My own *Nakhal Jones* Diary

Aventures et réflexions d'un cheval en 2006 ...

10 décembre 2006

De l'enroulement du terroriste

Sound of the day : une de mes fantaisies du moment.

Notez le retour non particulièrement recherché mais apprécié de mon passé dark-tout-en-noir avec les Vampires Chronicles sous le bras, puis à la recherche de Lestat dans les Halles....
En réalité, pour ce titre, pas grand chose à voir réellement, mais il m'y fait penser.
Et comme avait fort justement répondu ma soeurette l'inspecteur Derrick à une question que lui posait mon oncle, alors qu'elle ne devait pas avoir plus de 13 ans, lors d'un déjeuner de Noël où l'ambiance musicale était résolument Schubertienne et que passait alors "La Truite"...
Mon Oncle : La truite de Schubert. Mais à quoi cela te fait-il penser ?
L'inspecteur Derrick : A Roger Waters.
Mon Oncle (l'air ahuri) : Mais pourquoi à Roger Waters ?
L'inspecteur Derrick : Parce que j'y pense tout le temps.
(Et vous voulez répondre quoi à ça, hein ?)
Donc, ce titre me fait penser aux Vampire Chronicles, probablement parce que 1/ j'y pense tout le temps et 2/ je suis en train de dévorer Blood and Gold ou la biographie de Marius, et que j'attends avec impatience de recevoir Merrick...
Bref. Fin de la parenthèse !

Revenons donc à Marsu.
Nous continuons à travailler dans la même veine : bas, rond, enroulé, avec deux maîtres mots : tension et décontraction.
Ne tirez pas tout de suite : enroulé, oui, bas, oui, rond, oui, mais... ce n'est pas de la rollkur. Et ça, j'en suis persuadée. Le concept qui domine tout le travail est la décontraction du cheval dans son dos, sa bouche, son mental. Et c'est assez simple à vérifier quand on connaît son cheval. D'autre part, postérieurs dessous et cheval en avant, en équilibre, dans une cadence lente, qui utilise son dos de la nuque à la pointe de la queue.

Je sais qu'il n'est pas *politiquement correct* pour tous de travailler enroulé, mais il y a "enroulé" et "enroulé". Et ce qui m'importe, c'est la mise en place puis le fonctionnement du dos, la communication et la réactivité entre mon dos et celui de mon cheval en termes d'équilibre et de cadence (donc, en poussant plus loin... en terme de rassembler, si je n'oublie pas mes jambes).

J'ai introduit dans nos détentes de manière systématique les variations d'amplitude au trot sur le cercle (18 ou 15 mètres, pas 20 : cheval doit apprendre à se tenir), alors qu'avant je ne les travaillais qu'après la détente. Maintenant, c'est dès le début du trot, et en étant intransigeante sur l'atittude et en demandant mes transitions dans l'allure en faisant passer le cheval d'une jambe sur l'autre.
Je suis bluffée par la réactivité de Marsu et l'élasticité de son trot. Il commence à être capable de se mobiliser dès le début du travail.
Au galop, je fais le même exercice avant d'aborder les exercices classiques de notre détente (lignes courbes, contre changements de main, voltes...)

Je suis donc assez convaincue par ce cran passé, toujours dans la lignée de ce que nous avions commencé avec Marsu.
Et j'avoue que je ne regrette aucunement d'avoir essayé puis choisi ce type de travail, qui convient fort bien à Marsu et à moi.

Je crois que je commence à savoir un peu monter à cheval :-)

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03 décembre 2006

Et Marsu ?

Déménagement, installation, reprise du travail, opération ancienne propriétaire véreuse... ont pour résultat un manque de temps flagrant. Et je m'aperçois avec horreur que je ne parle plus de Marsu le Terrible.

Marsu donc, reprend le travail.
Reprend ? Oui, reprend. Parce que Monsieur a trouvé fort distrayant de jouer à "je suis un patineur de vitesse" avec Randy Boy (souvenez-vous, mon idole) et que leurs glissades n'ont pas été sans conséquences. Tendon atteint, et trois semaines d'arrêt pour le Che des garrigues. Reprise tranquille dans un premier temps, mais depuis 15 jours le niveau monte et le travail s'intensifie.
L'esprit de Mia Punck pourrait sembler avoir pris possession de Prof. Si Prof avait déjà largement abordé l'idée, on ne l'avait jamais poussée si loin.
De "Enroule ! Plus bas ! Plus rond !" en "Les mains jointes au dessus du garrot, tu ne les bouge pas, tu te débrouilles avec tes jambes et ton dos !", assorti de considérations sur la tension de la ligne du dessus, "l'impulsion la vraie, celle qui va vers le haut", le demi arrêt et certaines autres aides, tout cela me donne l'impression, presque mot pour mot, de voyager dans le temps, sur certains topics du forum de la FFE.

Alors, je sors mon nain Joyeux et j'appelle Simplet à la rescousse (désolée Simplet, mais tu es la plus proche géographiquement) pour un exorcisme nanifiant, ou j'essaie ?
Et bien j'essaie. Au moins, je pourrai maugréer en connaissance de cause, ensuite.

Et je suis stupéfaite des résultats. Aucune tension dans la main hormis un contact franc et moelleux, un dos tendu, et l'impulsion la vraie. Et surtout, par dessus tout, le summum : un Marsu dé-con-trac-té, vraiment. Disponible physiquement et mentalement.
Une attitude enroulée et néanmoins tendue à la détente, postérieurs dessous, en incurvant beaucoup, en enchainant deux pistes et exercices de rectitude, assouplissements longitudinaux toujours dans l'attitude,   puis remonter pour une phase de travail plus poussé. Visiblement, ça convient bien au cheval qui reste décontracté et disponible. En fait, il ne s'agit que de pousser plus avant un travail déjà entamé.
Et si ça va à mon cheval... ça me va !

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14 septembre 2006

Episode cévenol, Part One

L'épisode cévenol, ça consiste à faire pleuvoir sur une petite surface l'équivalent de ce qu'elle recevrait en plus d'un an, mais à concentrer ça sur deux jours. Alors oui, ça mouille ! C'est un orage énorme qui dure plusieurs heures, transforme ma petite rue en réplique de l'Amazone, embarque les toitures, détruit les bords de route, emporte les meubles...
... Et permet aux chiens d'apprendre à nager en milieu urbain. Yop Yop a eu sa première leçon de natation sur la place du Marché de Sommières -le village des Vidourlades-. Il n'avait pas pied. Sur la place du Marché.
En attendant, ma maison (comme toutes hier soir, je n'ai rien de très original) ayant pris la foudre et tué mon modem ("le tonnerre m'a tuer" a-t-il écrit en Arial Black sur sa façade), me voilà au chômage technique.
Donc, direction l'écurie.

Marsu est au box. Normal, les sols sont détrempés et l'orage gronde par intermittences.
Coach est là, en train de tenir un cheval pour la vétérinaire, qui se prépare  à radiographier les pieds du-dit cheval.
"Tu devrais longer, avant de monter", me conseille-t-elle.
Tu m'étonnes. Box pendant 10 jours, une sortie en longe plutôt catastrophique...
Et d'ailleurs, je la préviens des raideurs que j'ai remarquées.
Puis vais chercher mes affaires.
"Selle pas ! Je voudrai le voir bouger avant."
Très bien, Coach. Je dirai même que ça m'arrange et que ça me soulage !
Ce qui ne m'arrange pas, en revanche, c'est la trombe d'eau qui se met à tomber. Parce que coach, elle habite là et elle a ce qu'il faut; moi, hormis ma polaire-pas-étanche, je n'ai rien pour me couvrir. Quant au couvre-rein étanche, il est à la maison (et oui; c'est le genre de choses dont je ne me sers normalement pas en été).

Cinq minutes plus tard, Marsu est affublé d'un drap de plage motif kilim (qui va excessivement bien à son gris, il faut le dire) tenu par un surfaix. Et direction le carré de longe.
Sous le regard (et les directives) de Coach, je longe Marsu aux trois allures.
Soulagement pour moi, il est moins raide que mardi. Mais bon, toujours pas l'extase non plus.
Le trot se délie un peu; mais le pas et le galop... pathétique. Et le monsieur se moque un peu de moi, passant derrière et profitant de la déclivité du carré (en pente) pour précipiter ou adopter un train de sénateur.
Coach manifestement s'attendait à pire (quand j'avais dit "On dirait Chems"... J'y étais peut être allée un peu fort ;-) ), mais elle a le même sentiment que moi : c'est raide raide raide !

"Figé dans son dessus". Le verdict est tombé.

Et le programme de travail tombe aussi.
Aux Cabanelles, rien n'est trop beau pour nos chevaux : demain, c'est thalasso.
Thalasso ? Et oui.
A l'écurie, qui dit "épisode cévenol" dit "thalassothérapie pour chevaux".
Les ronds de longe sont inondés;les chevaux ont de l'eau à mi-canon, voire un peu au dessus. Et nous les y emmenons pour les faire marcher, trotter, bref évoluer dans l'eau. Sur fond de Toubin, s'il vous plait.
Drôle d'idée ? Ben non, il faut profiter des occasions que nous offre mère Nature ;op
Donc, demain, nous thalassotons.
Penser aux bottes de pêcheur, voire à la combi intégrale. Marsu n'a encore jamais été en équi-thalasso, alors...
Et puis l'eau... comment dire ? Ce n'est pas exactement son élément. Et je prévois quelques réticences... Penser à lui rappeler que les batailles d'eau, c'est drôle uniquement si les forces sont équilibrées :op

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13 septembre 2006

Septembre, en attendant...

Sound of the day : september, waiting...

Fin de l'été. Cleave est revenu, la vie reprend son cours. Une nouvelle année commence... Et j'attends.

J'attends que nous partions.
J'attends que l'on me réponde.
J'attends d'avancer, un peu, beaucoup ?
J'attends que les esprits s'apaisent, que les feux s'éteignent.
J'attends un avenir que j'espère meilleur, comme doivent être tous les avenirs...
J'attends aussi les fous rires, les concours, les longues nuits et les grands jours, la nouvelle maison qui forcément sera géniale, les progrès qui nous mèneront loin loin loin...
J'attends aussi la solution miracle pour arrêter de fumer, pour descendre ma jambe droite un peu plus, pour que mes fesses deviennent intelligentes et savantes,

Cheval fait aussi sa rentrée.
Après une semaine complète d'interruption et de box pour cause de maréchal-ferrant qui tarde à venir et de seime qui menace de faire craquer la corne, il recommence à travailler.
Une séance de longe, j'en aurais pleuré.
Mais où est passée la locomotion de mon cheval ? Ce trot tout raide et étriqué, c'est quoi ?
Heureusement, il lui reste l'énergie.
Mais c'est pas mon cheval. Pas possible.
Toutes mes *réponses possibles* sont vaines. Presque vaines. L'amélioration est si minime...
Une semaine d'arrêt qui va me coûter un mois de travail. Je devrai le savoir... Et non, je ne m'y habituerai jamais.
Il va falloir tout reprendre, tout redemander, patiemment.
Bien sûr, tout va revenir plus vite et je le sais, mais j'enrage tout de même.
Mais bon.
Nakhal est en un seul morceau, en bonne santé, plein de vie. C'est l'essentiel.
Et puis c'est la rentrée, et une rentrée sans problèmes ça n'existe pas !

Alors je vais continuer à attendre...
Attendre qu'il récupère, se déraidisse, retrouve son rebond
Attendre qu'enfin nous puissions re-travailler *pour de vrai*
Attendre le prochain concours en priant pour que cette rentrée-ci se fasse sans sorties intempestives
Attendre d'avoir les réponses que j'attends...
Attendre et voir, et profiter, et voilà !


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04 septembre 2006

Supercalifragilisticexpialidocious

Countdown : fin du compte à rebours. Cleave est libre. Champagne.

Objectif du jour : apprendre à Marsu à prononcer correctement : *Supercalifragilisticexpialidocious*.
Parce que, comme dit la chanson,
"Supercalifragilisticexpialidocious,
Ce mot est un vrai calvaire pour les palais chatouilleux
Mais si vous le dites d'un trait vous devenez prodigieux
Supercalifragilisticexpialidocious".
Donc, afin d'avoir une chance d'un jour arriver à quelque chose avec ce cheval, il faut qu'il réussisse à articuler clairement et distinctement le mot magique. Autrement dit, c'est pas de la tarte.
Et en cas d'échec, reformuler l'objectif : je dois apprendre à dire Supercalifragilisticexpialidocious en langage cheval. Pas forcément plus simple.
Finalement, je vais longer. J'ai omis la dernière partie de la formation d'orthophoniste animalier et, du coup, me sens un peu dépassée par l'ampleur de la tâche.
Peut être qu'en longe, il sera plus facile à faire admettre à un anarcho-indépendantiste que Mary Poppins est une solution potentielle à son problème.

Atterrissons donc avec notre petit parapluie (pardon, chambrière) au centre du rond de longe pour constater l'étendue des dégâts (pardon, des points à travailler). Et mettons nous au travail.

Point numéro 1 : le Supercalifragilisticexpialidocious du postérieur gauche. Légère dissymétrie constatée, donc, insister sur ce postérieur. D'autant que ça se répercute (forcément) sur le travail à droite où le gauche se décale un peu, vers l'extérieur.
Donc, travail de l'incurvation, de l'engagement et du rebond.
Via des transitions inter-intra-allures, assorties de demi-arrêts pour l'équilibre, de variations de diamètre du cercle mais toujours à portée de chambrière, et de voltes de 6 ou 8 mètres-piste.
Le trot est finalement bien acceptable; Marsu s'exécute plutot volontiers, finalement.
Le travail au galop est plutot sommaire; rester stable, postérieur interne engagé sur un cercle de 10 ou 12 mètres, puis volte-piste.

Point numéro 2 : le Supercalifragilisticexpialidocious du postérieur gauche, mais à main droite. Et du postérieur droit. Aussi.
Enfer, damnation et cheminée bouchée : pas de rebond, le cheval est raide et contracté.
Dans mon éventail de réponses possibles, je choisis de :
- Faire avancer sur cercle de 12-15 mètres,
- Rétrécir et augmenter le cercle
- Insérer des transitions pas trop rapprochées (pour ne pas perdre l'équilibre)
- Et enfin, l'arme secrète : tout petit cercle, faire passer le postérieur.
Et là, c'est le miracle : le dos se décontracte, le rebond revient, les transitions passent postérieurs dessous, sans problèmes, et sans que le postérieur gauche ne sorte.
Au galop, travail des départs dans l'équilibre, du galop moyen sur le cercle, et voltes-piste.

Spoonful of sugar : l'objectif du jour semble atteint. Léger accent serbo-croate dans la prononciation du mot-du-jour de la part de Marsu, mais le lui ai probablement laissé involontairement entendre. Débute moi aussi.
Diplôme d'othophoniste animalier validé par VAE en projet.
Rangeons notre parapluie dans notre petit sac et partons ramoner quelques cheminées en fredonnant Chem Chem Cheminee.

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03 septembre 2006

La crise

Countdown : Libération de Cleave ce soir. Youpi.

Sound of the day : Zeeeeeeeeeeen avec Massive Attack


Ambiance électrique, besoin de changer d'air, explosion contenue.
Aussi bien chez Cleave que chez moi. En résumé, il faut que ça bouge. Trop peu bougé depuis 5 ans. Mon rythme habituel de migration marche par cycle de 2 ans. Me sens comme flamant rose qu'on empêcherait d'aller en Afrique.
Penser à :
> Changer d'endroit, d'environnement;
> Quitter cette fichue ville, ses maniaques de la contravention de stationnement -pervers polymorphes qui y reviennent au moins deux fois par jour-, ses bruits, ses concerts du café d'en bas avec des musiciens qui feraient bien :
- d'apprendre à jouer avant de se produire en public (1) (option intéressante pour un showman, après tout)
- de trafiquer leur horloge biologique pour ressentir un besoin irrépressible de se mettre à jouer avant 23 heures
- d'apprendre à jouer avant de se produire en public (2) ce qui inciterait moins le public à boire pour oublier ce qu'il entend et à hurler pour couvrir le vacarme jusqu'à des heures indûes (public semble ne pas réaliser quand musique s'arrête),
> Ne plus entendre Tokyo(*) miauler et jouer du tambour
> Et cet appartement trop *tout* et qui nous hérisse le poil.
Trouver petite maison dans petit village du Gard, avec petit jardin pour ébats de Yop et Arjuna, pour petits déj' et assimilés des humains dehors, et de préférence non loin de celle de soeurette (en prévision des absences de Cleave). Si proche Saint Hippo, serait pied total.

(*) Qui est Tokyo ?
Chaque village a son "idiot"; nous, on a Tokyo. Tokyo passe ses journées vautré sur le trottoir et miaule en jouant du tambour et en écoutant la radio.
Aime également faire un feu de camp sur trottoir.  Serait  sans problèms si prenait précautions minimes comme s'éloigner des voitures, par exemple. Attraction rigolote pour touristes en mal d'exotisme mais gonflante pour riverains. Si réintégrait ses pénates le soir, serait reposant pour nos oreilles et rassurant pour nos carosses.

Ambiance posée, donc.
Marsu plongé dans cette ambiance, que fait-il ?
Marsu rétive un peu. Mais c'est ma faute. Ne dois pas être aussi patiente que d'habitude.
Alors, il est très inégal dans son travail. Passe du très bon à l'excessivement mauvais.

Le très bon : somptueux quand décide de donner.
- Retour d'un vrai rebond quand travail des transitions dans l'épaule en dedans et des variations intra allure.
- Vraie décontraction quand vraie concentration. Joli travail de deux pistes.

Le très mauvais : retour de l'anarcho-indépendantiste qui refuse tout en bloc. Méthode de résistance passive très au point.
- Rétive à la jambe, se fâche, refuse le mouvement en avant. Déblocage par stick on the ass, mais méthode moyennement satisfaisante car entraîne retour de contraction. Ceci dit il faut bien en passer par là. Cornélien.
- Se braque et manifeste crise d'amnésie (cure accélérée de "la jambe et ses actions pour les nuls", "Traité d'anatomie pour chevaux distraits : emploi des postérieurs et locomotion" serait bonne idée). Joue sur l'usure et la résistance de fond (attitude anarcho-indépendantisto-résistancepassivo-snobinard). Se résout entre autres avant explosion du cavalier par séparation de corps et  thérapie mnésique à la longe.

Nous sommes bien trouvés, finalement, lui et moi. Retire tout ce que j'ai dit sur *tel maître tel animal*. Quoique, émets réserve sur Arjuna. Mais minimes.

Bref. Période ni noire ni blanche, à gérer selon les jours.
Si le monsieur-qui-pose-des-fers-aux-chevaux voulait bien se dépécher de venir, ça me simplifierait la vie (un postérieur gauche en bon état de marche, c'est tout de même utile); si les dents de Marsu voulaient avoir l'obligeance de stopper leur pousse le temps que le dentiste arrive, ce serait bien aussi.

Et si un gentil manitou géant voulait bien nous faire tomber tout droit du ciel une solution à nos soucis de logement et nous mettre au chaud pour l'hiver, ce serait le nirvana. Veux bien m'installer dans garçonnière de Marsu, mais doute que Cleave le veuille :op
En attendant, penser à respirer et pratiquer exercices de sophrologie relaxante. Envisager stage de Yoga serait bonne idée.
Penser aussi à faire phrases structurées :-p

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30 août 2006

Des fers, des dents et de la décontraction

Countdown : J-5 avant libération de Cleave

Son du jour :
- Parce que ça me rappelle quand je lisais The Vampire Lestat sur Bélia, péniche amarrée au Port de l'Arsenal, et que dehors, tout était recouvert de neige et de glace
-Parce que je voudrai faire quelque chose à cheval dessus (même si ce n'est pas tout à fait un choix idéal, j'en conviens)
- Parce que Portishead et la voix de Beth Gibbons, je suis fan de la première heure. Raison suffisante !


Mes obligations de chauffeur de maître ne me permettant pas de disposer de mon après-midi, et ayant laissé un jour off à Cheval hier, je me dirige donc vers l'écurie au saut du lit.
L'écurie est déserte, le mistral souffle. Qu'importe, j'aurai le manège pour moi toute seule.
Cheval est au box. Air très grognon, en colère, mais en même temps essaie de contenir sa mauvaise humeur. Il est rigolo à regarder : comme s'il se demandait si, s'il en faisait trop, je n'allais pas changer d'avis et le laisser au box.

Marsu, c'est un paradoxe. Un *faux-froid*. Et un faux dur aussi. En réalité, Marsu est très snob ;-p
Il couche les oreilles et se détourne d'un air fort détaché lorsqu'on s'approche, et dans l'instant il se ravise et vient demander (une caresse, une gratouille, cent euros et un mars...), puis semble se *re-raviser* et recommence ses simagrées de snobinard indifférent, pour mieux revenir... Jusqu'à ce qu'il s'abandonne -enfin- aux retrouvailles.
Il parait qu'à sa naissance, il était déjà comme ça et regardait les gens de haut et de l'air de dire "Mais t'es qui, toi ? Et tu fais quoi, chez moi ?"
Il me fait rire, quoi.

Mais revenons à nos chevaux.
Marsu est donc Mini Terreur au pansage.
Il alterne le :
- Si tu me brosses le ventre, je te bouffe (en se mordant l'épaule)
- Si tu continues à me brosser la queue, je te latte (en levant le postérieur)
- Si t'oses passer devant moi, je te scalpe (en ouvrant un four qui frôle mes cheveux)
- Si t'insistes, je m'énerve (en tapant fort de l'antérieur)

La séance va être musclée. Me prépare à duel mano-a-mano sur Toubin contre Mini Terreur.
Abandonne même l'idée de la rituelle flexion de mâchoire pré-montoir. Pourrait gagner, l'animal; serait mauvais point pour ma pomme.
Puis me planque derrière théorie d'Orgeix pour ne pas risquer de me planter si demande cette cession de machoire dès que je suis en selle. Ce que pourtant Coach m'intime de faire avec énergumène tel que Marsu.
D'orgeix donc dit qu'à la sortie du box mieux vaut marcher un peu sans toucher le cheval aux jambes car il n'y est alors pas très réactif et qu'il vaut mieux user alors du stick pour la mise en avant. Me voilà donc rênes longues, sur la piste, et on avance, garçon !

OK, ça avance; mais dès que je remonte sur mes rênes...
Marsu est très contracté aujourd'hui. Ce sera un peu le souci.
Le trébuchement est de pire en pire, vivement que le maréchal passe !
On en est à plus de 8 semaines, un clou branle dans un fer antérieur; derrière, ça grince à n'en plus finir (ça ne grincerait pas plus si j'étais suivie par 40 canards). En résumé, ce n'est pas que je veuille à tout prix dépenser 75 euros, mais là, ça urge !

La séance, en fait de duel sur le Toubin, s'apparente plus à une thérapie pour cheval contracté. 
*Chevaux Contractés Anonymes*, réunion du mercredi.
"Bonjour, je m'appelle Marsu, et je suis contracté. Et j'ai pas l'intention de faire ce qu'elle me dit, là haut."
"Bonjour, Marsu !" (Toute l'assistance, en choeur)
"Donc voilà. Chaque fois qu'elle me demande de me relâcher, c'est plus fort que moi. Je peux pas. Faut que je décide quand, elle a rien à dire là dessus."
Elle n'a peut être rien à dire, ça ne l'empêche pas de s'exprimer, Marsu. La preuve !
On alterne entre bonne attitude, *auto-portance* et contractions. C'est souvent comme ça, le lendemain du jour de repos.
Nous retravaillons les exercices du dernier cours. Le départ au galop est toujours aussi mauvais; un seul vaut la peine. A force de relâchement, j'ai dû oublier d'électriser mes fesses :-p
Mais bon. Je dois être pour beaucoup dans la médiocrité de la chose. Penser à me reposer, peut être !
Penser également à prendre des vacances.
Et puis penser à revoir les exigences. Quand on passe des caps, on se met à penser plus vite que l'on ne peut faire, et tout se décale. Alors, on est déçu.
L'exemple bête : une transition simple, trot-pas par exemple. Plus on travaille, plus on avance, et plus on voudrait que la chose soit *parfaite*. Alors on ne se contente plus de ce qu'on a. Et on voudrait plus (de jarret, d'assoiement, de dos qui monte, d'euros et de snickers ...).  On en oublie qu'on a déjà bien plus qu'un mois auparavant...
Penser à re-la-ti-vi-ser !

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28 août 2006

Another day with Marsu

Countdown : J-7 avant la libération de Cleave (et par là même avant la fin de mon CDD de chauffeur de maître)

Sound for today : Radiohead. Again and again. I might be wrong, but...

Lundi, donc jour de cours. Enfin à l'heure des vacances. Dès la semaine prochaine et pour une durée probablement courte, rentrée oblige, nous passerons au samedi. Passionnant, n'est-ce pas ?

Les surdents de Marsu sont ma préoccupation du moment. Il ne se sert pas de ses molaires, alors à moi de gérer, maintenant, en attendant la venue du dentiste. Et en plus des surdents, la ferrure : c'est long, long, long comme un été sans Cleave, et la bête trébuche souvent du postérieur gauche.
Marabout, si tu peux convaincre Monsieur F. le plus grand des Maréchaux de venir rapidement, ça m'arrangerait !

Bref. Conditions extrêmes pour cheval extrême... Extrêmement endormi, oui ! Ce qui, somme toute, m'arrange. Je préfère que Mini-Terreur s'absente quelques temps et laisse place à Chouchoudlamour.

Le travail du jour : obtenir la décontraction malgré les contretemps. Avoir un cheval relâché, qui se porte, et travail de deux pistes.
Assouplissements, changements d'incurvation rapprochés (serpentines de 4 et 5 boucles, petits huit de chiffre), volte-épaule en dedans et cessions sur la diagonale au pas et au trot. Soigner les coins, penser à l'équilibre.
Retour aux bases ? Oui, mais à des bases qui ouvrent toutes les portes une fois qu'elles sont réellement ascuises. D'où la nécessité d'y revenir souvent.
Au galop, nous retravaillons notre carré, mais à gauche cette fois (le côté qui pêche).
Post it : retravailler les départs. Mes fesses ont manifestement perdu toute leur électricité, ou bien c'est la batteire de Marsu qui est déchargée. Le résultat, c'est que le départ est moche.
C'est peut être dû au syndrome Chouchoudlamour.
J'ai l'impression que ça n'avance pas.
Coach, elle, répète : "Pas plus vite ! Pas plus vite ! Pense à l'amplitude !"
N'empêche, me sens frustrée.
Préfèrer un cheval décontracté qui se porte et donne son dos avec l'impression que ça n'avance pas ? Ou préférer une impression de *cheval qui avance* mais pas en décontraction ?
La solution, c'est probablement *cheval qui se porte tout en décontraction* et remettre progressivement les gaz*.
Et puis Marsu n'a pas eu de vacances. Il est peut être un peu fatigué aussi.
Penser à lui changer les idées avant que le pois sauteur mexicain anarcho-indépendantiste qui habite dans sa tête ne décide de faire la révolution.

Au final, ceci dit, bilan plutot positif. Justement parce que cheval décontracté, qui se porte, et *fait* sans résistances.
Je soupçonne également coach d'être un peu fatiguée elle aussi :-)
Et moi, je n'en parle même pas ! Suis comme cheval, ai besoin de vacances sur île paradisiaque avec homme sexy.

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23 août 2006

De l'auto-tamponneuse en milieu équin

Countdown : J-12 avant la libération de Cleave

Son du jour : une envie de Californie, donc de Red Hot, et de fraîcheur, donc sous un pont.
Penser à m'installer en Californie, un jour. Ou en Louisiane. Ou en Australie.


La chaleur est revenue, le soleil tape à nouveau.
Les cigales tentent une ultime percée avant la fin de l'été.
Arjuna a décidé d'occuper un nouveau territoire, à savoir mon bureau (la plaque de verre, ça doit rafraîchir son petit bidon de chat-tout-en-poils).
C'est plutôt agréable, d'ailleurs, d'écrire avec une minette qui vous regarde comme si vous étiez le Dieu créateur de tout sur cette terre. Flatterie de chat, certes, mais tout est bon à prendre.
Yop-Yop a retrouvé sa place de *chien-coupeur-d'air-devant-le-ventilo*
Cleave sieste alternativement sur le futon, sur le lit, devant son bureau, en râlant lors de ses déplacements. Tout est normal.

Ambiance de maison du Sud sous la chaleur.
Manque grand jardin et piscine. Chat unique largement suffisant finalement.
Homme riche et sexy et qui ne râle pas serait bonne idée, penser à :
- désenvouter Cleave pour le dérâliser
- le faire gagner à l'Euromillions (Wanted : marabout connaissant les numéros gagnants)
- ou : trouver marabout pour qu'il soit disque de platine

A l'écurie, Marsu n'échappe pas à la règle du jour.
Tranquillement installé à l'ombre, le nez dans son abreuvoir, il somnole. Et boit en même temps.
Ce cheval me surprendra toujours.
On le pose (ou il se pose) quelque part, même n'importe comment : il reste dans la position dans laquelle il s'est (on l'a) mis, même si elle n'a rien de catholique. Les jours de flemme, s'entend. Il est parfaitement capable de bouger tout seul, je vous assure !

Donc, préparation du cheval, avec un interlude Tarte aux Fraises extrêmement bienvenu avant d'aller travailler.
Petit cheval endormi. Direction le manège, où se trouvent déjà deux autres chevaux.
Effet électrochoc sur Mini-Terreur qui se réveille en sursaut. Impossible de le concentrer ni de le décontracter.
Au bout d'un quart d'heure d'efforts sans résultats, direction la carrière.
A deux dans une 40 x 60, ça devrait aller.
Valable uniquement avec des chevaux normaux. Ne jamais préjuger des capacités des Marsus.
Si j'arrive à avoir un cheval décontracté, qui prend du rebond, en revanche j'ai du mal à ne pas rentrer dans Ilhouat.
Il aurait peut être fallu, ceci dit, que
- nous galopions à la même main
- qu'il n'y ait pas de barres, chandeliers, bidets et autres accessoires fashion qui invitent au parcours (Ilhouat), incitent à galoper partout et surtout limitent les possibilités de repli sur un cercle ou autre ogive patatoïde
- et que les chevaux acceptent de faire ce qu'on leur demande au moment où on le leur demande.
Sinon, ça donne une situation du type :
"Tu vas où ?"
"Sur la croix !"
"OK je prends la piste !"
Sauf qu'Ilhouat décide que finalement, Vanessa là haut est bien mignonne, mais non, il préfère la piste. Seulement, sur la piste, il y a moi qui arrive au galop face à lui... Le temps d'un droite-gauche-arrêt d'urgence, et on repart.
On avait pourtant dit dé-con-trac-tion ;op

Nos chevaux donc avaient probablement envie d'un tour en autos-tamponneuses.
Penser à les emmener plus souvent à la fête votive du village.
Penser aussi que présence d'accessoires fashion dans la carrière équivaut à beaucoup de cavaliers.
Ne pas se fier aux apparences, donc :-)
Et continuer incantations pour que nous soyons prêts pour les JO 2010.

Posté par mybridgetdiary à 10:13 PM - Marsu's Diary - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 août 2006

Chouchoudlamour

Countdown : J-14 avant la libération de Cleave.

Sound for today : période Grunge. Chris Cornell, mmmmmmmmmmmmmm...
(Ne dormira jamais dans la baignoire. Est lui aussi un Chouchoudlamour.)
(Suis dans période beaux garçons également. Beaux, intelligents, sexy ne pas s'abstenir.)

plaque

Sur le box de Marsu, il y a une plaque avec son nom.
Et cette petit plaque est presque en forme de coeur.
Complètement par hasard, mais juste assez pour me rappeler que sous Mini-Terreur se cache un grand Chouchoudlamour.

Chouchoudlamour est donc de retour.
Aujourd'hui, on aurait presque pu se croire dans la Petite Maison dans la Prairie. Tout le monde est gentil, tout le monde s'aime (enfin, excepté le Gnome et la Patate à roulettes), les bons sentiments pullulent, ça en deviendrait presque barbapapa-esque... Et Marsu est calin, gentil, Chouchoudlamour en somme.

Cours, donc. Dans le manège, en compagnie de la Patate à roulettes et de Joli Pur.
Coach est de fort bon poil, tant mieux !
Chouchoudlamour, lui, descend, s'arrondit, marche, trotte gentiment, toujours bas et rond... Même la Patate à roulettes ne nous coupe pas la route.
Un avion de Palombie a dû dégazer sa réserve de machin-qui-fait-rire au dessus de l'écurie. Je ne vois pas d'autre possibilité. Mais qu'importe la raison, je profite !

Avons donc détendu en serpentine et huit de chiffre avec ED sur la diagonale au pas et au trot. Changements d'incurvation bas et rond. Chouchoudlamour se prête au jeu avec un bonne volonté déconcertante ;op
(que celui qui met des Extasy dans l'orge de Marsu continue. Me plait bien comme ça).

Mais l'essentiel du travail d'aujourd'hui, c'est le carré au galop. Et bien ça n'a rien d'évident.
Tracer un carré, à vue de nez, ça parait relativement simple. Détrompons-nous, mes frères et mes soeurs. C'est super compliqué. Et d'autant plus avec l'oeil aiguisé de coach à qui pas un sabot n'échappe !

Le post-it du jour :
- Epaule en avant sur les côtés du carré
- Equilibrer avant d'entrer dans le *coin* (qui en réalité est un genre de doubler)
- Le *coin*, entrée (avant de tourner, donc) : jambe interne, toujours épaule en avant
- le *coin*, sortie (juste pendant et après avoir tourné) : jambe externe. Sinon épaules du cheval pas se remettre là où il faut.
- Et re-épaule en avant.
Le tout au galop, bien sûr. Le but : l'asseoir, le Chouchoudlamour !
Et heureusement, d'ailleurs, qu'aujourd'hui j'ai affaire à Chouchoudlamour et non à Mini-Terreur. Aurais été bien embêtée, dans cas contraire.

Premier passage : léger différend sur la direction à suivre. Je suis au galop à droite et suggère donc à Chouchoudlamour de tourner à droite.  Mais au fond du manège se trouve la Patate à roulettes, en chaleur, et Chouchoudlamour irait tout de même bien lui conter fleurette, un petit peu. 
Les autres passages seront plus ou moins réussis, mais on termine sur du beau.
Suis fière de moi et de Chouchoudlamour. Partons faire tour des vignes pour fêter ça.

Ai pour aujourd'hui abandonné l'idée de grande maison peuplée de chats. Mais conserve l'idée de l'homme sexy :op

Posté par mybridgetdiary à 08:53 PM - Marsu's Diary - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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