoudlamour en somme.
Cours, donc. Dans le manège, en compagnie de la Patate à roulettes et de Joli Pur.
Coach est de fort bon poil, tant mieux !
Chouchoudlamour, lui, descend, s'arrondit, marche, trotte gentiment, toujours bas et rond... Même la Patate à roulettes ne nous coupe pas la route.
Un avion de Palombie a dû dégazer sa réserve de machin-qui-fait-rire au dessus de l'écurie. Je ne vois pas d'autre possibilité. Mais qu'importe la raison, je profite !
Avons donc détendu en serpentine et huit de chiffre avec ED sur la diagonale au pas et au trot. Changements d'incurvation bas et rond. Chouchoudlamour se prête au jeu avec un bonne volonté déconcertante ;op
(que celui qui met des Extasy dans l'orge de Marsu continue. Me plait bien comme ça).
Mais l'essentiel du travail d'aujourd'hui, c'est le carré au galop. Et bien ça n'a rien d'évident.
Tracer un carré, à vue de nez, ça parait relativement simple. Détrompons-nous, mes frères et mes soeurs. C'est super compliqué. Et d'autant plus avec l'oeil aiguisé de coach à qui pas un sabot n'échappe !
Le post-it du jour :
- Epaule en avant sur les côtés du carré
- Equilibrer avant d'entrer dans le *coin* (qui en réalité est un genre de doubler)
- Le *coin*, entrée (avant de tourner, donc) : jambe interne, toujours épaule en avant
- le *coin*, sortie (juste pendant et après avoir tourné) : jambe externe. Sinon épaules du cheval pas se remettre là où il faut.
- Et re-épaule en avant.
Le tout au galop, bien sûr. Le but : l'asseoir, le Chouchoudlamour !
Et heureusement, d'ailleurs, qu'aujourd'hui j'ai affaire à Chouchoudlamour et non à Mini-Terreur. Aurais été bien embêtée, dans cas contraire.
Premier passage : léger différend sur la direction à suivre. Je suis au galop à droite et suggère donc à Chouchoudlamour de tourner à droite. Mais au fond du manège se trouve la Patate à roulettes, en chaleur, et Chouchoudlamour irait tout de même bien lui conter fleurette, un petit peu.
Les autres passages seront plus ou moins réussis, mais on termine sur du beau.
Suis fière de moi et de Chouchoudlamour. Partons faire tour des vignes pour fêter ça.
Ai pour aujourd'hui abandonné l'idée de grande maison peuplée de chats. Mais conserve l'idée de l'homme sexy :op
19 août 2006
Fight the power
Countdown : encore J-14 avant la libération de Cleave.
Sound for today : Rage. Dans le mood du jour : le warrior est de retour !
Séance Fight the power, après deux jours de repos.
L'oasis de zen n'était qu'un leurre destiné à m'endormir ? Ou simplement à hypnotiser ses spectateurs ?
Le Warrior est de retour. Le révolutionnaire aussi. Mini-Terroriste, c'était bien lui aujourd'hui.
D'ailleurs, lorsque j'arrive et que je l'appelle, il ne lève même pas la tête. Mais lorsque je lance un "Mini-Terreur, alors ?", il abandonne son chardon pour me rejoindre.
Toujours se fier aux impressions premières !
Au travail, la donne se profile peu à peu.
Le pas est bon, le cheval franchi presque d'entrée. De quoi endormir les impressions du cavalier.
La mémoire est revenue, au moins à main droite; la tête au mur passe sans soucis. Le concept d'aliénation de la propriété, aujourd'hui, Marsu s'en fiche. C'est sa propre aliénation qui le travaille ;op
Le pas étant ce qu'il est, à savoir plutôt bien, passons au trot.
Et là, Marsu me jette son gant à la figure.
"Sur le Toubin, et tout de suite. A armes égales."
Ses armes, et surtout sa force et sa vitesse, il en use et abuse.
Mes armes, et surtout mon dos et mes jambes, je les affute.
Il veut sa liberté, je veux la mienne.
Il veut foncer, naseaux ouverts, et boire le vent. Je veux avancer normalement, dans l'équilibre.
Je tente de transiger et d'opter pour un trot très actif, mais dans l'équilibre. Il refuse. Il veut rester maître du poser de ses membres et de la cadence dudit poser ainsi que de l'équilibre de l'allure.
Fin de non-recevoir à chacune de mes demandes, donc.
Tu le prends sur ce ton ? Très bien. Fin de non recevoir pour toi aussi, alors.
Stop.
Et au galop.
Toujours pas décidé à capituler ?
Stop, alors.
Au trot. Et tant pis pour les fautes, je t'aurais à l'usure.
Il a fallu 45 minutes pour que Marsu commence à hisser le drapeau blanc.
Que l'on puisse achever quelque chose sans se battre.
Il est fâché, outré que j'ose intervenir. Très colère !
Alors, moi, je dois me contenter de ce que je peux avoir... et je m'en contente, même si je suis tout sauf satisfaite.
Il faudra bien conclure sur quelque chose, et plus le temps passera, pire ce sera.
Nous finissons sur un cheval étiré, au trot, certes pas au mieux de l'équilibre, mais avec une petite amélioration de la décontraction.
A l'attache, il est insupportable; impatient, ombrageux.
Tente un dernier pied de nez avant de rentrer : forcer et partir, seul.
Tentative avortée, bien sûr. Mais qui en dit long sur l'esprit de la séance.
Certains jours, comme aujourd'hui, me dis que serais bien mieux dans grande propriété sous soleil, avec plein de chats (persans, siamois, angoras, gouttière, des chats quoi !), avec beau mec très riche et rien à faire de plus que ce qui me passe par la tête.
Les chats, c'est plus reposant. Un chat, ça vit sa vie et ça ne se mêle pas de la vôtre, certains jours. Pas de révolution chez les chats.
Beau mec très riche pas toujours exactement reposant, mais délassant et agréable.
Penser à opter pour ce type de solution.
Des aptitudes de la girafe au CSO
Countdown : J-15 avant la libération de Cleave.
Sound for this part : Cosmos 1999. Le summum du kitsch. Mais mon popotin sur le dos de Girafon, ça a un petit air de 13 septembre 1999, jour mémorable de l'explosion qui a propulsé la base lunaire Alpha à la dérive, aux confins des galaxies.
Me sens comme commandant Koenig quand part à la découverte de planètes inconnues et peuplées de choses étranges. Malheureusement, n'ai pas de Victor pour me conseiller et me dévoiler sa pensée du jour. Fort dommage.
Séance d'obstacle. Têtue je suis, j'ai envie de sauter.
Et me vois confier la tâche d'apprendre à Girafon à enchaîner. Moi, déesse des barres.
Le sort est parfois fort ironique, dirait-on !
Girafon, mais qui êtes-vous ?
Girafon, barbe-arabe de son état, a pris 9 ans en décembre.
De son débourrage à ses 7 ans, il n'a fait que quelques promenades, sans exigence aucune.
Puis, de 7 à 9 ans, il est resté au pré, sans rien faire.
En décembre dernier, il est arrivé au poney club où sa propriétaire l'a mis au pair.
Pas monté depuis deux ans, aucune direction, aucun frein. Et une aptitude toute particulière à ne pas gérer 4 membres simultanément.
Autant dire que Girafon ne connait rien. Mais alors, rien du tout. Enfin si : foncer droit devant, naseaux point le plus haut (on est bien loin des standards de la rollkur ;op). Et foncer dans une direction, et une seule : la porte. Et oui, Girafon, en plus de toutes ses autres qualités, paddocke. Et ceci, couplé à la non-gestion de 4 membres en simultané, rend la chose particulièrement attirante.
Girafon, donc, est cependant doté d'un bon passage de dos. Mais ne gère ni la distance, ni la place.
Et me voilà, sous la houlette de ma collègue et néanmoins copine, perchée sur son dos afin de le faire enchaîner.
Détendons. Girafon chauffe, chauffe, chauffe.
Me ramène très, trop vite à la porte. Ou danse sur place, alternant reculer-je vais me lever et coups de cul. Génial.
Je n'ai absolument aucune confiance en lui.
Et me vois obligée de reprendre très fort parfois, et de tourner de manière peu catholique (rêne externe tendue, pli externe, jambes-jambes-jambes, et buste orienté à l'interne). Ceci dit, ça fonctionne à peu près. Maintenant, je ne maîtrise que peu de paramètres. Et Girafon est extrêmement flottant.
Avec Girafon, si on n'est pas à sa place... on ne fait rien.
Suis-je à ma place ?
Apparemment, ça doit m'arriver.
Mais j'avoue que gérer l'équilibre du Monsieur, son *paddockage* et ses défenses tout en l'amenant du mieux possible sans le fâcher (Girafon a une concentration relativement limitée), ça fait beaucoup de paramètres.
Sachant qu'en plus, pour les 8 obstacles à passer, 5 courbes au moins se font en direction de la porte vers laquelle je me fais trimballer comme un vulgaire paquet puis, lorsque j'ai réussi à reprendre et à me diriger, bien assise (seul moyen de le reprendre, pour le moment) vers l'obstacle, me vois gratifiée de forces coups de cul dans les dernières foulées..
Girafon sera probablement agréable à monter, plus tard. Mais pour le moment, c'est l'enfer de la communication. J'ai l'impression de parler chinois avec un accent serbe à un péruvien qui pense en hindoustani. Bref, on ne se comprend pas !
Il faut de plus gérer le caractère ombrageux et inquiet de Girafon qui s'offusque que l'on puisse oser lui suggérer d'avancer dos à la porte. Ou de revenir vers celle-ci pour mieux la quitter, à peine arrivé. Et manifeste bruyamment son désaccord.
Bref, une séance mi-figue, mi-raisin.
L'impression de ne pas avoir fait du bon travail. Tout ne peut pas être parfait, je le sais. Mais à ce point...
Quelques enchaînements réussis, avec un cheval à l'écoute (enfin, dans la relativité Girafonnienne) et qui revient bien; quelques grandes traversées de carrière hors contrôle...
- Prendre la chose avec philosophie, part one : penser que c'est un travail pour poulain sur un cheval déjà *fait* dans son caractère, ses habitudes, sa manière de réagir et de fonctionner. Mais suis pas philosophe, moi. Devrai me faire violence, à l'avenir.
- Prendre la chose avec philosophie, part two : si j'ai réussi à enchaîner avec ce machin, sans aucune confiance ni aucune communication, alors...
18 août 2006
De la zénitude du Marsu
Countdown : J-16 avant la libération de Cleave.
Sound of the day : encore et toujours Radiohead
Petit cheval sait parfois être une oasis de zen.
Calme, réceptif, doux... Suffisamment rare pour être relevé.
Communiquer, ce n'est pas la chose qu'il livre le plus facilement. Mais quand il commence...
J'aime cette facette de mon petit cheval.
Cette façon de m'accueillir d'abord, tout doucement, avec un petit hennissement de gorge, et de venir me voir quand j'arrive...
Séance prévue : liberté.
Je m'attends à quelques démarrages, à un trajet orbital autour du rond de longe. Qui aurait fort plu à nos invités, je pense.
Mais non, Petit Cheval est dans une bulle de coton, et tout à fait décidé à être avec moi, quoiqu'il arrive.
Il ne se permet qu'une très légère ânerie, vraiment rien du tout : vriller sa jolie tête, au galop. Excessivement gênant monté, mais en liberté... 
Marsu, au contraire, présente sa démo favorite : celle du petit cheval parfait, réactif, volontaire et obéissant.
On aura tout vu.
De deux choses l'une : il est pudique et ne veut pas dévoiler sa vraie personnalité à mes invités. Plausible, quand on y pense.
Ou peut être est-ce moi qui ne voit pas son évolution au jour le jour ?
...Aurai-je enfin un cheval dressé ?
Quelques images, pour preuve :
Nos invités ont même eu droit à l'arrêt-immobilité final. Immobilité maintenue jusqu'à... ce que j'aille chercher mon cheval planté comme une statue, parfaitement calme, et nous regardant de l'air de celui qui attend l'ordre suivant, et même au bout de cinq bonnes minutes passées à ne plus s'occuper de lui, à lui suggérer de bouger, à l'appeler.. Ce Marsu me surprendra toujours ;op
NDLR : un énorme merci à nos photographes du jour :-)






