02 août 2006
Abstinence et Conséquences
Sound for today : PJ Harvey, à cause du "Little fish, big fish"... Un peu de fraîcheur des profondeurs
Aujourd'hui, il ne fait pas trop chaud. Tant mieux ! Le programme est bien rempli.
10h30 : A cheval sur un gris, mais qui n'est pas Marsu.
Après un an et demi d'abstinence, je craque et me voilà de retour sur les barres :o)
Et infidèle à mon grisou, pour l'occasion.
Pour cette reprise, censée être "tranquille", j'ai droit à une jolie ligne saut de puce - une foulée - vertical - deux foulées - vertical - deux foulées - oxer.
Après un an et demi à enfoncer mes fesses dans la selle, le transfert de poids vers le bas de jambes est un peu difficile ! J'ai l'impression d'être complètement à côté de la plaque. Le hasard semble faire bien les choses, personne ne s'en est aperçu ;o)
Les sensations de frappe, train, etc. vont être un peu plus compliquées à retrouver, je pense. Mais les instances supérieures me donnent "3 ou 4 séances" pour retrouver mon niveau... Wait and See !
En attendant, je me fais plaisir. En pensant à Sally swift et à l'image du ski sur bosses, qui fonctionne super, mais alors super bien ! Pas pour rien si je l'ai ressortie au long de l'année aux cavaliers ;op
Contente, et je remets ça vendredi.
Fin d'après midi, après un moment qui aurait dû être consacré à travailler, mais qui finalement s'est génialement transmuté en papottes, départ pour l'écurie.
Récupération du Marsu, préparation de la bête dans son boxe, bien à l'abri des regards du gnome que j'entends vociférer dans le box voisin. J'attends qu'il soit parti pour m'aventurer vers la cour et finir mes préparatifs. Aucune, mais aucune envie de provoquer énervement ou urticaire ;op
Direction le manège, où je retrouve deux autres chevaux dont le voisin et grand copain de Marsu, un très chouette Almé dont la proprio est dresseuse jusqu'à la moelle.
Marsu au pas n'est pas si mal. Je décide de commencer par étirer, puis enclencher le moteur et remonter un peu en insistant sur la cession (de nuque/de machoire), et ensuite varier l'attitude.
Tout ceci me prend un petit quart d'heure. Et le résultat, s'il n'est pas transcendant, vaut tout de même la peine.
Si tout le monde respectait les priorités, ce serait même un peu le nirvana.
Passons au trot... L'esrit de la Girafe fait une offensive.
Je mets ça sur le compte de la patate à roulettes. Et de toutes façons, aujourd'hui, je suis un chamallow. Un chamallow ferme certes, mais pas colère. Alors j'insiste, j'insiste, sans en démordre. Le résultat est assez moyen, le cheval s'ouvre un peu, mais il propulse. Et c'est l'essentiel.
Galop à droite : rien à dire. Marsu est de plus en plus à l'aise, de plus en plus rond, et moi aussi, du coup (enfin, pour ma propre rondeur...;op).
Nous enchaînons cercles de 15, puis de 12 et 10 en alternance, et cessions à la jambe. Marsu répond tellement bien que je pourra traverser le manège sur la grande diagonale... Il est mûr pour appuyer au galop, dirait-on !
Emportée par mon élan, je travaille le galop moyen sur la longueur. Waouh !
Il faut juste que je trouve le moyen de doser mon "revenir".
Coach m'a appris à allonger le galop avec les fesses, bien sûr, mais aussi en passant Marsu sur ma jambe interne, et reprendre avec le dos, bien sûr, en passant le cheval sur la jambe externe. Mon souci, c'est que je dose mal aujourd'hui, et que Marsu revient un petit peu trop et repasse au trot sur une foulée.
Un point supplémentaire à travailler !
Le travail au pas et au trot (cessions, voltes, épaules) est bien meilleur.
Refaire ensuite à gauche ce qu'on à fait à droite, au galop, puis stretching tête en bas et dos étiré, conclut ma séance.
Marsu, ramené à l'attache, a droit à ses bonbons.
Et devinez à quoi, moi, j'ai droit...Impensable, les gnomes n'ont décidément pas de figure !
Gnome et gnominieuse passent, et... Gnome s'arrête pour me poser très aimablement une question, papoter...
Mais j'hallucine, il va neiger, y a une comète qui se dirige vers la Terre et je ne suis pas au courant !
Il a dû se dire, lors de notre rencontre dans les vignes où j'avais osé le rembarrer (et, post rencontre, je l'avais -mais passé pudiquement sous silence sur ce blog- traité de C***ard, que finalement, il valait peut être mieux faire ami-ami.
Allez savoir.
En tous cas, ce soir, je m'attends à tout !
Si Yop vient me voir et me demander une cigarette d'une grosse voix, ça ne me surprendra pas !
01 août 2006
Marsu's karma, part Two.
Sound for today : Muse, parce qu'un lapin m'en a donné l'envie
Je me souviens d'un dîner chez une amie (MCH pour ne pas la citer) où était présente une co-listière de mailing-list cheval.
Cette fille, que je nommerai C., se dit kinésiologue et sait voir les karmas.
C'est ainsi que l'un a appris qu'il avait un karma successivement vert, puis argent. Ce qui, manifestement, est très bien.
Le mien passait de l'or au rouge. Et tirait sur le violet.
Et à la tête de la dame, c'était plutôt mauvais signe. Avec un petit parfum de recrutement gourouesque, sur l'air de "Passe à mon cabinet, et je t'en dirai plus..."
(et pourtant, ce sont les couleurs de Gryffondor, alors que vert et argent, c'est Serpentard... La dame serait elle une Mangemort ? ;-) )
Je me souviens avoir bien ri ce jour là ;op
Marsu a dû être *réparti* dans le clan des karmas or et rouge tirant sur le violet, parce qu'aujourd'hui... Le Mage Noir des garrigues, le scroutt à pétard des Cabanelles, le Vous-Savez-Qui de l'écurie du haut, le Malfoy de la douche en faïence bleue, il était là et bien là.
S'il avait au moins eu la décence de se transformer en Voldemort au physique Raplh-Fiennesseque, alors là, j'aurai applaudi des deux mains. J'en aurai même redemandé. Mais peanuts.
J'ai longtemps hésité entre longe et monte, ce soir. Pour me décider finalement pour une monte.
Encore une erreur !
Cheval contracté, furieux, insoumis. Rien à en tirer.
Et la vieille magie, celle des épaules en dedans, voltes et étrirements, totalement impuissante.
J'essaie donc un peu de magie noire : j'enroule pour faire céder, sur voltes, épaules, puis j'intercale une petie magie blanche, et je reprends la noire...
Magie noire pas marcher non plus.
Marsu s'essaie au transplanage : aller le plus vite possible d'un point du manège à un autre. Et il est fort doué.
Il n'y a qu'au galop où nous arrivons à faire de jolies choses.
Ouf, me dis-je, pensant que le Machin est enfin détendu.
Et bien non.
Le Machin imagine, au contraire, de lancer des sorts impardonnables en utilisant ses postérieurs quand un cheval approche.
Là, je jette l'éponge. Pied à terre, direction l'attache. Marsu a l'air ravi !
Et non, Voldemort, c'est pas fini. Je vais te balancer un Avada Kedavra de la mort qui tue.
On déselle, remplacement de la selle par le surfaix, et direction le rond de longe. Ajustement des rênes fixes, et en avant.
Nous y sommes restés une vingtaine de minutes. Et en sommes ressortis... contents !
Marsu enfin décontracté, bien dans ses allures, aux ordres.
J'aurai dû suivre ma première intuition et me souvenir du karma rouge et or, et de la tête de la *prophétesse* ;op
29 juillet 2006
Bemarsupied, part Three
Son du jour : parce qu'à force de l'écouter sur Nova, ça a fini par me trotter dans la tête :-)
Vous remarquerez peut être que j'utilise ce titre quand je suis particulièrement contente de mon Marsu du jour :op
Venons en donc aux faits.
Aujourd'hui, j'aime Marsu (et ses jolies fesses, mais là, rien de nouveau), mais (et là, grande première !) je m'aime, un petit peu.
Et oui, le cavalier sans le cheval n'a pas l'air bien malin, à touner dans un manège; mais le cheval sans cavalier, lui, n'ira pas du tout dans le même manège. Ni fou, ni maso ;op
Que s'est-il donc passé pour qu'aujourd'hui soit une bonne séance *cavalière* ?
- Un orage géant cette nuit, et hop, atmosphère un peu moins caniculaire.
- Une sieste involontaire mais manifestement réparatrice
- Le manège pour moi toute seule ! Et ça, c'est la fête ;-)
Et moi, aujourd'hui, je me sens mieux. De plus en plus assise dans ma selle (difficile à décrire comme sensation; en ce moment j'ai réellement l'impression de m'enfoncer sans peser *dans* le cheval), de plus en plus redressée et décontractée dans mon dos, de plus en plus performante en danse du ventre (ah, la danse des 7 voiles sur un pur arabe...) plus liante dans mes mains (donc dans mes épaules, mes bras, mes poignets), dans mon assiette... La sensation du centaure, en somme !
Bon, il me reste tout de même un souci : ma jambe droite bégaie un peu. Je vais appeler un orthophoniste de la jambe droite, et avec un peu de travail, ça devrait s'améliorer (enfin, j'espère !)
Et par conséquent, aujourd'hui, Marsu est sublime, somptueux, rebondissant... J'en fais trop ? Bon, j'admets, mais ça fait tellement de bien ;-)
C'est tout simple, en fait l'équitation. Cavalier en place et décontracté, mais néanmoins tonique, et le tour est joué. Petit cheval vient s'arrondir, se plier, se tendre, donne... Le rêve !
Nous sommes loin encore du but (et à cheval, le but recule à mesure qu'on s'en approche, c'est ça qui est addictif et passionnant), mais mon tout petit pas de nain (Joyeux, car les nains sont heureux ;op ), c'est ma grande satisfaction du jour !
27 juillet 2006
De la migration estivale du Marshmallow
Son du jour : pour moi et moi et moi ;-) (c'est vrai, quoi; on m'a appelée Samantha Stevens toute mon adolescence, alors... ;op)
Le Marshmallow migre, l'été. Il va, il vient, selon ses envies. Le problème, c'est que ses déplacements, certainement codifiés à l'extrême, restent fort ésotériques pour le petit humain. Qui, par conséquent, a du mal et à les anticiper, et à les suivre. Sa seule issue : les provoquer, et par dessus tout provoquer la station prolongée du Marshmallow.
Mais le Marshmallow, qu'est-ce que c'est, au fait ?
Le Marshmallow, dit aussi Guimauve ou Chamallow, c'est l'état de grâce du cheval décontracté, souple, agréable et liant, mais pas mou (ça, non !). Un petit Graal, en quelque sorte.
Il y a quelques jours que le Marshmallow a déserté les Cabanelles, et plus particulièrement l'antre de Marsu. Tensions, raideurs, contractions, désaccords... Malgré les massages, assouplissements et autres ruses, rien à faire. Un semblant de Marshmallow, certes; mais le vrai, point.
Et aujourd'hui...
Test du passage de doigt appuyé sur le dos : rien. La ligne du dessus est souple. Quelques réactions au milieu des côtes, mais Marsu est chatouilleux : rien d'alarmant. Petit massage tout de même : pourquoi priver Marsu d'un petit plaisir qui ne pourra lui être que bénéfique ?
En selle, au pas rênes longues : souple, bas, délié presque... Le Marshmallow serait-il de retour ? Pour le savoir... Remontons sur les rênes, quelques cercles puis voltes aux deux mains.
Puis test suprême : le premier trot. Et ça se confirme : l'esprit de Sophie la Girafe est parti, vraiment. Cheval bas, souple, calme.
Le Marshmallow est de retour !
Pour célébrer l'évènement, quelques épaules en dedans et voltes, quelques variations dans l'allure en faisant très attention à l'équilibre. Et la rêne externe peut enfin jouer vraiment son rôle "enrobant" autour du cheval qui s'arrondit dessus. Contente je suis ;-)
Testons le galop ?
Premier départ : à Cuges ! Et le cheval, certes fort décontracté, n'avance pas. La sensation, sur Marsu, est horrible; on a vraiment l'impression d'avoir perdu une roue. Deux coups de stick plus tard nous voilà installés dans un joli galop. Quelques cercles de 15, puis voltes de 10, quelques contre changements de main en X, puis au delà de X.. Tout passe ;-) Et aux deux mains, s'il vous plaît !
Et enfin, pour conclure, quelques cessions, au pas et au trot. Pas mal du tout ! Je dois juste rester vigilante et surveiller l'épaule gauche de Marsu dans la cession à la jambe droite; si je l'oublie... C'est du jeté sur épaule niveau olympique ;op
Et enfin, tour de séchage rituel dans le vignes.
Un gros lièvre surgit d'on ne sait où et passe sous le nez du marsu. Le Marshmallow est vraiment là : Marsu le suit du bout des naseaux (et en profite pour s'offrir une séance de culturisme auriculaire, il est très fort, mon petit cheval !), sans plus. Je suis un peu abasourdie, lui qui saute en l'air sous le moindre (fallacieux, souvent !) prétexte.
Reste à savoir si le Marshmallow sera toujours là, demain... Dis, Marshmallow, tu restes, hein ?
26 juillet 2006
De l'exorcisme appliqué aux girafes
Mood of the day : Portishead.
Parce que malgré l'été, malgré le soleil, un beau Poulain est en train de lutter et de s'accrocher à une étincelle de vie. Et qu'il ne mérite pas de partir si tôt. Alors, vous qui passez par ici, allumez une petite flamme pour que la sienne continue à briller.
Après la séance catastrophe d'hier, j'hésite à longer.
Il fait chaud, très chaud, trop chaud !
Récupération de la bête dans son pré. Il a de l'ombre mais s'entête à déguster des chardons en plein cagnard. Bizarre, ce cheval...
Douche intégrale en raison de la chaleur, habillage, en selle. Direction le manège où Prof donne un cours, puis un autre... Je sais que je ne pourrai jamais m'énerver ou déborder, comme ça ! Deux précautions valent mieux qu'une...
Mais non, Marsu est bien luné. Il n'y a plus cette tension, probablement dûe à l'orage. Et la cavalière qui travaille avec Prof est très sympa, sa jument adorable, et là j'ai envie de faire des efforts (pas comme avec Cavaliericus Aveuglex Toubinicis var. Jelly !). Ni crapaud, ni oiseau en vue : horizon dégagé, les dieux sont avec nous ;o)
Marsu est un peu raide au début; mais quelques assouplissements plus tard, son pas est honnête. Pas fantastique, j'ai connu mieux; mais pas si mal.
Je passe assez rapidement au trot, pour dénouer le pas. Au trot, l'esprit de Sophie la Girafe prend possession du Marsu un cours instant (un exorciste, vite !). Heureusement que Coach est là pour m'épauler dans mes incantations d'exorcisme : quelques mantras ("Sophie, sors de ce corps ! Sophie, sors de ce corps !"), hanches en dehors sur le cercle et station assise du popotin cavalier plus tard, tout rentre dans l'ordre.
Pour ne pas gêner la cavalière en plein cours, je fais simple mais tente efficace : cercles, épaules, huit, variation d'allure sur les grands côtés... "Plus doucement !" conseille coach. Aussitôt dit, aussitôt fait. C'est magique : dès qu'elle ouvre la bouche, ça marche. Je dois faire des choses inconsciemment, je ne vois pas d'autres solution ! Elle dit "plus doucement", sans autre spécification, et hop, sans que j'aie l'impression de faire quoique ce soit, Marsu s'arrondit encore plus, rebondit mieux... Ma coach, c'est Albus Dumbledore !
Bref.
Le cours s'achève, et moi, je me retrouve enfin seule (enfin, avec Marsu).
Il est temps pour nous de galoper. Et bien le galop est bien meilleur, et Sophie ne nous ennuie plus avec ses possessions intermittentes. Mais là, un mantra suffit. Volte, contre changement de main, on dépasse la ligne du milieu, plus loin encore... Mais pas jusqu'à la serpentine, je sens que si le galop s'est amélioré, l'équilibre pour aujourd'hui me permettra certes de passer cette serpentine, mais pas dans de bonnes conditions d'équilibre. Tant pis, on y reviendra un autre jour !
Repassons au pas; cessionnons, Marsu. Traversons le manège sur la grande diagonale.
Au pas, au trot... Mais c'est bien ! Sophie fait quelques nouvelles tentatives de possession, mais là, Marsu la chasse de lui même. C'est loin d'être parfait, mais ça me va.
J'en profite pour retravailler un peu le trot : bien m'en a pris, c'est mieux !
Nous finissons par notre petit tour rituel dans les vignes, où à défaut de girafe ou de crapaud, nous croisons un serpent qui se faufile devant Marsu : arghhhhh de la cavalière, bond du cheval... Sintia, dans la même situation, en avait tué un d'un coup d'antérieur. Marsu, lui, se contente d'adopter une attitude "Courage, fuyons !"
Nous rentrons donc le coeur battant... mais la décontraction de Petit Cheval, une fois pied à terre et débarassé de ses atours, est réelle. Et ça, c'est THE but ultime !
25 juillet 2006
De la chaleur et de ses effets
Ambiance du jour : 38° à l'ombre, nuages noirs qui s'amoncellent sur le Causse, éclairs qui déchirent le ciel au loin... Tension presque palpable.
Première action en arrivant à l'écurie : faire comme d'habitude courir Yop. Et bien non, aujourd'hui Yop préfère jouer à son jeu favori : la cueillette des pommes de pin sur l'arbre. Et oui, j'ai un chien un peu spécial, qui saute pour attraper les pommes de pin directement sur les pins. Bon,il déguste aussi les mûres directement sur leurs ronces, tout est normal ;-)
Bref, nous passons un petit moment, Yop et moi, à sauter sur les pommes de pin. Surtout lui, en fait. Moi, je m'endors à moitié étalée dans l'herbe, à l'ombre.
Retour à la voiture : Super Chienchien (dont je tairai le nom, pudiquement, mais qui appartient, pour ceux qui suivent, à la femme du gnome ignominieux) a jugé bon de déposer deux oiseaux morts devant ma portière. Chien qui fait du vaudou et n'a pas eu le temps d'aller acheter un poulet ? Quoiqu'il en soit, sa propriétaire vient gentiment enlever les bestioles.
Puis, récupérage du Marsu.
Préparation, massage (il a encore pas mal de contractions, qui disparaissent après Tendilax), et direction le manège.
A peine en selle, je sens qu'aujourd'hui ne sera pas un bon jour. Sensation vite confirmée : le cheval n'est pas avec moi, fait la sourde oreille, ignore mes jambes, ma voix, bref... fait tranquillement sa vie comme si je n'étais pas là, et ne se rend à la raison que si je hausse le ton.
Je déteste ce genre de jours...
D'habitude, je gère calmement. Mais aujourd'hui, chaleur aidant, évènements des jours derniers, soucis du moment... je m'énerve. J'ai honte, mais je m'énerve.
J'ai beau savoir pertinemment que c'est la dernière des choses à faire... j'aurais mieux fait de rester allongée dans l'herbe !
Mais bon, je l'ai fait, mea culpa. Je me hais quand je suis comme ça... Alors j'arrête tout, je respire un grand coup, on marche un peu, et on repart.
Dehors, ça se déchaîne : tonnerre, éclairs, mais pas une goutte d'eau.
Marsu et moi sommes un peu survoltés, dirait-on.
Je fais simple, du coup. Simple, mais il faut que ce soit bien.
Au pas, volte dans le coin puis cessions sur la grande diagonale, re-volte, puis allongement du pas.
Au trot, volte, avancer fort sur le grand côté, reprendre sur une volte. Cercle en A ou C cheval étiré, bas, puis on remonte, épaule sur une dizaine de mètres à l'entrée du grand côté et changement de main au trot moyen.
Finalement, j'arrive à me décontracter, et par conséquent à décontracter aussi le cheval.
Nous finissons par un tour dans les vignes.
Marsu saute en l'air à chaque coup de tonnerre... Mais je le laisse se débrouiller, rênes longues. Il manque tomber une fois : s'il faisait attention au chemin, au lieu de regarder partout ! Nous parvenons à rentrer dans un came relatif, mais calme, tout de même ;-) Et j'agrippe coach pour lui demander un cours, "avant de devenir chèvre" (une chèvre en Cévennes, tout va bien ;op).
Bilan : séance très moyenne.
Cavalière du Marsu, vous me copierez 500 fois "Je ne dois pas m'énerver, je ne dois pas m'énerver, je ne dois pas m'énerver, je ne dois pas m'énerver, je ne dois pas m'énerver, je ne dois pas m'énerver, je ne dois pas m'énerver, ... la girafe s'appelle Sophie, la girafe s'appelle Sophie, la girafe s'appelle Sophie, la girafe s'appelle Sophie, ... " Euh non, là, je m'égare ;o)
24 juillet 2006
De l'auto-flagellation chez le cavalier
Son du jour : j'ai choisi une oeuvre dont la débilité n'égale que le génie et le succès.
Je vous laisse juges ;-)
Hier, donc, avec Meriem, nous avons décidé de nous faire du mal. Un mal pour un bien, certes. Et puis nous n'avons pas assez de soucis en ce moment: il faut qu'on se trouve un sujet d'auto-flagellation ;o)
Donc, à 16h30, je débarque, au volant de ma petite polo, chercher Meriem et l'instrument de torture du cavalier. Celui qui nous servira de prétexte à la soirée tentative de suicide à la carotte rapée (et à la tourte au saumon, aussi ;op) : la caméra.
La caméra, c'est le couperet du cavalier : ça ne pardonne rien, mais alors rien du tout. Et c'est s'infliger une torture en place publique (i.e. à table avec des copains qui ne manqueront pas de se fendre la poire ou de guetter le ridicule... Non, là, je paranote un peu !). On devrait pouvoir s'isoler pour regarder ça tranquillement; mais chez Meriem, c'est mal parti ! Au mieux nous serons seules avec les trois chiens, le perroquet, les perruches et le bébé, mais lui, il est trop petit pour critiquer.
Et on ne pourra même pas se cacher sous la table ;op
Quand nous annonçons notre projet à Philippe, il se marre. Allez savoir pourquoi...
Bref, sans plus tarder, je prépare le Marsu. Quelques contractions dans le dos ? Massage, mon garçon. Et la lippe pendante et l'air béat, il apprécie, dirait-on; il savoure, même. Effectivement, post-massage le dos est à nouveau souple.
Je suis donc la première à passer.
Pas, trot featuring spéciale dédicace à Cigogne pour les premiers, d'ailleurs. Tourner à gauche, Marsu refuse catégoriquement; il faudra pas mal de persuasion et d'assouplissements pour avoir de véritables cercles sans fuite sur l'épaule droite.
Le travail au galop sur voltes de 10 m, transitions dans l'allure, puis contre changements de main est plutôt satisfaisant.
Repassons au trot, et là, hop, réapparition de la girafe : Philippe vient d'entrer dans le manège et dansote au milieu (et un gaillard d'1,95 m qui gigote au milieu du manège en parlant fort et en riant -comme d'habitude-, ça a de quoi vous déconcentrer un Marsu).
Sortie de Philippe rimant avec Marsu se reconcentre (enfin, presque ;op), je parviens à finir sur du "joli", souple et étiré. Je peux arrêter (et ça urge, je suis en nage, et Marsu a fort mouillé sa chemise : son tapis épais est trempé).
Au tour de Meriem.
Elle, elle triche ! Elle longe... Mais du coup, elle a intéret à bien gérer sa bête ;o)
Et faire avancer une Kéké correctement, trouver le juste milieu entre trottinette et tricotage précipité, pas si simple !
Mimi me demande plusieurs fois ce que j'en pense : et bien rien, quand on filme, en réalité, on ne voit pas. C'est dommage, mais c'est comme ça.
Ceux qui me connaissent savent que j'ai travaillé en télé et en cinéma, mais heureusement je m'occupais du son : je suis une catastrophe ambulante à l'image :op
Et à la torture de se voir en vidéo, j'ajouterai une simulation mal-de-mer ;op
Quand je vous disais qu'on aimait se faire du mal... (ndlr : même pas vrai ! :-) )
19 juillet 2006
In M. we trust
Sound of the day : encore du radiohead, mais quand on aime, on ne compte pas ;op
Séance mi-positif, mi-moyen aujourd'hui.
Encore très chaud, lourd, et l'équarisseur n'est pas encore passé :-/
L'écurie est vide; à croire que le temps a marqué une pause... C'est assez surréaliste en fait.
Les seules cavalières que je croise doivent me prendre pour une martienne et ne pas comprendre ce que je dis; elles ne sont en fait pas au courant des évènements d'hier soir...
Marsu est au fond de son pré. En me voyant arriver, il se dirige vers moi : un effort de moins à faire pour moi sous le cagnard ;-)
Douche, préparation en habits d'été. Sa blessure de sangle est toujours là. Vivement que la sangle magique arrive. J'ai un peu honte de le monter comme ça. Mais Véto en chef dit que je peux y aller, alors je le crois !
Direction le manège, dammé de frais ;-)
Nous marchons, tranquillement, rênes assez longues; Marsu vient se décontracter vers le bas, calmement. Un peu trop calmement d'ailleurs, j'ai l'impression d'être assise sur un loukoum gris. Qu'importe, réveillons Sexy Boy (qui proteste assez mollement, signe de grande sieste).
Tant pis, nous nous réveillerons dans l'exercice. Et en avant : volte de 10, épaule, re-volte, on avance sur le petit côté, et on allonge sur la grande diagonale avec belle extension d'encolure. Et rebelote.
Un paquet de Marshmallows plus tard, trottons.
Ma préoccupation du jour : équilibrer Marsu au trot enlevé. Pas simple; il a un tel rebond qu'il vous sort réellement de la selle. Coach a dit "Trotte enlevé à contre temps, son rebond va compenser, et ça sera bon".
Bien vu ! ça roule. Et me voilà aux commandes d'un félin hybride Chamallow, j'adore ! Dos souple, foulée souple, bouche décontractée et perméable... Waouh !
Je m'assieds... Oups, j'aurais mieux fait de m'abstenir ! Hormis sur le cercle, impossible d'avoir un cheval équilibré. Et bien on restera sur le cercle, et en ED à gauche, puisque ça marche. Les trots moyens sont en conséquence, c'est à dire pas bons.
Si le trot n'est pas bon... Il faut changer et y revenir ensuite !
Traversons donc le manège en cession sur les grandes diagonales, au pas. En cession jambe gauche, tout passe : cheval bas, rond, en avant et droit. En cession jambe droite, un poil plus "dérapé", mais finalement plutôt bien.
Idées changées, cheval prêt à trotter : effectivement, on étire au trot sur le cercle et c'est plutot bien !
Je décide de retravailler le galop. Hop, à droite.
Et là, ma jambe droite a disparu ! Marsu nous a rejoué Bewitched, pouf, plus de jambe droite ;-) Il fait en tous cas comme si elle n'existait pas, ce qui est fort désagréable. Mais s'il fait Bewitched, moi, je lui fais Harry Potter et un "jambulus eperonus reparo". Résultat : un fantastique départ protestatire en coups de c*ul (la formule a trop bien fonctionné, dirait-on).
Ce qui suit, c'est un pur moment de paradis.
Laissant de côté les serpentines et autres contre changements de main, je me concentre sur les voltes de 10 m. Et comme diraient les lofteurs, c'est "que du bonheur" ;-) Le Sexy Boy est sur les fesses, calme, posé dans son galop... Arrêtons là, veux-tu ? Il veut bien. Alors, fin de séance.
Et merci à tous ceux qui ont pris la peine de m'aider pour les maquettes du site : il est adopté, il est extra selon les dires des intéressés ;-)
Contente je suis !
17 juillet 2006
Parce que Marsu est trop sage...
... en ce moment, je ressors une petite photo de l'arrêt d'urgence selon l'Equus desertus Marsupilamis.
Resituons : pour la première fois, ce jour là, Marsu évoluait au milieu de 16 chevaux. C'était il y a un an et demi. Situation inconnue de lui et manifestement désagréable : trop d'ennemis à attaquer en même temps !
Je dois dire que c'était un peu gonflé : passer de "un cheval avec Marsu" qui chauffait déjà énormément à 16, d'un seul coup... peut être un poil ambitieux !
A ce moment précis, Marsu avait décidé de jeter son dévolu sur Pisco, le grisou qui se rebiffe. Impossible d'arrêter le tank. Alors, j'ai foncé vers le chandelier en priant pour qu'il le respecte : et il l'a respecté.
"Les chandeliers sont nos amis, il faut les aimer aussi ;-)"
Parisien, tête de chien... ;-)
Sound of the day : parce que j'en avais envie ;-)
Qui n'a jamais rêvé d'une balade en solitaire sur le dos de son cheval ? Un brin d'herbe entre les lèvres, le vent dans les cheveux, les cigales, le soleil, une délicieuse odeur de thym, le claquement des sabots sur le sol...
C'est ce que mon Sexy Boy de Marsu et moi nous sommes offerts cet après midi.
Trop chaud pour travailler, j'hésite même à lui donner un jour de repos et à rester me prélasser au frais (tout relatif), à la maison.
Mais Meriem m'appelle, me rappelle que "Ce soir, tu dines à la maison", et que "On y va ensemble, à l'écurie ? Ce serait bête de prendre deux voitures..."
Et donc, me voilà décision prise !
Récupération de Meriem, et en avant pour nos Cabanelles.
Je récupère mon Sexy Boy pas si sexy que ça, tout couvert qu'il est de poussière de vigne (rouge) en train de grignoter un chardon au fin fond de son paddock. Douche, démélage, habillage... Tiens, je vais prendre ma bombe. On ne sait jamais avec l'énergumène. Et précaution n°2 : donner mon itinéraire à Meriem. Au cas où Marsu rentre seul (toujours s'attendre à tout avec l'Equus Desertus Marsupilamis).
Partons, donc.
Et là, le tableau idyllique prend du plomb dans l'aile.
Le brin d'herbe entre les lèvres ? Que nenni, gêne plus qu'autre chose.
Le vent dans les cheveux ? Non point, mais plutôt un four étanche et brûlant sur la tête. Et de vent... Vent ? Concept intéressant, mais qu'est-ce que c'est ? ça m'apprendra à me laver les cheveux juste avant de monter avec une bombe sous 40°.
Les cigales ? Ah si, les cigales. Toujours en éliminatoires de championnat de saut sur passants qui passent.
Le soleil , ah oui, le soleil, il est là. Et bien là. Et peut être même un peu trop là.
L'odeur de thym ? Ouiiiiiiiiiiiiii !
Le claquement des sabots sur le sol ? Présent ! Mais qu'ils sont secs, ces sols !
Et le Sexy Marsu dans tout ça ?
Hystérique. Passe derrière, alors je remets devant; fuit en avant, alors je dois rétrograder, alors repasse derrière, etc. Et regarde, regarde, regarde... Il doit être croisé avec une mouche pour avoir autant d'yeux, ce cheval ! La décontraction ? Encore un concept intéressant, qui mériterait sans doute un happening voire un emballage par Christo en plein désert de Gobi. Mais en attendant, rien de tel chez Marsu aujourd'hui. Alors, plutôt que de m'acharner et de prendre le risque de produire l'effet inverse, je lui laisse les rênes et m'assois très fort, en priant pour que cela suffise...
C'était sans compter l'attaque de ce spécimen qui envahit nos contrées dès les premières chaleurs et qui apparait en même temps que les cigales. J'ai nommé le Touriste.
Le Touriste part du principe qu'étant en vacances, il peut mener sa vie comme il l'entend. Soit. Il part souvent aussi du principe que l'autochtone doit lui être reconnaissant, à lui qui vient faire subsister une région sinon vouée à la perte. Le Touriste est donc souvent dénué de toute gêne; mais ça n'est pas le sujet (et je suis totalement de mauvaise foi, je le reconnais ;-) ).
Le Touriste, donc, flanait en 4 x 4 à une allure avoisinant, à vue de Marsu, les 70 km/h.
Le Marsu, qui arrivait en sens inverse, trottait à une allure d'environ 13 km/h, terrorisé par son ombre.
Le Marsu repasse donc au pas, aprecevant le Touriste, et se range gentiment sur le bas-côté.
Le Touriste balance un coup d'accélérateur et passe en trombe en frôlant les fesses du Marsu.
Le Marsu part plein cul dans un champ, manque de tomber (terrain plein de trous).
Grosse frayeur. Pas de mal, mais un coeur qui bat la chamade. Et un calme perdu pour l'ensemble de la balade.
Qu'importe : quoiqu'en dise Marsu, le troll vert fluo ne nous a pas mangés, les farfadets ne nous ont jeté aucun sort, la station d'épuration n'a pas explosé sur notre passage, et le gué n'a pas essayé de nous engloutir ;-)
Note : Touristes, ne m'en veuillez pas; le second degré est mon arme favorite ;-)


