10 août 2006
Du bélier en astrologie
Sound for today : une envie de Taxman ;-)
Moi qui ne m'intéresse absolument pas à l'astrologie, j'ai tout de même, juste pour voir, fait une petite recherche sur Marsu.
Marsu est donc né sous le signe du bélier.
D'après ce que j'en lis, ses *attributs* sont :
- Positif, Cardinal, Feu, gouverné par Mars.
- Masculin, violent, mobile, diurne et animal.
- Extériorisation, énergie, action.
La belle jambe que cela me fait, n'est-il pas !
(Notez le *masculin, violent, diurne et animal*... pas si abracadabrant pour un anarcho-indépendantiste !)
Ceci dit, aujourd'hui, la bête est endormie. Les yeux doucement clos, un postérieur au repos, ambiance de douceur et de calme...
Oui, mais il a la tête posée sur un buisson d'épines.
Après Che Cabanellera, le voilà qui nous la joue Marsu Christ. On aura tout vu ;op
Réveil néanmoins facile; désépinage de la tête avant de passer le licol.
Aujourd'hui, après la réussite des négociations d'hier, je souhaite pousser un peu plus avant le travail. Galoper, notamment.
Mais, car il y a un mais... Il me faut partager le manège avec la patate à roulettes et son cavalier à regard unidirectionnel (vers le bas). Il va donc falloir gérer deux tracés, puisqu'elle ne gère pas le sien. Le tout perchée sur un cheval, je le rappelle, *masculin, violent, diurne et animal*. Ce qui, somme toute, devrait pouvoir se faire.
Au pas et ensuite au trot, je parviens à éviter les collisions frontales, mais passe à deux doigts de la catastrophe, parfois.
Marsu est plutôt bien; en tous cas, il a cédé. S'enroule un peu, mais tant que le dos est tendu et le postérieur dessous, c'est bon pour moi.
Bien sûr il cherche la faille, et je suis loin d'être une assez bonne cavalière pour pouvoir prévenir, alors, je dois souvent guérir. Un peu de mal à gérer l'équilibre, mais le cheval revient bien.
Nous enchaînons cercles, voltes, épaules, huit. Il sort de très jolies choses, de belles foulées, un dos qui monte fort. Maleureusement trop fugaces à mon goût. Mais *demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup*, disait l'autre... qui savait ce qu'il disait. Alors, je fais !
Au galop, ça se gâte.
La patate à roulettes a définitivement décidé de ne pas regarder où elle va.
Et là, je suis très fière de mon petit Marsu qui me prouve qu'il peut tourner court sans perdre son équilibre ni sa cadence de galop quand une patate lui arrive pleine poire. Je suis en rage, mais bon. Au moins tout mon travail sur les voltes de 10 a fini par payer :op
Le galop moyen commence à se dessiner, et surtout, j'ai enfin trouvé le dosage de la transition descendante vers le galop de travail. Enfin, le dosage du jour. Demain sera probablement différent ! Mon souci au galop moyen : il peut faire largement plus, il a le moteur pour. Mais j'ai peur de ne pas gérer l'équilibre, donc... Je ferai dans le progressif !
Petit cheval, si je résume, a donc été : masculin, animal.
Mais pas violent (enfin, pas aujourd'hui), et diurne, oui, forcément !
Et je ne pense pas venir monter vers 3 heures du matin pour vérifier si, *diurne*, il l'est de manière exclusive.
Il fut positif ? Oui, plutôt.
Plein de feu ? Il l'est toujours.
Gouverné par Mars ? Monté par moi. Or, je ne suis pas Mars. Donc, la réponse est non.
Extériorisation, énergie, action ? Autiste endormi, mais plein de feu dès que réveillé. Réponse ni-oui ni-non.
L'astrologie, c'est vraiment n'importe quoi ! Je le savais ;op
Je devrais vérifier la compatibilité du bélier et du scorpion, ce serait tout aussi efficace que de faire pipi sur le totem de mes concurrents avant le prochain concours.
Retour au calme, et ce soir... La chambre de Marsu sera un grand pré, avec un bel arbre au milieu. Le terroriste dort dehors.
(Tu vois, mon cheval, moi aussi, je sais négocier avec le capital :op)
Et le résultat est là : un Marsu qui dort déjà :-)
09 août 2006
Todo Esta Aqui, part Two
Sound for today : Encore Cantat l'impolitiquement correct. Si rien ne bouge...
Première séance post-révolution du Marsu.
Le Che Cabanellera a dormi dehors, cette nuit. Il a pu surveiller son royaume, humer le vent, et surveiller ses guerilleros sous la pleine lune, alors que sa douce se tenait à ses côtés, séparés par un simple fil blanc.
C'est en seigneur qu'il m'accueille, relevant sa jolie tête au son de ma voix, gonflant son encolure et montant son dos.
Sans même la moindre négociation, il accepte de me suivre jusqu'au manège, sans rechigner.
Le Che veut bien, mais la décision de l'exécution, il préfère en disposer.
Et de cession, point n'est question.
"Je t'accepte sur mon dos. Que veux tu de plus, petite humaine ?"
L'humaine, ce qu'elle cherche, c'est la double cession nuque/mâchoire. Et elle a bien l'intention d'arriver à ses fins.
Marsu a passé l'âge de se balader ouvert et haut. Même s'il a la propulsion.
Il doit accepter d'être *toujours* rond et bas lorsqu'on travaille. Dos tendu, postérieurs dans l'axe. Et de ne remonter que *rond*. Il doit pouvoir s'enrouler, se dérouler, se relever, se rabaisser...
Hors de question de lâcher le morceau, donc. Et s'il faut enrouler, on enroulera.
Jusqu'à ce que cette jolie tête soit à sa place, que le mors soit franchi, que le dos soit en ordre et les jarrets dessous.
Négocions, donc. Mais que le Che sache que je ne lâcherai pas 1 mm, je veux parvenir à mes fins.
Nous sommes à armes égales : il a son dos, ses membres, son encolure, sa tête. Moi, j'ai mon dos, mes jambes, mes bras, mes mains.
L'objet des négociations : la cession, bien sûr; mais aussi l'équilibre, l'impulsion, l'incurvation. Mais aucunes des dernières n'ira, sans la première.
Premier round : résistance, dans les deux camps.
On s'observe. Pas longtemps : il passe à l'offensive le premier.
Et démarre le bras de fer.
Il se fige et refuse de céder.
Pour un oeil extérieur, il est *bien*. Pour son cavalier, le contact est très dur.
Ne pas lâcher le morceau. C'est lui qui doit s'incliner.
Mon arme du moment : mes jambes. Je le passe de l'une à l'autre : faire passer le postérieur interne dessous, puis réaligne le postérieur externe. Sans lâcher une seconde dans mes mains. Tirer, certainement pas. Mais hors de question de mollir, même une seconde.
Le temps passe. Il cèdera le premier.
Deuxième round : tests divers.
Il attend la faille, le moment où il va pouvoir s'affirmer à nouveau. et bien sûr, la faille arrive.
Le Che reprend du poil de la bête. Et essaie de m'emmener là où il le souhaite.
Pas de chance, garçon. aujourd'hui, je ne me laisserai pas faire !
Et on repousse les hanches, on refait passer le postérieur, on aligne bien dans l'axe.
D'épaules en dedans en voltes, de résistance (dos-mains) en descente d'aides, le Che finit par plier.
Presque plus de résistance.
Troisième round : le bonheur !
Il a enfin compris. Compris que j'étais dans son camp, que moi non plus, je ne voulais pas finir abêtie et abrutie, mais que je savais que le chemin qui nous mènerait à la liberté passait par quelques concessions.
Il a compris que c'est en faisant ce que je souhaitais qu'il allait pouvoir s'exprimer. Pas trop tôt !
Je peux maintenant me détendre et le laisser vivre dans le cadre que je lui ai fixé.
Profite, garçon; parade, avance, frime. Là, tu es beau !
Todo esta aqui. Et pourvu que tout y reste !
08 août 2006
Le fabuleux destin de mon nombril, part one
Sound for today : Massive Attack et Robert Plant ensemble. Enjoy !
(si les titres un peu rock ne vous déplaisent pas, bien sûr)
Aujourd'hui, Marsu le bienheureux se repose.
Il est bien le seul. Moi, je vais jouer au mikado avec Horus-la-girafe-tordue. Sur laquelle il serait bon de penser, un jour, à installer une direction. Et à qui il faudrait offrir "Marcher sur 4 jambes pour les nuls". Ce qui éviterait certaines situations cocasses.
Il serait bon également de lui expliquer qu'on ne calcule pas toujours une distance à vol d'oiseau, et que parfois, si, si, on emprunte un autre chemin que la ligne droite pour se rendre d'un point A à un point B.
Et pour conclure la liste de Noël d'Horus, on ajoutera une paire de lunettes (ou lentilles, c'est sans importance) lui permettant de voir la hauteur réelle des bambous (inutile de sauter les chandeliers) ainsi que la place de l'obstacle (partir systématiquement sur la longue, c'est plus fatigant, et ça fait rire la cavalière, qui redore le blason du Taxi et a du mal à enchainer. Le fou rire, ça n'aide pas. Mais heureusement, une fois suffit).
A sa décharge, notre girafon débute sur les barres. Et est doté d'un gros passage de dos, mais ne gère rien.
Et c'est moi, déesse des bambous, comme chacun sait, qui m'y colle.
Mais fi des chevaux qui ne sont pas Marsu.
C'est encore de mon nombril que je voulais parler, ce soir.
Des multiples vies de mon nombril, plus particulièrement.
Multiples ? Et oui.
Mon petit nombril a très vite compris que le fil qui le reliait à la vie était excessivement fragile et pouvait rompre à tout moment.
Et petit nombril en a tiré une conclusion : jouer !
Et oui. La vie, pour moi, loin des considérations matérielles et de l'emprise des contraintes de tout un chacun, c'est un jeu. Suis restée très enfant ;op
Et parce que la vie est courte, petit nombril a laissé libre cours à ses envies.
Petit nombril avait une obsession. Une obsession à quatre sabots, avec une crinière et qui hennit.
Mais petit nombril était encore trop jeune pour décider de lui même. Et les grands ont décidé pour lui.
Petit nombril a donc choisi, dans un premier temps, d'être "sondier".
Sondier ?
Ingénieur du son serait plus juste. Mais petit nombril s'exprime dans le jargon des professionnels de la profession.
Perchman donc, chez AB Productions, assistant-son chez Delarue, Cavada, sur France 3... Et au cinéma aussi, avec Anne Fontaine, entre autres.
Rencontres cocasses, émouvantes, situations absurdes (ou : comment se retrouver en train de tripoter les fesses et les poignées d'amour d'un ex-premier ministre sous le prétexte d'un micro mal fixé ou mal réglé), conditions de travail improbables (sur le Club Do, présence de Thierry le Portier, dresseur de fauves, et de son assistante, avec lions et panthères en laisse, à 15 m de nous, brrrr)
Puis, ingénieur du son au studio de la Madeleine, après quelques passages chez les pointures de Davout, Plus XXX.
Rencontre de grands, de petits, découverte du véritable marché de la musique en France : l'Afrique.
Bien loin des rêves de rockstars, le quotidien du sondier moyen, c'est le Zaïre, le Burkina, la Cote d'Ivoire... en plein Paris.
Tout le village débarque, et c'est la fête. Maffé, bière, musique, propositions au directeur du studio de m'échanger contre quelques chameaux.
Ou bien artiste qui n'a pas d'argent, alors qui repeint les escaliers pendant que nous mixons.
Sans parler de celle qui ne supporte pas de chanter dans la lumière, ne travaille que la nuit, toutes lumières éteintes. Fort pratique pour nous, les techniciens.
Et celui qui a pondu un tube en son temps, et veut revenir sur le devant de la scène.
Et qui terrorise le personnel du studio, détruit le matériel, en fait voir de toutes les couleurs à sa production... Un matin, il m'a enfermée dans la salle de maintenance !
C'est aussi les lock-outs avec Sooch le canadien et Peter le photographe new-yorkais qui a décidé de faire un disque; les soirées à attendre que la grosse Césaria (oui, elle même !) ait fini de cuver son rhum avant d'enregistrer; les frasques d'un certain Joey S... qui repart avec une bonne partie du matos du studio...
Et puis des moments magiques, comme lorsqu'un lauréat français de concours de flamenco Sévillan vient enregistrer.
Ou lorsqu'un chanteur Sénégalais vient travailler sur un morceau typiquement américain, avec une voix incomparable.
Ou lorsque petit nombril voit arriver un certain Yarol Poupaud flanqué de son frère Melvil.
Ou lorsqu'un grand bassiste brun pousse la porte du studio, un samedi matin, pour une séance que je n'oublierai jamais...
Mais petit nombril a vite compris que cette vie n'était pas pour lui.
22 heures de travail par jour, c'est trop.
Et les quatre sabots lui manquent...
Petit nombril a donc amorcé un virage de plus, avec, en ligne de mire, les chevaux pour toute la vie. Et plus simplement comme une obsession, comme un désir resté à l'état de désir.
Mais, vous l'aurez compris, petit nombril emprunte des chemins détournés :flâne, visite, découvre, se pose, repart, s'arrête à nouveau...
Petit nombril sera ainsi graphiste, puis traducteur. Mais ceci est une autre histoire !
07 août 2006
Les histoires d'amour finissent mal....
... en général, seulement !
Lundi, jour de mon petit égo.
Et ce soir, je vous narrerai donc mes histoires qui se sont mal finies.
Rassurez-vous, rangez la boîte de mouchoirs, éteignez votre CD de Céline Dion, rien de triste !
Ma première histoire d'amour, avortée avant même d'avoir commencé : j'étais trop petite pour me rendre compte que des millions de femmes sur la terre auraient rêvé être à la place que j'occupais.
Je pense en revanche qu'elles auraient profité de la situation différemment.
J'avais 6 mois. C'était au Mans.
Mon grand-père (directeur de la DST et préfet de région) présidait l'ouverture de la course des 24h du Mans.
Invité d'honneur : Josh Randall, soi-même et en personne.
Steve Mac Queen, donc, qui, voyant un bébé relativement calme dans les bras de ma grand-mère, s'est cru obligé de prendre le dit poupon dans ses bras, pour un guili-guili destiné à avertir son hôte qu'il était conscient de l'honneur qu'on lui faisait.
Le bébé, c'était moi.
Dans les bras d'une star.
Et je lui ai fait pipi dessus.
Mon premier chagrin d'amour, ensuite.
J'avais 5 ans.
Je suis allée, avec mon grand-père (le même), au cinéma. Voir Robin des Bois, avec Errol Flynn.
Et là... Le coup de foudre. Quand on a 5 ans, un moustachu en collants verts et qui vole de branche en branche, forcément, ça attire l'oeil. Dans ma petite tête blonde à couettes, je fais un serment : jamais je ne me marierai, sauf avec lui.
Projet que j'expose à mon grand-père dès la fin de film.
C'est alors qu'il m'apprend que ce pauvre Robin est bel et bien mort.
J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps.
Non pas pour la mort de ce monsieur (enfin si, un petit peu); après tout, nous n'avions pas été présentés.
Mais surtout, j'étais fort ennuyée pour la suite de ma petite vie. Comment faire, alors que j'avais fait un serment ?
Me suis jurée de ne plus jamais rien jurer :op
Je passerai sous silence les 50 fois où j'ai traîné mon pauvre père (où Nous avons traîné notre pauvre père... ma soeurette étant de la partie) voir Star Wars, parce que nous étions amoureuses de Luke Skywalker (elle) et de Han Solo (moi). Quelle patience de sa part... Se taper les grognements de Chewbacca, les hululements essouflés de Dark Vador, les bip-bip de R2D2 et les jérémiades de Z6Po, chapeau ! Rien que pour ça, Papounet a gagné son paradis :op
(Et le premier film qu'on m'a offert, quand j'ai enfin eu un home cinéma... Devinez quoi ? La trilogie Star Wars ;o) )
La pire histoire, maintenant. Le souvenir qui fait honte.
Et là, ma fierté, je me la range dans les chaussettes :op
J'ai vingt ans, et j'ai très mal aux dents.
Et comme je suis une fille responsable, je vais chez le dentiste. Qui me prescrit, en cas de récidive, un anti inflammatoire. Solupred, je m'en rappellerai toute ma vie !
Soulagée et guillerette, je pars retrouver *ma bande*.
Nous sirotons un apéro en terrasse. Et arrive une apparition tout droit sortie de l'agence Elite (au moins). Une créature sublime, somptueuse, mais alors... un qui ne dormirait pas dans la baignoire :op
Manifestement, j'intéresse la créature. Flatteur, certes.
Laissons la chose tenter quelques manoeuvres d'approche.
Ne pas lui montrer tout de suite qu'il n'aurait qu'à claquer des doigts ;op
Et le mental, et l'intelligence, me direz-vous ? Franchement, pour ce que je veux en faire, je m'en fiche !
D'abordage en accostage, nous voilà donc attablés; la créature, qui répond au doux nom d'Alexandre, nous a rejoint.
Nous avions décidé d'aller dîner dehors. Et la créature se joint à nous.
Le dîner s'écoule, toujours pas mal aux dents.
Alexandre, en sortie de table, suggère un petit café en tête à tête quelque part; à la maison, bien sûr ! Hop, taxi.
Maison, café, blablabla, etc... Et là, les quenottes se réveillent.
Qu'importe, j'ai la solution à mon problème : Solupred ! Aussitôt dit, aussitôt fait.
J'aurais dû lire la notice. Et les effets secondaires.
Qui surgissent inopinément, d'un seul coup, sans prévenir, et jamais quand il faudrait.
Je vous laisse imaginer la scène : lovés sur le canapé, le jeune homme prend la main de la jeune fille, leurs visages se rapprochent, et... la jeune fille repousse brusquement le jeune homme, bondit sur ses pieds et fonce vers la salle de bains, les deux mains devant sa bouche.
Cette nuit là, j'ai pu détailler les moindres recoins et ébréchures de la cuvette des toilettes.
La honte !
La créature, voyant ses plans contrecarrés, s'est eclipsée discrètement.. et je n'ai jamais osé le rappeler. Alors qu'il me l'avait demandé.
Et enfin,le comble de l'histoire d'amour : celle qui ne commence jamais. Parce que jouer, c'est plus rigolo.
Et qu'à force de jouer, les grands, que cela embête, vous séparent.
Et là, dédicace spéciale à mon ex *collègue et néanmoins compagnon de jeu* Laurent, dit Rayon de Soleil (j'étais en train de lire "l'oeuvre de dieu, la part du diable", d'où ce surnom, bien plus sexy que "Homer", il faut bien l'avouer).
A cette époque, je travaille chez AB Productions, comme perchman, sur différentes séries.
Mais ma préférée (comme lieu de travail, s'entend; pour le reste, je n'ai pas encore subi de lobotomie), c'est "Le miel et les abeilles".
Parce que sur le Miel, je retrouve Rayon de Soleil. Et qu'on s'aime, tous les deux. Et qu'on s'amuse, comme de vrais gamins.
- On se court après (au sens propre comme au figuré, d'ailleurs) sur le plateau. Et on bouscule tout et tout le monde. Quitte à faire tomber les décors.
- On fait des batailles de Jedi avec nos perches
- On subtilise des accessoires divers : des rats (dans un épisode où 120 rats étaient prévus), un python (avec lequel Rayon de Soleil me poursuivait partout, et sachant que j'ai une véritable phobie des serpents...), une chèvre que nous emmenons sur le toit des studios, sur la pelouse de la maison du grand patron (qui s'est fait construire un chalet sur les toits. Tous les goûts sont dans la nature, après tout)...
- On s'enferme dans le décor "salle d'UV" et on envoie balader quiconque ose nous demander d'ouvrir
- On éclate de rire pendant les prises, tant les *comédiens* sont mauvais (surtout Giant Coocoo, rappelez-vous... ancienne star du porno reconvertie dans le sitcom pour enfants) (mais c'est un nain -un vrai-, alors il a toute ma sympathie)
... Et on finit par avoir droit, au bout de 6 mois, à une interdiction de plateau commun. Jamais de jour de travail simultané.
Nous avons essayé de soudoyer les secrétaires du planning, de négocier avec le grand chef du son, à grand renfort de parties de tennis et de tours en karting, mais rien à faire.
Trop dissipés, il parait.
Et comme nous avons des horaires de fous (début vers 7h30, fin entre 21h et 23 h)...
N'empêche, sans le chef, ç'aurait pu être une jolie histoire !
Depuis ce jour là, je hais la hiérarchie ;op
Todo Esta Aqui
Sound for today qui s'impose, forcément.
Tostaky***, c'est la contraction de Todo Esta Aqui. Et c'est vraiment à ce titre que m'a fait penser Marsu, aujourd'hui.
Et oui, tout est là. Pour aujourd'hui.
C'est un peu ce que m'a répété Marsu pendant tout notre cours.
"Tout est là, tu veux quoi en plus ? Cent balles et un pli de foin de Crau ?"
En réalité, j'aurai juste aimé un tout petit, mais alors tout petit poil de coopération de ta part, ô cheval terroriste et têtu.
Je sais, la droite, no pasaran aujourd'hui. Demain, ce sera peut être la gauche.
Le problème avec toi, c'est que tu retournes tout le temps ta veste, pardon, ton tapis de selle.
Et moi, comment je m'y retrouve ?
Ah, t'es simplement *contre* ? Tu résistes à l'oppression du patronat cavalier ?
L'impérialisme, c'est pas ton truc ?
Suivre à droite, à gauche, au milieu, enrouler, dérouler, avancer, s'arrêter, reculer, tu vois pas pourquoi ?
Et t'es anti... anti quoi tu as dit ? J'ai pas bien entendu...
Marsu de tous les pays, unissez-vous ? On vous spolie on vous ment ?
Mais t'as fait la sieste en plein cagnard ou quoi ?
Oui ?
M'en doutais un peu.
Et tu dis qu'on ne t'achète pas, toi ?
Allez, prends une carotte, fais pas la tête... Je t'assure que ça n'engage à rien.
Et une petite douche, pour rafraîchir ta petite tête survoltée.
La selle, tu veux ? Fabrication française, je te dis. Pas de risques, tu n'engraisses pas les grands patrons américains.
Juste un sellier super, je t'assure, il mérite qu'on l'encourage. Si, si.
Viens, on va travailler. On nous attend.
Je t'explique.
Quand je mets ma jambe, je voudrais que tu réagisses autrement qu'en levant les fesses et en balançant une ruade.
D'abord, ça ne sert à rien : un cavalier, ça ne tombe pas. Et ceux qui t'ont affirmé le contraire, ils disent n'importe quoi.
Au pire, et ça, tu le sais, ça se retrouve dans une posture étrange, mais ça ne tombe pas. Pas de toi, en tous cas.
Et là, tu ne peux pas dire le contraire.
Ensuite, tu referas jusqu'à ce que ça passe. Tu sais, ça, aussi.
Et pour les fesses du cavalier, c'est pareil : une demande, une réponse. OK, tu as le droit d'en faire un peu trop ou pas assez, je ne te ferai pas de procès d'intention. Mais tu fais.
Idem pour mon dos. Tu connais, pourtant. C'est de la syntaxe de base, ça, mon garçon.
Tu as dit quoi ? La cession de mâchoire et la cession de nuque, c'est de la propagande, et t'es contre ?
Va papoter un coup avec Salinero et Lingh, tu verras : tu vas revenir en me suppliant à genoux ;op Si si, j'ai bien dit à genoux.
Todo esta aqui, Marsu.
La prochaine fois, tu laisses le drapeau révolutionnaire de côté, et on essaie de faire beau, dis, petit Cheval ?
*** Je sais, politiquement correct-ement parlant, Noir désir, ce n'est pas du meilleur aloi.
Mais j'aime ce groupe depuis le début, et en ce moment, en plus de ma période kitsch, je suis dans une période "musique qui bastonne". Et oui, mes petits nerfs ... ;op
06 août 2006
Dimanche au Pic Saint Loup (champêtre, non ?)
Music for today :
Une pour moi, parce qu'elle me trotte dans la tête, et que je l'aime bien
Et une pour ma soeurette Corinne, toujours période kitsch, qui se rappellera de l'époque où on l'embêtait avec ça Coriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinne, Coriiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiine....
Cet après midi, j'ai craqué :op
Puisqu' *on* a omis de me rendre ma cassette d'IWTV, je n'ai pas regardé mon film du-top-ten-qui-partira-sur-mon-île-déserte depuis belle lurette. Et Amazon me tendait les bras...
Mardi, ou mercredi au plus tard, je serai la spectatrice heureuse de mon nouveau DVD, et contemplerai à nouveau Lestat, Louis et Claudia croquer des caniches et faire du tourisme culturel à Paris. J'ai déjà dit que j'aimais les vampires ;o)
D'ailleurs, si un marabout passe sur ce blog, aurait-il l'extrême amabilité de me désenvouter, afin que je cesse d'égarer tous les CD et DVD auxquels je tiens ? Ou d'égorger celui qui a fait pipi sur mon totem ? Merci d'avance, ô Marabout. Si l'incantation est bonne, vous pourrez faire un tour à dos de Marsu.
Et à propos de Marsu.
Aujourd'hui, séance de longe.
Tout d'abord parce que je suis fatiguée, j'ai eu beaucoup de travail, et n'ai pas le cerveau d'un chercheur en physique nucléaire.
Et puis surtout (et c'est la véritable raison) parce que Marie-Charlotte apporte aujourd'hui un gateau, et que cela signifie, aux Cabanelles, longue station assise, café en main, ou Martini, tout dépendra de l'heure, avec forces rires et déconnades.
Et j'ai envie de m'amuser ! De plus, à quoi bon m'en cacher : goinfre je suis, goinfre je resterai :-)
Longe, donc.
"Il est en forme, Nakhal !" me disent plusieurs personnes.
Tu m'étonnes. Fesses en l'air, tête en bas, figures libres en voltige acrobatique... Oui, merci, il va bien !
Je travaille majoritairement au trot.
Nous avons beaucoup travaillé le galop ces derniers temps, avec une nette amélioration. Alors, autant profiter d'un moment où je peux le voir et contrôler un peu pour se préoccuper du trot.
A droite, mon premier souci se résume en deux mots : "postérieur" et "axe". Enfin un peu plus : postérieur gauche pas dans l'axe. Et là, à pied, difficile d'agir. Je me sers de la lice, à cadence lente (en avançant, toujours), en enchainant voltes de 8 - piste. Puis en enchainant volte de 8 - déplacement du cercle et augmentation du cadre sur le droit - volte de 8.
J'ai dû trouver une solution adaptée, ou au moins potable : c'est nettement mieux !
A gauche, l'obsession de Marsu refait surface : le jeté sur l'épaule droite. Mouvement fort simple à réaliser, au demeurant.
Se laisser peser sur l'antérieur droit, de tout son petit poids, et l'air de ne pas y toucher, agrandir, agrandir... jusqu'à aller tout droit.
Sauf que :
- quand je suis en selle, et comme je connais mon cheval, j'affute mes aides externes
- quand Marsu est au bout de ma longe... et bien je veille à ce que la rêne fixe soit ajustée, that's all !
Et dans les deux cas, Marsu est bien eu ;op
S'il essaie de se soustraire au travail assez bruyamment dans les débuts (via un lancer de fesses digne des plus beaux décollages), il s'y met plutot très bien par la suite. Je peux même travailler les variations d'amplitude sous les acclamations d'un public admiratif et néanmoins déchainé (surtout mis en forme par le gateau qu'il dévore assis à la table, à 10 m du rond de longe).
Après celà, atelier Gourmandises en Pic Saint Loup.
Et NON je n'ai pas mangé les cinq parts qui restaient. Quoiqu'en dise Philippe, qui me sait être un alibi plus que crédible.
Mais si je suis une goinfre, lui... c'est un hyper-super-mega-macro-giganto goinfre, et je ne suis qu'un moineau à côté !
NDLR : Visiteur, toi qui lis le véritable nom de mon cheval et donc le prononce à voix basse, dans ta tête, en le lisant, je voudrais te donner une indication sur sa prononciation. Parce que rien ne m'énerve comme d'entendre prononcer ce si sublimissime nom "Nakal" avec un son "Ca" comme "Carotte".
Visiteur, si tu as appris l'espagnol... Pense au "J", comme dans "Juan". Ou si tu es fan de raï, pense à Khaled.
Et si aucune des deux solutions ci-dessus ne te conviennent, alors rrrroule tes rrrr et dis "Narrrrrral".
D'autre part, Visiteur, au cas où cette question t'ait effleuré l'esprit : Nakhal, ça veut dire *palmier*. J'ai donc un cheval qui s'appelle Palmier. Quelle belle jambe ça me fait, n'est-ce pas.
Et si, Visiteur, tu as tenté de te renseigner sur la guerre israélo-palestinienne, et que ce nom t'évoque quelque chose, pense à Ziyad Nakhal, porte parole et dirigeant de la section armée du Jihad islamiste et créateur des brigades Nakhal, dont le rôle est d'infiltrer des camps militaires afin de préparer des actions et attentats terroristes.
Et avec ça, j'espère un karma zen ? Je dois être :
- un peu inconsciente -réponse A-,
- totalement imperméable aux histoires d'influence et de prédétermination -réponse B-
Visiteur, je pense que tu avais compris que c'est la seconde solution qui est la bonne.
Tu as bien répondu ? Bravo. Tu as gagné toute mon estime et ma reconnaissance !
05 août 2006
Satanas et Diabolo ou Les fous de la selle de dressage
Sound of the day : je suis toujours dans ma période kitch, je vous le rappelle.
Alors, pour aujourd'hui, "Quand j'étais petit..."
J'étais un jedi, évidemment. Sérieusement, vous envisagiez autre chose ?
La journée avait bien commencé : en rangeant mes assiettes, j'ai retrouvé un CD que je cherchais depuis 15 jours*. Les remix de Noir Désir par différents artistes (Tiersen, Portishead entre autres). Contente je suis.
Une preuve supplémentaire que le rangement et le ménage sont utiles. La ménagère de moins de 50 ans qui en général ne sommeille pas en moi se réveille pour l'occasion et s'auto-congratule :-)
(* : je pose parfois un CD entre deux assiettes, dans une pile... Ne me demandez pas pourquoi, contentez vous de constater et d'accepter le fait ;op)
Soleil, mistral, tempête de sable dans le manège. Avec force grincements et bruits lugubres.
On se croirait dans la Petite Maison dans la Prairie, dans les épisodes où les Ingalls sont coincés par le blizzard. Les rares épisodes où on rate tout le côté hilarant de la Peite Maison, à savoir le gros plan de Charles Ingalls, face à un coucher/lever/rien du tout de soleil, la lippe tremblante, l'oeil à demi fermé et la larmichette dégoulinant sur la joue.
Bref, sortons.
Fifi est prêt. Val arbore une paire de lunettes de soleil sur sa GPA. Réaction immédiate de Philippe : "C'est Diabolo ! Tu sais, Diabolo des fous du volant!"
Soit. Si Val est rebaptisée Diabolo, forcément, je serai Satanas...
Satanas et Diabolo partent donc sur les chemins dans la garrigue.
Diabolo est sage; il n'a presque pas repéré de dahuts à découvert.
A couvert, c'est un peu différent. Le dahut est fourbe, il se cache et envoie des ondes qui font peur. Et de temps en temps, il prend la forme d'un arbuste vert fluo, au milieu du chemin, qui frétille de toutes ses jeunes feuilles dans le vent.
Juste pour effrayer les passants.
Alors, bien sûr, le chasseur de dahuts fait un bond.
Le bond du chasseur de dahuts est contagieux. En tout cas, il se transmet aux Marsus.
Satanas, quant à lui, a aujourd'hui une idée fixe : choper Diabolo.
Devant, derrière, au milieu, qu'importe. Ce qui compte, c'est de le choper. Avec les dents, sinon ça n'a aucun intérêt.
En passant par un rapprochement qui n'a de subtil que l'idée - utiliser le mouvement latéral (il doit oublier que je suis sur son dos ;op), en tournant la tête telle une murène au fond de son rocher, ou plus franchement, sans se cacher de ses intentions.
Grimper sur le dos de Diabolo quand nous sommes derrière, ça parait à Satanas une idée séduisante également.
A moi, nettement moins. Et à Val, encore moins, je présume ;op
Nous rentrons donc en repérant de sublimes buissons de mûres (atelier "goinfre" en perspective, je sens que Yop va avoir droit à une promenade gourmande).
Si Fifi a l'air content de rentrer, Marsu, lui, après une dernière tentative pour attraper une partie indéterminée de l'anatomie de son compagnon de route, décide de se diriger à nouveau vers le départ en promenade...
Il commencerait à apprécier, peut être ?
04 août 2006
La Crevette et le Marsu
Un sound of the day spécial juges de RLM ringards mais qui m'a toujours fait mourir de rire, surtout hurlé à fond dans les embouteillages, toutes fenêtres ouvertes, de préférence en passager, avec un conducteur qui hésite entre me taper sur la tête pour me faire taire ou se cacher sous son tableau de bord et qui prie pour que surtout, surtout on ne le remarque pas ;op
(NDLR : Je suis dans une phase kitch. Si j'avais trouvé la chanson de la chèvre -ma chèvre, mon amour, ma douleur-, c'est celle là que j'aurais choisie)
Pour la seconde fois cette semaine et depuis un an et demi, ce matin, je jumpe du bambou.
Et c'est Falbala, dite "Crevette", qui sera mon sparring partner.
Crevette, c'est une PFS qui doit toiser 1,45 m les antérieurs levés, toute fine et toute blanche (je vous rappelle que je toise pour ma part 1 mètre 69 virgule neuf. Pas lourde certes, mais bon).
Crevette a peur de tout, saute en l'air quand elle éternue et a un sixième sens pour détecter les monstres, surtout quand il n'y en a pas ;-).
J'ai eu Crevette dans mes reprises toute l'année, mais jamais je n'étais montée dessus. Bien m'en avait pris : me sens toute perdue, là dessus. Rien devant, rien sous la selle. Mais comment je vais faire, moi ??? Enfin, pas le moment de se poser 50 questions : j'y suis, et j'espère y rester :op
L'exercice du jour : un joli huit de chiffre, avec sur une diagonale un oxer (1 mètre au carré) et sur l'autre un vertical (1 mètre) avec barres en V.
Dans un premier temps on vient au trot rênes longues, yeux fermés; puis trot rênes ajustée, yeux toujours clos; puis galop rênes longues yeux fermés, et enfin galop rênes ajustées yeux ouverts.
Sais pas si vous avez déjà essayé de faire un huit de chiffre rênes longues et yeux fermés, mais je vous promets, ça vaut le détour !
Je triche sur le premier passage du vertical, et bien m'en prend. Ficelle, le chat du club, a entrepris de traverser la carrière et décidé de se coucher entre les barres. Barres jaune pétard.
Et que fait donc la Crevette ? Elle s'arrête. Heureusement que j'attendais gentiment mon saut, y a rien à quoi se raccrocher, sur une crevette ;op.
Nous revenons, j'attends gentiment en gardant mes jambes.
Et Crevette... pile. Et se ravise dans les deux secondes. Crevette me saute le machin de l'arrêt (Crevette n'a pas beaucoup de technique, et elle me colle un saut énorme).
M'y attendais pas, moi ! Mais bon, toujours en selle. Seulement Crevettounette a besoin de se remettre le dos en place. A la réception, droite-gauche en bonds qui lèvent les fesses. Que croyez-vous qu'il arriva ? ...Rien. Aller retour du cavalier selle-encolure puis encolure-selle, le tout en plein éclat de rire (qui comme chacun sait rend l'équilibre précaire).
Après ce petit contretemps, Crevette a été extra. Tout enchainé plusieurs fois, dans le train, en revenant bien.
Comme quoi, il ne faut pas préjuger des crevettes !
L'après midi, c'est au tour de Marsu de me supporter.
Petit cheval est ravi qu'un humain daigne enfin le sortir de son box (aujourd'hui, aucun cheval n'est sorti. En temps normal, ils ont chacun un jour *sans* dans la semaine; cette semaine, le jour a été groupé pour tous).
Aimable dès que j'arrive, étonnant.
Marsu, si on le transposait en humain, serait un espèce de caïd roulant en décapotable rouge, chemise ouverte sur poitrine velue, chaîne en or et bagouses, musique à fond (du rap, bien sûr). Ou bien, à l'autre extrème, un Rain Man.
Dans ces conditions, vous admettrez qu'un Marsu affable, ça cache quelque chose ;op
Pansage, sellage, hop ! Manège.
Rien de particulier à dire, sinon... que Marsu, he's the best.
Pas plutôt bon, trot mieux que d'habitude pour un début de séance. Rien de fantastique, mais un cheval avec moi. Ce qui est tout de même essentiel.
Au galop... Que dire, sinon que j'ai arrêté la séance juste après, tellement Marsu avait été bon ?
Le galop moyen sur la jambe interne, ça décoiffe ! Je commence à bien sentir le moteur. J'ai toujours aimé les décollages ;-)
Le *revenir* dans ma jambe externe : super. Une vraie variation de la foulée.
En revanche, et ça c'est pour moi, il va falloir que je trouve le bon dosage afin que Marsu reste bien sur la piste et dans le bon pli. Mais c'est du détail (enfin, du détail... ;op).
La volte de 10, ça roule. De mieux en mieux. Je sens que Monsieur daigne enfin s'asseoir.
La cession : traversons le manège, traversons !
Contre changement de main : ne charge pas, garde son équilibre, à la condition que je pense à mollir complètement dans mon bras intérieur.
On doit commencer à savoir galoper, tous les deux, et en même temps :op (ce qui, finalement, pourra nous être bien utile si nous défilons un jour sous le nez crochu de Gnagna).
03 août 2006
Liberté pour les marsus !
Sound for today : parce que j'aime Thom Yorke. Et que c'est une raison suffisante, na !
Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume... Marsu et moi avons travaillé en liberté.
Et oui, un peu marre du manège, un peu fatiguée par la lessiveuse de ce matin, envie de regarder Marsu bouger son corps : liberté nous ferons.
Pansage au détachant, Marsu ronronne sous l'étrille, se pâme sous la brosse douce : mais on m'a changé mon cheval ;op
La séance s'annonce sous les meilleurs auspices, donc.
Direction le grand rond.
On commence soft. Marcher au pas, changer de main, trotter un peu, re changer de main... Le cheval est tout raidi, j'ai horreur de ça ! Mais je connais ce dandinement des postérieurs... Un arrêt pipi plus loin, Marsu s'assouplit.
Mais pourquoi ce besoin d'être dans le toubin pour se laisser aller ? Je fais quoi, moi, le jour où il me fait ça en concours ?
J'imagine la scène : entrée au trot, en A doubler dans la longueur en X arrêt, immobilité, salut. Pipi. Un peu gênant, non ?
Revenons à nos marsus.
Donc, nous trottons.
Changement de main de droite à gauche ou de gauche à droite : à chaque fois, j'ai droit à un festival de fesses en l'air et de lancer de pieds.
Mauvais point, Susu.
Le reste du travail se passant bien, je ne me formalise pas outre mesure. Il a bien le droit de s'amuser, le Ti Marsu !
Ti Marsu qui a l'air de croire qu'il peut se permettre un peu plus : je le rechange de main au trot, et au milieu de son doubler, hop ! Fesses en l'air, pied qui volent, et Marsu en orbite sur la piste.
Je change de stratégie. Plutôt que de le repasser au trot, je décide de le laisser galoper puisqu'il en a envie, mais quand il repassera au trot, je le repasserai au galop : tu veux courir ? Cours !
Stratégie appliquée, mais dès la transition descendante, voilà mon Marsu qui s'arrête sans que je ne lui aie rien demandé. Et qui, quand je veux le remettre dans le droit chemin, fait demi tour.
Il ne me l'avait encore jamais faite, celle là !
Ni une, ni deux. Chambrière en main, demi tour. Tu tournes ? Et bien retourne. Et re demi tour. Encore ? Pas de problème, j'ai tout mon temps.
Tu vois, garçon, c'est moi qui contrôle. C'est moi qui décide où tu vas et à quelle allure tu y vas. Non mais, vais pas me laisser faire par un cheval, nomdidiou !
Marsu repart, la bête semble calmée.
Trot, arrêt. Pas si mal.
- Eh ! Mais j'ai dit arrêt !!!!! Si, je t'assure !
- Peut être bien, mais je m'en fiche ! ricane Marsu.
- Un petit demi tour peut être ?
- Tu fais comme tu le sens, moi, j'avance. Ton machin noir, m'en tape.
Petit remise au point nécessaire, et nous repartons.
A part quelques autres âneries, la séance se termine bien. J'essaie de faire varier l'amplitude du trot et du galop, ça fonctionne pas si mal.
Tout n'est pas perdu ni à jeter, dirait-on ;op
Le lieu du délit, juste pour faire rêver ceux qui aiment les ronds de longe : 
02 août 2006
Abstinence et Conséquences
Sound for today : PJ Harvey, à cause du "Little fish, big fish"... Un peu de fraîcheur des profondeurs
Aujourd'hui, il ne fait pas trop chaud. Tant mieux ! Le programme est bien rempli.
10h30 : A cheval sur un gris, mais qui n'est pas Marsu.
Après un an et demi d'abstinence, je craque et me voilà de retour sur les barres :o)
Et infidèle à mon grisou, pour l'occasion.
Pour cette reprise, censée être "tranquille", j'ai droit à une jolie ligne saut de puce - une foulée - vertical - deux foulées - vertical - deux foulées - oxer.
Après un an et demi à enfoncer mes fesses dans la selle, le transfert de poids vers le bas de jambes est un peu difficile ! J'ai l'impression d'être complètement à côté de la plaque. Le hasard semble faire bien les choses, personne ne s'en est aperçu ;o)
Les sensations de frappe, train, etc. vont être un peu plus compliquées à retrouver, je pense. Mais les instances supérieures me donnent "3 ou 4 séances" pour retrouver mon niveau... Wait and See !
En attendant, je me fais plaisir. En pensant à Sally swift et à l'image du ski sur bosses, qui fonctionne super, mais alors super bien ! Pas pour rien si je l'ai ressortie au long de l'année aux cavaliers ;op
Contente, et je remets ça vendredi.
Fin d'après midi, après un moment qui aurait dû être consacré à travailler, mais qui finalement s'est génialement transmuté en papottes, départ pour l'écurie.
Récupération du Marsu, préparation de la bête dans son boxe, bien à l'abri des regards du gnome que j'entends vociférer dans le box voisin. J'attends qu'il soit parti pour m'aventurer vers la cour et finir mes préparatifs. Aucune, mais aucune envie de provoquer énervement ou urticaire ;op
Direction le manège, où je retrouve deux autres chevaux dont le voisin et grand copain de Marsu, un très chouette Almé dont la proprio est dresseuse jusqu'à la moelle.
Marsu au pas n'est pas si mal. Je décide de commencer par étirer, puis enclencher le moteur et remonter un peu en insistant sur la cession (de nuque/de machoire), et ensuite varier l'attitude.
Tout ceci me prend un petit quart d'heure. Et le résultat, s'il n'est pas transcendant, vaut tout de même la peine.
Si tout le monde respectait les priorités, ce serait même un peu le nirvana.
Passons au trot... L'esrit de la Girafe fait une offensive.
Je mets ça sur le compte de la patate à roulettes. Et de toutes façons, aujourd'hui, je suis un chamallow. Un chamallow ferme certes, mais pas colère. Alors j'insiste, j'insiste, sans en démordre. Le résultat est assez moyen, le cheval s'ouvre un peu, mais il propulse. Et c'est l'essentiel.
Galop à droite : rien à dire. Marsu est de plus en plus à l'aise, de plus en plus rond, et moi aussi, du coup (enfin, pour ma propre rondeur...;op).
Nous enchaînons cercles de 15, puis de 12 et 10 en alternance, et cessions à la jambe. Marsu répond tellement bien que je pourra traverser le manège sur la grande diagonale... Il est mûr pour appuyer au galop, dirait-on !
Emportée par mon élan, je travaille le galop moyen sur la longueur. Waouh !
Il faut juste que je trouve le moyen de doser mon "revenir".
Coach m'a appris à allonger le galop avec les fesses, bien sûr, mais aussi en passant Marsu sur ma jambe interne, et reprendre avec le dos, bien sûr, en passant le cheval sur la jambe externe. Mon souci, c'est que je dose mal aujourd'hui, et que Marsu revient un petit peu trop et repasse au trot sur une foulée.
Un point supplémentaire à travailler !
Le travail au pas et au trot (cessions, voltes, épaules) est bien meilleur.
Refaire ensuite à gauche ce qu'on à fait à droite, au galop, puis stretching tête en bas et dos étiré, conclut ma séance.
Marsu, ramené à l'attache, a droit à ses bonbons.
Et devinez à quoi, moi, j'ai droit...Impensable, les gnomes n'ont décidément pas de figure !
Gnome et gnominieuse passent, et... Gnome s'arrête pour me poser très aimablement une question, papoter...
Mais j'hallucine, il va neiger, y a une comète qui se dirige vers la Terre et je ne suis pas au courant !
Il a dû se dire, lors de notre rencontre dans les vignes où j'avais osé le rembarrer (et, post rencontre, je l'avais -mais passé pudiquement sous silence sur ce blog- traité de C***ard, que finalement, il valait peut être mieux faire ami-ami.
Allez savoir.
En tous cas, ce soir, je m'attends à tout !
Si Yop vient me voir et me demander une cigarette d'une grosse voix, ça ne me surprendra pas !

