My own *Nakhal Jones* Diary

Aventures et réflexions d'un cheval en 2006 ...

23 août 2006

De l'auto-tamponneuse en milieu équin

Countdown : J-12 avant la libération de Cleave

Son du jour : une envie de Californie, donc de Red Hot, et de fraîcheur, donc sous un pont.
Penser à m'installer en Californie, un jour. Ou en Louisiane. Ou en Australie.


La chaleur est revenue, le soleil tape à nouveau.
Les cigales tentent une ultime percée avant la fin de l'été.
Arjuna a décidé d'occuper un nouveau territoire, à savoir mon bureau (la plaque de verre, ça doit rafraîchir son petit bidon de chat-tout-en-poils).
C'est plutôt agréable, d'ailleurs, d'écrire avec une minette qui vous regarde comme si vous étiez le Dieu créateur de tout sur cette terre. Flatterie de chat, certes, mais tout est bon à prendre.
Yop-Yop a retrouvé sa place de *chien-coupeur-d'air-devant-le-ventilo*
Cleave sieste alternativement sur le futon, sur le lit, devant son bureau, en râlant lors de ses déplacements. Tout est normal.

Ambiance de maison du Sud sous la chaleur.
Manque grand jardin et piscine. Chat unique largement suffisant finalement.
Homme riche et sexy et qui ne râle pas serait bonne idée, penser à :
- désenvouter Cleave pour le dérâliser
- le faire gagner à l'Euromillions (Wanted : marabout connaissant les numéros gagnants)
- ou : trouver marabout pour qu'il soit disque de platine

A l'écurie, Marsu n'échappe pas à la règle du jour.
Tranquillement installé à l'ombre, le nez dans son abreuvoir, il somnole. Et boit en même temps.
Ce cheval me surprendra toujours.
On le pose (ou il se pose) quelque part, même n'importe comment : il reste dans la position dans laquelle il s'est (on l'a) mis, même si elle n'a rien de catholique. Les jours de flemme, s'entend. Il est parfaitement capable de bouger tout seul, je vous assure !

Donc, préparation du cheval, avec un interlude Tarte aux Fraises extrêmement bienvenu avant d'aller travailler.
Petit cheval endormi. Direction le manège, où se trouvent déjà deux autres chevaux.
Effet électrochoc sur Mini-Terreur qui se réveille en sursaut. Impossible de le concentrer ni de le décontracter.
Au bout d'un quart d'heure d'efforts sans résultats, direction la carrière.
A deux dans une 40 x 60, ça devrait aller.
Valable uniquement avec des chevaux normaux. Ne jamais préjuger des capacités des Marsus.
Si j'arrive à avoir un cheval décontracté, qui prend du rebond, en revanche j'ai du mal à ne pas rentrer dans Ilhouat.
Il aurait peut être fallu, ceci dit, que
- nous galopions à la même main
- qu'il n'y ait pas de barres, chandeliers, bidets et autres accessoires fashion qui invitent au parcours (Ilhouat), incitent à galoper partout et surtout limitent les possibilités de repli sur un cercle ou autre ogive patatoïde
- et que les chevaux acceptent de faire ce qu'on leur demande au moment où on le leur demande.
Sinon, ça donne une situation du type :
"Tu vas où ?"
"Sur la croix !"
"OK je prends la piste !"
Sauf qu'Ilhouat décide que finalement, Vanessa là haut est bien mignonne, mais non, il préfère la piste. Seulement, sur la piste, il y a moi qui arrive au galop face à lui... Le temps d'un droite-gauche-arrêt d'urgence, et on repart.
On avait pourtant dit dé-con-trac-tion ;op

Nos chevaux donc avaient probablement envie d'un tour en autos-tamponneuses.
Penser à les emmener plus souvent à la fête votive du village.
Penser aussi que présence d'accessoires fashion dans la carrière équivaut à beaucoup de cavaliers.
Ne pas se fier aux apparences, donc :-)
Et continuer incantations pour que nous soyons prêts pour les JO 2010.

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22 août 2006

Du bambou, du bambou

Countdown : J-13 avant la libération de Cleave.

Sound for today : Le petit Michaël, avant qu'il ne vire au gris et ne perde son nez. Convient très bien à monture du jour. En beaucoup plus léger.




Quand j'étais petite, j'avais un livre dont j'ai oublié l'auteur (le contraire m'aurait étonnée), "Le chien volant".
Un vieux livre de l'ancienne bibliothèque rose, que mes parents, grands-parents et arrière grands-parents avaient dû savourer aussi.
Dans ce bouquin, pour que le chien s'envole, il fallait crier trois fois de suite "Hadzinn a pounn".
Bref. Un aparté au goût de vieille maison cévenole juste pour dire que si Griou Del Griou, ma monture du jour, avait pu répondre à ce genre d'incantation, ça m'aurait bien arrangée.

Aujourd'hui donc, dans la série "Je suis la grande déesse des bambous et nul ne me résiste", me voici juchée sur Griou del Griou, grand mérens qui reprend doucement après un mois de vacances.
Enfin, il reprend, c'est certain : je dois être la deuxième cavalière à oser grimper sur son dos depuis fin juillet; et doucement, c'est moins sûr : on saute.
Mister G. est d'une gentillesse extrême, et d'une lourdeur toute proportionnelle.
Il avance si on avance avec lui, saute si on saute avec lui...
Mais c'est un mérens, et un mérens sur un tour à 1 mètre, c'est une sensation étrange.
Un peu l'impression de porter le cheval sur chaque obstacle.

Mister G. aime deux choses contradictoires.
Il aime s'enterrer dans le pied, et sortir un saut énorme.
Il aime également jouer à *plus longue que moi, tu meurs*.
Et si, par malheur, je ne le tends pas assez... Il joue à l'effet catapulte. Qui rate, évidemment.

Nous commençons par une petite ligne croix-vertical-oxer.
Surprenant ! Les sauts sont énormes, Mister G. est très lourd.
Et surtout, la distance est fausse, ce qui lui fait passer l'oxer sur une très très longue. Effet garanti.
Rectification faite, ça passe tout seul.

Puis, nous enchaînons nos 8 obstacles; le même parcours qu'avec Girafon.
Premier passage un peu flottant par moments. C'est la première fois que je monte Mister G. pour autre chose que pour accompagner une promenade.
Et j'avoue que l'oxer carré qui, avec Girafon, se passait sans même y penser, prend une autre dimension quand on est juché sur le dos d'un Mister G. qui semble attendre qu'on le porte au dessus des barres.
A la décharge de Mister G., lui, au moins, il a la direction assistée. Freins qui mériteraient une petite révision, mais c'est déjà bien.
L'accélérateur ?  Plus la séance avance, plus la panne approche.
Et oui, la chaleur est revenue.

Nous terminons sur un dernier enchaînement avec ligne brisée, et avec une planche de surf en guise de sous bassement, histoire de rire un peu. Mister G. reste imperturbable; le surf, ça ne l'émeut pas plus que ça.
Le super spot de Réganel, il s'en fiche ! Alors que ç'aurait pu lui redonner des ailes.

Pour prochaine fois, penser à incantations pour soulever Mister G. et pour muscloriser Miss D. (qui doit soulever Mister G.).
Ou penser à prendre cheval léger ;op


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21 août 2006

Le syndrome de Bridget Jones

Today, no sound, but... un moment d'anthologie adulescente. On dirait presque moi, dans mes grands jours (NDLR : pour la partie danse sur canapé).

Mardi, jour de mon égo.
Vous savez déjà que je suis étourdie et gaffeuse.
Que j'aime les vampires.
Aujourd'hui, vous apprendrez que je suis le prototype de l'adulescente parfaite.

Aucun engagement durable formel.
Le mot *CDI* me fait fuir à toutes jambes, par exemple. Sauf bien sûr s'il s'agit d'un acronyme de la FEI.
Idem pour ce vocable pourtant si prisé, *Mariage*.
Acheter une maison ? Pour être rivée à un endroit comme une moule à son rocher ? Non merci !
Je suis phobique de l'engagement.
Sauf... Celui qui me lie à mon cheval.

Aucune auto-prise au sérieux.
Je joue en permanence.
Je joue à la traductrice, je joue à la cavalière, je joue à la monitrice...
Je hais le sérieux !

Beaucoup de projections dans l'avenir. Quand je serai grande...
Je suis grande. Et alors ?
Qui m'empêchera de continuer à jouer ? A me créer une nouvelle vie ? A faire ce qui me passe par la tête ?
Et si ça m'amuse, moi, de m'installer en Australie ?
Il sera bien temps de me rendre compte qu'il est peut être déraisonnable d'entreprendre l'ascension de l'Anapurna à 75 ans...
J'aime penser que tout est possible. D'ailleurs, tout est possible !

J'adore les séries TV dites débiles. Les autres aussi, d'ailleurs.
Et n'ayant jamais le temps de jouer à la Couch Potato... je savoure !

J'aime inventer des jeux, aux endroits les plus improbables.
- jouer à Fort Boyard aux Bains Douches, au Palace ou aux Folies Pigalle*
- Toujours dans ces mêmes lieux, s'inventer une mythologie propre et inspirée par la secte du Mandarom et en faire un jeu de rôles**
- Piquer son képi à un policier (un de mes grands fantasmes, emprunté à Bertram Wooster -dans la série des Jeeves-)

* et ** : lorsque je vivais encore à Paris. Depuis, avec mon acolyte Soeurette, nous avons dû transposer nos âneries aux activités locales.

J'invente des chansons très idiotes que je hurle à tue-tête dans la maison, dans la voiture... Mes animaux adorent ;-)
Cleave, un peu moins.

J'adore me goinfrer de bonbons. Bananes Haribo, fraises Tagada, crocodiles, *bouteilles de coca* (celles avec le sucre qui pique), réglisses avec le truc rose ou vert dedans, Dragibus, Car en Sac, Chamallows... Rien ne m'échappe.
Et plus c'est chimique, plus j'aime. Mes cavaliers l'ont bien compris en m'offrant des paquets de carambars Atomic qui font la langue bleue ;op
Dans la même veine, je bois des litres de Sélecto. Un bonheur pour les papilles. Un coca qui aurait un goût de banane Haribo.

J'ai un comportement très *Bridget Jonesien*.
Pas un hasard si mon blog porte le nom qu'il porte...
Je suis parfaitement capable de faire un soupe bleue, de m'imaginer finissant seule et dévorée par des bergers allemands, de fantasmer sur un film à la télé en transposant dans la réalité, de prendre 100 000 résolutions que jamais je ne tiens (combien de fois ai-je arrêté de fumer...), de m'amuser à faire tomber mon Cleave dans l'eau (ou de cheval, ou...), de hurler en les écoutant des chansons ringardes, toute seule à la maison...

Bref... Je crois que je ne grandirai jamais vraiment.
Et puis je ne veux pas grandir. Je ne veux rien avoir à faire avec les obligations de la vie d'adulte. Certes, comme tout le monde, j'y ai droit et les assume, plutôt bien d'ailleurs (NDLR : compliment minute, technique de management efficace et reconnue) mais... vite, je passe à autre chose.
Et je suis tellement bien dans ma peau, comme ça :-)

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Chouchoudlamour

Countdown : J-14 avant la libération de Cleave.

Sound for today : période Grunge. Chris Cornell, mmmmmmmmmmmmmm...
(Ne dormira jamais dans la baignoire. Est lui aussi un Chouchoudlamour.)
(Suis dans période beaux garçons également. Beaux, intelligents, sexy ne pas s'abstenir.)

plaque

Sur le box de Marsu, il y a une plaque avec son nom.
Et cette petit plaque est presque en forme de coeur.
Complètement par hasard, mais juste assez pour me rappeler que sous Mini-Terreur se cache un grand Chouchoudlamour.

Chouchoudlamour est donc de retour.
Aujourd'hui, on aurait presque pu se croire dans la Petite Maison dans la Prairie. Tout le monde est gentil, tout le monde s'aime (enfin, excepté le Gnome et la Patate à roulettes), les bons sentiments pullulent, ça en deviendrait presque barbapapa-esque... Et Marsu est calin, gentil, Chouchoudlamour en somme.

Cours, donc. Dans le manège, en compagnie de la Patate à roulettes et de Joli Pur.
Coach est de fort bon poil, tant mieux !
Chouchoudlamour, lui, descend, s'arrondit, marche, trotte gentiment, toujours bas et rond... Même la Patate à roulettes ne nous coupe pas la route.
Un avion de Palombie a dû dégazer sa réserve de machin-qui-fait-rire au dessus de l'écurie. Je ne vois pas d'autre possibilité. Mais qu'importe la raison, je profite !

Avons donc détendu en serpentine et huit de chiffre avec ED sur la diagonale au pas et au trot. Changements d'incurvation bas et rond. Chouchoudlamour se prête au jeu avec un bonne volonté déconcertante ;op
(que celui qui met des Extasy dans l'orge de Marsu continue. Me plait bien comme ça).

Mais l'essentiel du travail d'aujourd'hui, c'est le carré au galop. Et bien ça n'a rien d'évident.
Tracer un carré, à vue de nez, ça parait relativement simple. Détrompons-nous, mes frères et mes soeurs. C'est super compliqué. Et d'autant plus avec l'oeil aiguisé de coach à qui pas un sabot n'échappe !

Le post-it du jour :
- Epaule en avant sur les côtés du carré
- Equilibrer avant d'entrer dans le *coin* (qui en réalité est un genre de doubler)
- Le *coin*, entrée (avant de tourner, donc) : jambe interne, toujours épaule en avant
- le *coin*, sortie (juste pendant et après avoir tourné) : jambe externe. Sinon épaules du cheval pas se remettre là où il faut.
- Et re-épaule en avant.
Le tout au galop, bien sûr. Le but : l'asseoir, le Chouchoudlamour !
Et heureusement, d'ailleurs, qu'aujourd'hui j'ai affaire à Chouchoudlamour et non à Mini-Terreur. Aurais été bien embêtée, dans cas contraire.

Premier passage : léger différend sur la direction à suivre. Je suis au galop à droite et suggère donc à Chouchoudlamour de tourner à droite.  Mais au fond du manège se trouve la Patate à roulettes, en chaleur, et Chouchoudlamour irait tout de même bien lui conter fleurette, un petit peu. 
Les autres passages seront plus ou moins réussis, mais on termine sur du beau.
Suis fière de moi et de Chouchoudlamour. Partons faire tour des vignes pour fêter ça.

Ai pour aujourd'hui abandonné l'idée de grande maison peuplée de chats. Mais conserve l'idée de l'homme sexy :op

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19 août 2006

Fight the power

Countdown : encore J-14 avant la libération de Cleave.

Sound for today : Rage. Dans le mood du jour : le warrior est de retour !


Séance Fight the power, après deux jours de repos.
L'oasis de zen n'était qu'un leurre destiné à m'endormir ? Ou simplement à hypnotiser ses spectateurs ?
Le Warrior est de retour. Le révolutionnaire aussi. Mini-Terroriste, c'était bien lui aujourd'hui.
D'ailleurs, lorsque j'arrive et que je l'appelle, il ne lève même pas la tête. Mais lorsque je lance un "Mini-Terreur, alors ?", il abandonne son chardon pour me rejoindre.
Toujours se fier aux impressions premières !

Au travail, la donne se profile peu à peu.
Le pas est bon, le cheval franchi presque d'entrée. De quoi endormir les impressions du cavalier.
La mémoire est revenue, au moins à main droite; la tête au mur passe sans soucis. Le concept d'aliénation de la propriété, aujourd'hui, Marsu s'en fiche. C'est sa propre aliénation qui le travaille ;op
Le pas étant ce qu'il est, à savoir plutôt bien, passons au trot.

Et là, Marsu me jette son gant à la figure.
"Sur le Toubin, et tout de suite. A armes égales."
Ses armes, et surtout sa force et sa vitesse, il en use et abuse.
Mes armes, et surtout mon dos et mes jambes, je les affute.
Il veut sa liberté, je veux la mienne.
Il veut foncer, naseaux ouverts, et boire le vent. Je veux avancer normalement, dans l'équilibre.
Je tente de transiger et d'opter pour un trot très actif, mais dans l'équilibre. Il refuse. Il veut rester maître du poser de ses membres et de la cadence dudit poser ainsi que de l'équilibre de l'allure.
Fin de non-recevoir à chacune de mes demandes, donc.
Tu le prends sur ce ton ? Très bien. Fin de non recevoir pour toi aussi, alors.
Stop.
Et au galop.
Toujours pas décidé à capituler ?
Stop, alors.
Au trot. Et tant pis pour les fautes, je t'aurais à l'usure.

Il a fallu 45 minutes pour que Marsu commence à hisser le drapeau blanc.
Que l'on puisse achever quelque chose sans se battre.
Il est fâché, outré que j'ose intervenir. Très colère !
Alors, moi, je dois me contenter de ce que je peux avoir... et je m'en contente, même si je suis tout sauf satisfaite.
Il faudra bien conclure sur quelque chose, et plus le temps passera, pire ce sera.

Nous finissons sur un cheval étiré, au trot, certes pas au mieux de l'équilibre, mais avec une petite amélioration de la décontraction.

A l'attache, il est insupportable; impatient, ombrageux.
Tente un dernier pied de nez avant de rentrer : forcer et partir, seul.
Tentative avortée, bien sûr. Mais qui en dit long sur l'esprit de la séance.

Certains jours, comme aujourd'hui, me dis que serais bien mieux dans grande propriété sous soleil, avec plein de chats (persans, siamois, angoras, gouttière, des chats quoi !), avec beau mec très riche et rien à faire de plus que ce qui me passe par la tête.
Les chats, c'est plus reposant. Un chat, ça vit sa vie et ça ne se mêle pas de la vôtre, certains jours. Pas de révolution chez les chats.
Beau mec très riche pas toujours exactement reposant, mais délassant et agréable.
Penser à opter pour ce type de solution.

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Des aptitudes de la girafe au CSO

Countdown : J-15 avant la libération de Cleave.

Sound for this part : Cosmos 1999. Le summum du kitsch. Mais mon popotin sur le dos de Girafon, ça a un petit air de 13 septembre 1999, jour mémorable de l'explosion qui a propulsé la base lunaire Alpha à la dérive, aux confins des galaxies.
Me sens comme commandant Koenig quand part à la découverte de planètes inconnues et peuplées de choses étranges. Malheureusement, n'ai pas de Victor pour me conseiller et me dévoiler sa pensée du jour. Fort dommage.

Séance d'obstacle. Têtue je suis, j'ai  envie de sauter.
Et me vois confier la tâche d'apprendre à Girafon à enchaîner. Moi, déesse des barres.
Le sort est parfois fort ironique, dirait-on !

Girafon, mais qui êtes-vous ?
Girafon, barbe-arabe de son état, a pris 9 ans en décembre.
De son débourrage à ses 7 ans, il n'a fait que quelques promenades, sans exigence aucune.
Puis, de 7 à 9 ans, il est resté au pré, sans rien faire.
En décembre dernier, il est arrivé au poney club où sa propriétaire l'a mis au pair.
Pas monté depuis deux ans, aucune direction, aucun frein. Et une aptitude toute particulière à ne pas gérer 4 membres simultanément.
Autant dire que Girafon ne connait rien. Mais alors, rien du tout. Enfin si : foncer droit devant, naseaux point le plus haut (on est bien loin des standards de la rollkur ;op). Et foncer dans une direction, et une seule : la porte. Et oui, Girafon, en plus de toutes ses autres qualités, paddocke. Et ceci, couplé à la non-gestion de 4 membres en simultané, rend la chose particulièrement attirante.
Girafon, donc, est cependant doté d'un bon passage de dos. Mais ne gère ni la distance, ni la place.
Et me voilà, sous la houlette de ma collègue et néanmoins copine, perchée sur son dos afin de le faire enchaîner.

Détendons. Girafon chauffe, chauffe, chauffe.
Me ramène très, trop vite à la porte. Ou danse sur place, alternant reculer-je vais me lever et coups de cul. Génial.
Je n'ai absolument aucune confiance en lui.
Et me vois obligée de reprendre très fort parfois, et de tourner de manière peu catholique (rêne externe tendue, pli externe, jambes-jambes-jambes, et buste orienté à l'interne). Ceci dit, ça fonctionne à peu près. Maintenant, je ne maîtrise que peu de paramètres. Et Girafon est extrêmement flottant.
Avec Girafon, si on n'est pas à sa place... on ne fait rien.
Suis-je à ma place ?
Apparemment, ça doit m'arriver.
Mais j'avoue que gérer l'équilibre du Monsieur, son *paddockage* et ses défenses tout en l'amenant du mieux possible sans le fâcher (Girafon a une concentration relativement limitée), ça fait beaucoup de paramètres.
Sachant qu'en plus, pour les 8 obstacles à passer, 5 courbes au moins se font en direction de la porte vers laquelle je me fais trimballer comme un vulgaire paquet puis, lorsque j'ai réussi à reprendre et à me diriger, bien assise (seul moyen de le reprendre, pour le moment) vers l'obstacle, me vois gratifiée de forces coups de cul dans les dernières foulées..
Girafon sera probablement agréable à monter, plus tard. Mais pour le moment, c'est l'enfer de la communication. J'ai l'impression de parler chinois avec un accent serbe à un péruvien qui pense en hindoustani. Bref, on ne se comprend pas !
Il faut de plus gérer le caractère ombrageux et inquiet de Girafon qui s'offusque que l'on puisse oser lui suggérer d'avancer dos à la porte. Ou de revenir vers celle-ci pour mieux la quitter, à peine arrivé. Et manifeste bruyamment son désaccord.

Bref, une séance mi-figue, mi-raisin.
L'impression de ne pas avoir fait du bon travail. Tout ne peut pas être parfait, je le sais. Mais à ce point...
Quelques enchaînements réussis, avec un cheval à l'écoute (enfin, dans la relativité Girafonnienne) et qui revient bien; quelques grandes traversées de carrière hors contrôle...
- Prendre la chose avec philosophie, part one : penser que c'est un travail pour poulain sur un cheval déjà *fait* dans son caractère, ses habitudes, sa manière de réagir et de fonctionner. Mais suis pas philosophe, moi. Devrai me faire violence, à l'avenir.
- Prendre la chose avec philosophie, part two : si j'ai réussi à enchaîner avec ce machin, sans aucune confiance ni aucune communication, alors...

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18 août 2006

De la zénitude du Marsu

Countdown : J-16 avant la libération de Cleave.

Sound of the day : encore et toujours Radiohead

Petit cheval sait parfois être une oasis de zen.
Calme, réceptif, doux... Suffisamment rare pour être relevé.
Communiquer, ce n'est pas la chose qu'il livre le plus facilement. Mais quand il commence...
J'aime cette facette de mon petit cheval.

Cette façon de m'accueillir d'abord, tout doucement, avec un petit hennissement de gorge, et de venir me voir quand j'arrive...
bonjour

Séance prévue : liberté.
Je m'attends à quelques démarrages, à un trajet orbital autour du rond de longe. Qui aurait fort plu à nos invités, je pense.
Mais non, Petit Cheval est dans une bulle de coton, et tout à fait décidé à être avec moi, quoiqu'il arrive.
Il ne se permet qu'une très légère ânerie, vraiment rien du tout : vriller sa jolie tête, au galop. Excessivement gênant monté, mais en liberté...
libgalopvrille

Marsu, au contraire, présente sa démo favorite : celle du petit cheval parfait, réactif, volontaire et obéissant.
On aura tout vu.
De deux choses l'une : il est pudique et ne veut pas dévoiler sa vraie personnalité à mes invités. Plausible, quand on y pense.
Ou peut être est-ce moi qui ne voit pas son évolution au jour le jour ?

...Aurai-je enfin un cheval dressé ?

Quelques images, pour preuve :

libtrot1

libtrot2

libtrotmoi

libgalop

Nos invités ont même eu droit à l'arrêt-immobilité final. Immobilité maintenue jusqu'à... ce que j'aille chercher mon cheval planté comme une statue, parfaitement calme, et nous regardant de l'air de celui qui attend l'ordre suivant, et même au bout de cinq bonnes minutes passées à ne plus s'occuper de lui, à lui suggérer de bouger, à l'appeler.. Ce Marsu me surprendra toujours ;op

NDLR : un énorme merci à nos photographes du jour :-)

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17 août 2006

Good mood, bad mood

Sound for today : Radiohead, quand on aime... et j'aime :-)


Ou "De l'influence de l'humeur du Coach sur le cavalier".

"Aujourd'hui, j'ai cours".
D'habitude, cette idée me met en joie. Maso ? Non ! Mais j'aime bien travailler sous un regard averti.
"Coach est dans un mauvais jour", me prévient une amie. Ah ?
Ce qui signifie, pour le cavalier :
- un ton cynique et parfois coupant accompagné ou pas d'une montée de décibels dans les aigus plus particulièrement;
- une distribution d'appréciations positives et autres joyeusetés encourageante bien plus parcimonieuse que d'habitude (mon score du jour : deux "c'est bien" et un "d'accord" sur une heure de cours)
- une raréfication des conseils. Jour de système D, somme toute. Un petit goût de test !

Le problème, c'est que je suis, telle mon alter ego de la gaffe et de l'étourderie Bridget Jones, sujette au stress, ces jours là. Et que je ne manque pas de le partager (involontairement, mais partagé quand même) avec ma monture.
En plus, aujourd'hui, nous avons un public à conquérir... Marabout, au secours !

Marsu, lui, fait la sieste. Et semble bien décidé à la continuer, quoiqu'il advienne. Le fou qui fait pipi sur mon totem a recommencé, dirait-on.
Et Marsu, en plus de dormir, est devenu amnésique, brusquement.
La tête au mur... "Tête au quoi ???? Mur ? Mais qu'est-ce qu'un mur ??? Et d'ailleurs, pourquoi ce concept de mur, qui clotûre l'idée de liberté, engendre la propriété, l'envie, le vice, la cupidité, la guerre, la victoire du capitalisme sur la civilisation humaniste et communautaire, aliène le vivant..."
Mais faites le taire !
Les Dieux sont contre moi, décidément.
Et Coach qui ne se déride pas...

Quelques images valant mieux que tous les longs gargouillis écrits (revenons aux sources, Marsu, lorsque l'homme n'avait pas encore inventé l'écriture ni les renes allemandes) :

Trottons enlevé. Mouais.
trotenleve

trotenleve2

Marsu, Coach nous demande une épaule en dedans.
Je sais, c'est l'aliénation du postérieur interne, mais pense à l'avancée de ton antérieur externe...
Libération pour tous les antérieurs externes de l'univers !
Ah non, tu n'es pas convaincu ? Pour rien au monde ?
trotenleveEDBAK

Marsu, s'il te plait. Tu es en train de décevoir ton public.
Allez, au moins en avant, l'épaule...
trotenleveED

Merci, Marsu.
Tu dis quoi ? J'entends mal... Tu... voles ?
Tu peux trotter sans toucher le sol ?
(NDLR : que celui qui a mis des psilos dans le foin de mon cheval se lève immédiatement, ou qu'il se taise à jamais et ne recommence plus.)
marsuvole

Passons donc au galop.
Nous galop-à-basculons, cerclons, voltons, pistons, doublons...
galopbascule

galopcerclons

gaoppisite

Puis, maintenant que nous sommes bien éveillés (après une quarantaine de minutes au trot et galop, sans pause), Coach décide qu'il est temps de retravailler le trot moyen et d'enclencher la propulsion du Marsu.
Et si le cheval est en plein forme, la cavalière est en phase de condition descendante, dirons nous dans un doux euphémisme. Ce qui entraîne une timidité certaine dans les-dites tentatives.
diago

Fin de la séance : la cavalière est quelque peu fatiguée. Mais récupère assez vite, à la différence de sa monture qui, elle, manifeste une envie immédiate de faire un petit somme :-)

Une étourdie fatiguée
fatigueejpg

Et un Marsu qui pique du nez, alors que sa cavalière a retrouvé la force de se livrer à son occupation favorite : papoter :-)
fatiguemarsu

Marsu, en effet, est cuit à point !
Mais il a toujours des yeux sublimes...
fatiguemarsuGP

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Interlude

Cette semaine sera placée sous le signe du Lapin.
Signe espiègle s'il en est, plein de malice et de nez qui remue.

De visites aux chevaux en dîners et crapahutages dans la garrigue en compagnie de Yop Yop le chien qui saute, nous aurons passé de bons moments !

La rabbit-culture, décidément, ça me plaît ;-)

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13 août 2006

De la grosse flemme de l'écrivain

Parce que des images valent mieux qu'un long discours (et surtout que j'ai une flemme incroyable :op )...
Et pour vous donner une véritable idée de ma flemme, ambiance musicale très hippie featuring Jefferson Airplane (and the rabbits, si, si !)

Entrons dans le manège et marchons un peu, Marsu.
pause

Attention, patate à roulettes à 3 heures !
pas3

Enfin cédé ? Tiens, pour la peine, je t'accompagne avec mes bras !
Descends, je le veux...
pas

Patate à roulettes à l'horizon !
On lâche tout avant la collision.
Mais pourquoi elle se marre, là haut ?
pause2

Soyons un peu sérieux.
Mais quand on est poursuivi par une patate à roulettes, c'est dur de rester zen.
Alors, quand on est un Marsu, on commence par raidir tous ses petits muscles, des fois que la patate nous fonde dessus ...
(NDLR : *fonde* comme un aigle sur sa proie, quoique, ce serait préjuger des capacités patatesques.  En terme de pataterie, et au vu de la morphologie du Cavalierus Patatus, *fondre* non pas comme un glace mais comme un vieux munster oublié sur une plage arrière en plein soleil serait plus approprié).
trott

trott2

Et ça résiste, et ça résiste... Frôlage de fesses par une patate, point ne pardonne.
trotte_resiste

Et pour oublier les affres patatesques et le grincement de ses roulettes, tentons un aller simple vers le bas.
Eh, Marsu, j'ai pas dit "on plonge !" Si ? C'est ce que tu avais compris ?
(NDLR : il ne comprend rien, ce cheval. Ou alors, juste ce qui l'arrange)
trotte_engage

Chers lecteurs, vous constaterez (avec j'espère un enthousiasme non dissimulé) que je ne vous ai pas épargné mes moments de faiblesse et ma position de loukoum en phase gazeuse...
J'ose également espérer que vous m'en serez au moins éternellement reconnaissants !
(N'importe quoi ! Je crois que je ferai mieux d'aller voir ailleurs si j'y suis ;op)

Posté par mybridgetdiary à 09:25 PM - Marsu's Diary - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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