My own *Nakhal Jones* Diary

Aventures et réflexions d'un cheval en 2006 ...

24 juillet 2006

I haven't been human for 200 years

Aujourd'hui, nous sommes lundi. Le lundi, c'est le jour de repos du Marsu. Donc le jour où je me concentre sur ma petite personne. Et où vous, qui passez sur ce blog, êtes fatalement amenés à vous concentrer aussi sur mon ego, du coup ;-)

Et aujourd'hui, après l'étourderie, j'étudierai donc un autre aspect de mon caractère, légué par mon Papounet celui là : j'adore les histoires de vampire.
Tout a commencé lorsque j'étais petite.

Mon Papounet donc, juriste international, aime les histoires fantastiques et les vieux films.
Je ne devais pas avoir bien plus de 6 ans. Le Nosferatu de Murnau (pur chef d'oeuvre) passait à la télévision. Papa, en bon intello distrait, ne s'était pas demandé si c'était vraiment de mon âge; bref, je l'avais regardé. Souvenez-vous; lorsque le jeune Harker est à l'auberge, Dracula-Nosferatu vient à sa fenêtre et tape au carreau, pendant la nuit. Et Papa de m'expliquer qu'ensuite, Harker deviendrait vampire à son tour.
Ah bon ? Et comment on sait qu'on devient vampire ?
Parce que les canines poussent, mon enfant.
Le film s'achève, et je vais me coucher.
Ma chambre, à cette époque, avait une porte vitrée.
Trois heures du matin. Papa se lève (ses motifs ne nous regardent pas;-) ) et en passant toque au carreau de ma porte.
Je me réveille en sursaut. Et j'ai passé la fin de la nuit lumières allumées, à observer mes canines dans la glace, au cas où elles poussent ;o)

Et depuis, j'ai toujours été fascinée par les histoires de vampire. Pas le méchant vampire comme dans les séries B avec Christopher Lee, non; le vampire romantique, le vrai, comme le Dracula de Stoker, comme le Lestat des Vampire Chronicles d'Ann Rice... Peut être une série de livres qui feraient partie de mon Top Ten à emmener sur une île déserte. Enfin non, pas peut être, sûrement ! Car le vampire est profondément humain, si, si !
Et je ne résiste pas au plaisir de la BA d'Interview with the Vampire, que j'ai beaucoup aimé, même si :
- Brad Pitt joue comme un pied (en revanche, quelle bombe !)
- Le personnage de Lestat n'est pas assez creusé; ceux qui connaissent les livres sont en général frustrés par ce côté de l'adaptation. Mais magistralement interprété (et pourtant, je ne suis pas du tout fan du nain scientologue)
- Antonio Banderas en Armand, c'est ridicule !
Mais rien que pour le souvenir de la nuit passée avec mon Fred from NY, beurrés comme des Petit Lu, à arpenter les Halles et le Marais à la recherche de Lestat et Armand, pour finir hilares et bien sûr bredouilles... j'aime ce film ;-)

Et que tout le monde se rassure : je n'ai pas le type de la gothopouffe de base, ni gotho-pas-pouffe d'ailleurs : pas de gotho (ni de pouffe :op) chez moi !

Posté par mybridgetdiary à 05:42 PM - Me, myself and I - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

De l'auto-flagellation chez le cavalier

Son du jour : j'ai choisi une oeuvre dont la débilité n'égale que le génie et le succès.
Je vous laisse juges ;-)


Hier, donc, avec Meriem, nous avons décidé de nous faire du mal. Un mal pour un bien, certes. Et puis nous n'avons pas assez de soucis en ce moment: il faut qu'on se trouve un sujet d'auto-flagellation ;o)

Donc, à 16h30, je débarque, au volant de ma petite polo, chercher Meriem et l'instrument de torture du cavalier. Celui qui nous servira de prétexte à la soirée tentative de suicide à la carotte rapée (et à la tourte au saumon, aussi ;op) : la caméra.
La caméra, c'est le couperet du cavalier : ça ne pardonne rien, mais alors rien du tout. Et c'est s'infliger une torture en place publique (i.e. à table avec des copains qui ne manqueront pas de se fendre la poire ou de guetter le ridicule... Non, là, je paranote un peu !). On devrait pouvoir s'isoler pour regarder ça tranquillement; mais chez Meriem, c'est mal parti ! Au mieux nous serons seules avec les trois chiens, le perroquet, les perruches et le bébé, mais lui, il est trop petit pour critiquer.
Et on ne pourra même pas se cacher sous la table ;op

Quand nous annonçons notre projet à Philippe, il se marre. Allez savoir pourquoi...
Bref, sans plus tarder, je prépare le Marsu. Quelques contractions dans le dos ? Massage, mon garçon. Et la lippe pendante et l'air béat, il apprécie, dirait-on; il savoure, même. Effectivement, post-massage le dos est à nouveau souple.

Je suis donc la première à passer.
Pas, trot featuring spéciale dédicace à Cigogne pour les premiers, d'ailleurs. Tourner à gauche, Marsu refuse catégoriquement; il faudra pas mal de persuasion et d'assouplissements pour avoir de véritables cercles sans fuite sur l'épaule droite.
Le travail au galop sur voltes de 10 m, transitions dans l'allure, puis contre changements de main est plutôt satisfaisant.
Repassons au trot, et là, hop, réapparition de la girafe : Philippe vient d'entrer dans le manège et dansote au milieu (et un gaillard d'1,95 m qui gigote au milieu du manège en parlant fort et en riant -comme d'habitude-, ça a de quoi vous déconcentrer un Marsu).
Sortie de Philippe rimant avec Marsu se reconcentre (enfin, presque ;op), je parviens à finir sur du "joli", souple et étiré. Je peux arrêter (et ça urge, je suis en nage, et Marsu a fort mouillé sa chemise : son tapis épais est trempé).

Au tour de Meriem.
Elle, elle triche ! Elle longe... Mais du coup, elle a intéret à bien gérer sa bête ;o)
Et faire avancer une Kéké correctement, trouver le juste milieu entre trottinette et tricotage précipité, pas si simple !
Mimi me demande plusieurs fois ce que j'en pense : et bien rien, quand on filme, en réalité, on ne voit pas. C'est dommage, mais c'est comme ça.
Ceux qui me connaissent savent que j'ai travaillé en télé et en cinéma, mais heureusement je m'occupais du son : je suis une catastrophe ambulante à l'image :op
Et à la torture de se voir en vidéo, j'ajouterai une simulation mal-de-mer ;op

Quand je vous disais qu'on aimait se faire du mal... (ndlr : même pas vrai ! :-) )

Posté par mybridgetdiary à 03:51 PM - Marsu's Diary - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 juillet 2006

About Marsu's Karma...

Sound of the day : Massive Attack. ça monte, ça monte...

Séance du jour : balade ou travail ? Tout dépendra des éventuelles raideurs du Marsu.
Il est contracté dans sa ligne de dos, côté droit.Tendilax Shock, la solution des pros ;-) Et hop, un massage.
Marsu semble apprécier. En tous cas, le dos me semble bien moins contracté, et Marsu ne réagit plus au passage appuyé des doigts.

En selle.
Dehors, sur la montagne, le ciel se couvre, il devient noir... Un vent énorme se lève, les oliviers se tordent; quelques éclairs déchirent le ciel. Les baies vitrées du manège sont ouvertes.
Marsu doit avoir peur que le ciel lui tombe sur la tête : il me ramène deux fois vers l'entrée du manège, très vite, très vite, très vite.
Son pas est allant, souple : nous resterons donc travailler.
Bon, d'accord, ce qui se prépare dehors n'incite pas à aller fôlatrer, mais je le jure, ça n'a rien à voir ;-)
J'oublie, pour ce jour de retrouvailles avec la souplesse de Sexy Boy, toutes les figures à fioritures : on fera simple. Volte-épaule, cession, transitions dans l'allure au pas. Pas si mal, Marsu finit par venir s'étendre. Etendu, maintenant on peut tendre :-)

Au trot, j'ai l'honneur, dans les débuts, de chevaucher une girafe. Et oui, Walh, une girafe (la cigogne n'est pas encore au chômage, vois-tu ;-) ). Nos premiers cercles au trot sont donc pour toi.
Raideurs moindres, mais il faut assouplir... Et je veux rester dans le simple.
Cercle, épaule, volte, épaule, varier l'amplitude, veiller à garder le cheval en ligne, à l'occuper pour qu'il oublie que Toutatis et Bélénos discutent le bout de gras juste au dessus de ses oreilles (qu'il a fort jolies d'ailleurs)...
Peu à peu, je sens Marsu se décontracter, je l'entends respirer réellement : il se détend. Et me donne son dos et son attention. Fière je suis ;-)
J'en profite un peu : il faut savoir se faire des compliments-minutes, ça fait du bien !

Repassons au pas : et là, j'ai un Marsu calme, en avant et droit . J'en profite pour travailler au pas; tenter le galop avec Toutatis et Bélénos qui préparent leur after à Senlis, c'est risqué. J'ai passé une semaine à travailler sur les raideurs, je ne veux pas tout perdre! Petit contretemps tout de même; nos amis les dieux gaulois ont décidé de commencer leur free party plus tôt que prévu, et voilà une avalanche de pluie sur le toit du manège. Et ça, c'est la hantise de Marsu ! Le karma zen fait place à un karma survolté. Kerzut, dit la cavalière.
La solution en cas de survoltage : elle réside bien sûr dans le mouvement en avant.. Mais pas en avant selon la méthode Marsu "à fond à fond à fond". Non Marsu, ma méthode marche mieux que la tienne, je t'assure !
Nous finissons donc sur un cercle au trot, cheval tranquille et relaché.
Et là, un éclair me traverse l'esprit (un éclair de pensée, bien sûr. Pas une négligence des sieurs Toutatis ou Bélénos).

Je crois que je commence à savoir monter à cheval ;-)

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21 juillet 2006

De la chute de l'oisillon

Sounds from Ben Harper. Goooooooooooooooood vibes ;-)


Selon Kerouac, la chute d'un chat renfermait de terribles présages.
La chute d'un oisillon, à l'inverse, porterait-elle bonheur ?
(on sent l'humeur champêtre de l'écrivain, aujourd'hui... No comment !)

Aujourd'hui, Marsu m'attend, endormi à la porte de son box. Il lève une oreille en me voyant arriver, une autre au son de ma voix, la tête quand je me plante devant lui. Petit cheval est tout ensommeillé.
Je l'emmène dans la douche, noue sa queue, prépare mon jet... Et poum, que vois-je qui tombe du plafond ? Un bébé hirondelle, rattaché au nid par un enchevêtrement de crins gris.
L'écurie est une résidence d'été 5 étoiles pour hirondelles, avec section maternité, terrain d'envol, pistes d'entraînement, toilettes vivantes... Marsu a deux nids dans son box, deux couvées, les parents, et des chiures sur le dos ;-)
Revenons à notre oisillon. Il piaule, il piaille; deux hirondelles adultes tournent autour de lui en criant... Marsu, là-dessous, reste stoïque. Karen me rejoint, on cherche quoi faire pour ce pauvre bonhomme.
Repérage d'un petit escabeau et d'un balai tout mou. Hop, je monte sur l'escabeau, et tout doucement, remonte Mister Oizo au bord de son nid. Mais l'oisillon est fatigué, il reste sur le balai... Je reste comme ça, bras en l'air, un moment. Mais ça n'avance pas à grand-chose; et je fatigue.
Heureusement, Super Christian arrive. Il me dit de redescendre mon balai... Ouf, Mister Oizo est toujours retenu par ses crins. Mais il a l'air très fatigué...
"Où est l'échelle ?"
"Dans la grange, je crois, ô Super ChriChri le sauveur des Hirondelles."
Super Christian, escorté par mon humble petite personne, se rend dans la grange où nous dégottons un escabeau digne de ce nom. Direction la douche, d'où j'ai pris la précaution de sortir Marsu.
L'escabeau tremblote; me voilà investie de la mission de le tenir pendant que Super ChriChri se charge de 1/ couper les crins qui retiennent Mister Oizo et 2/ replacer le fugueur-cascadeur dans son nid.
Et Mister Oizo nous a remerciés ;-) Si, si, il a poussé plein de cui-cuis ;-)
Standing ovation, donc, pour Super Christian, qui n'est autre que le propriétaire d'Hugo, et qui n'a écouté ni son grand âge ni son mal au dos !

Et il a dû me porter bonheur, parce que :
- Marsu n'a presque pas eu peur de l'aluspray (alors qu'en temps normal, il voit la bombe et se barre en courant, attaché ou non)
- ses postérieurs ont désengorgé en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire (avec cette chaleur et son foie, pas étonnant qu'ils gonflent, mais il y avait longtemps, quand même)
- Malgré un début de séance (longe) fort raide, il a fini souple, décontracté, tendu, avec quelques très jolies choses, et un comportement "aux ordres" à faire jpâlir de jalousie tous les "Sir yes Sir" de la planète ;-)
Alors, merci Mister Oizo !

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19 juillet 2006

In M. we trust

Sound of the day : encore du radiohead, mais quand on aime, on ne compte pas ;op


Séance mi-positif, mi-moyen aujourd'hui.
Encore très chaud, lourd, et l'équarisseur n'est pas encore passé :-/
L'écurie est vide; à croire que le temps a marqué une pause... C'est assez surréaliste en fait.
Les seules cavalières que je croise doivent me prendre pour une martienne et ne pas comprendre ce que je dis; elles ne sont en fait pas au courant des évènements d'hier soir...

Marsu est au fond de son pré. En me voyant arriver, il se dirige vers moi : un effort de moins à faire pour moi sous le cagnard ;-)
Douche, préparation en habits d'été. Sa blessure de sangle est toujours là. Vivement que la sangle magique arrive. J'ai un peu honte de le monter comme ça. Mais Véto en chef dit que je peux y aller, alors je le crois !

Direction le manège, dammé de frais ;-)
Nous marchons, tranquillement, rênes assez longues; Marsu vient se décontracter vers le bas, calmement. Un peu trop calmement d'ailleurs, j'ai l'impression d'être assise sur un loukoum gris. Qu'importe, réveillons Sexy Boy (qui proteste assez mollement, signe de grande sieste).
Tant pis, nous nous réveillerons dans l'exercice. Et en avant : volte de 10, épaule, re-volte, on avance sur le petit côté, et on allonge sur la grande diagonale avec belle extension d'encolure. Et rebelote.
Un paquet de Marshmallows plus tard, trottons.
Ma préoccupation du jour : équilibrer Marsu au trot enlevé. Pas simple; il a un tel rebond qu'il vous sort réellement de la selle. Coach a dit "Trotte enlevé à contre temps, son rebond va compenser, et ça sera bon".
Bien vu ! ça roule. Et me voilà aux commandes d'un félin hybride Chamallow, j'adore ! Dos souple, foulée souple, bouche décontractée et perméable... Waouh !
Je m'assieds... Oups, j'aurais mieux fait de m'abstenir ! Hormis sur le cercle, impossible d'avoir un cheval équilibré. Et bien on restera sur le cercle, et en ED à gauche, puisque ça marche. Les trots moyens sont en conséquence, c'est à dire pas bons.

Si le trot n'est pas bon... Il faut changer et y revenir ensuite !
Traversons donc le manège en cession sur les grandes diagonales, au pas. En cession jambe gauche, tout passe : cheval bas, rond, en avant et droit. En cession jambe droite, un poil plus "dérapé", mais finalement plutôt bien.
Idées changées, cheval prêt à trotter : effectivement, on étire au trot sur le cercle et c'est plutot bien !

Je décide de retravailler le galop. Hop, à droite.
Et là, ma jambe droite a disparu ! Marsu nous a rejoué Bewitched, pouf, plus de jambe droite ;-) Il fait en tous cas comme si elle n'existait pas, ce qui est fort désagréable. Mais s'il fait Bewitched, moi, je lui fais Harry Potter et un "jambulus eperonus reparo". Résultat : un fantastique départ protestatire en coups de c*ul (la formule a trop bien fonctionné, dirait-on).
Ce qui suit, c'est un pur moment de paradis.
Laissant de côté les serpentines et autres contre changements de main, je me concentre sur les voltes de 10 m. Et comme diraient les lofteurs, c'est "que du bonheur" ;-) Le Sexy Boy est sur les fesses, calme, posé dans son galop... Arrêtons là, veux-tu ? Il veut bien. Alors, fin de séance.

Et merci à tous ceux qui ont pris la peine de m'aider pour les maquettes du site : il est adopté, il est extra selon les dires des intéressés ;-)
Contente je suis !



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En arabe, ça veut dire Soleil

Pas de blog hier. Rentrée tard et goût amer.
Chems nous a quitté hier soir, vers 20h30. Emporté par une colique de torsion fulgurante. Mais sa propriétaire a pris la décision du courage, celle de lui offrir une fin sans souffrances.
Il avait 34 ans, un âge canonique pour un cheval au mental d'acier, qui est parti dignement, après une dernière promenade en main avec sa propriétaire, un dernier paquet de carottes qu'il a pu déguster grâce aux antispasmodiques et antalgiques qu'il avait reçus peu avant, et qui lui auront permis de se lever : un ultime cadeau à son humaine.
Chems était voisin de box de Nakhal. Du haut de ses 34 ans, perclus d'arthrose, il tentait quand même de galoper quand on le mettait au paddock. Né en Tunisie, ramené en France par ses propriétaires, il était le cheval de la famille depuis fort longtemps. Un vrai mental de guerrier, un caractère bien trempé aux affinités bien marquées !

Bon vent Chems !

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17 juillet 2006

De l'étourderie : mea culpa

Jour sans cheval, donc. Ni poneys, ni sabots, ni crinières, ni carrière, ni cure pieds, bref jour *maison* et sieste (involontaire, mais sieste tout de même).
A jour sans cheval, blog sans cheval.
Alors, sur quoi blogger ? Et bien pour une fois, de ma petite personne. Un peu d'égocentrisme, ça ne fait pas de mal !
Mon sujet sera donc l'étouderie, bien sûr. Mon trait de caractère particulier  ;-)

Je suis une incorrigible tête en l'air :
- Je perds ou j'oublie mes clés. Je suis donc relativement souvent enfermée dehors. Ou dedans, c'est selon. et bien sûr, il n'y a jamais personne pour m'ouvrir.
- Je sème les lunettes de soleil, et bien sûr, uniquement en été. En hiver, elles restent bien sagement à leur place de serre-tête. Mais en hiver, elles ne sont pas très utiles.
- Je laisse traîner le courrier environ 3 semaines, voire plus, avant de l'envoyer (alors qu'il est là, tout prêt, timbré...) : France Télécom, ça ne les fait pas rire du tout; le Trésor Public non plus, allez savoir pourquoi :op
- Je suis capable de sortir de chez moi avec un objectif précis, comme par exemple "Passer chez Schlecker acheter un paquet de Proplan pour le chien", de penser à autre chose, me diriger vers ma voiture (alors que le magasin en question est à 3 minutes à pied), grimper dedans et m'en aller lui faire un nettoyage complet, puis rentrer sans la nourriture de mon Yop Yop.
- Je peux aussi, les grands jours, partir sur une serpentine au galop, et oublier de tourner après la deuxième boucle, continuer imperturbablement sur un demi-cercle à faux et me payer le luxe d'un galop moyen sur la diagonale. Intéressant, certes, au point de vue travail du cheval, mais ce n'est pas ce que je suis censée faire ;-)
- Je suis celle que le Chef est obligé d'appeler, et plusieurs fois encore, parce que je dois être le seul employé de France à oublier de prendre son chèque de salaire.
- Je retrouve régulièrement des objets dans des endroits cocasses; j'ai tendance à employer la tactique du rangement par couches successives en des lieux non adaptés. Des clés dans un congélateur, un CD au milieu des assiettes, et tout à l'avenant. L'ennuyeux, c'est que je ne m'y retrouve pas :-) Le positif, c'est que j'ai souvent des surprises !
- J'ai tendance, avec ma meilleure amie, à employer un mot pour un autre. Elle est extrêmement douée dans ce genre de performances; c'est ainsi que nous voulions nous inscrire à la formation "Gestion des établissements équestres" dispensée par le GIGN, et à un stage de CCE chez Carrefour. Inutile de dire que ça a déclenché l'hilarité de nos interlocuteurs.
- Je confonds régulièrement ma droite et ma gauche. Et comme Coach aussi, ça donne parfois des situations surréalistes, puisque sur ce point, on n'est jamais synchrones :
"Mais non, pas cette droite là, l'autre !" 
"Jambe gauche, je te dis ! Mais tu m'écoutes ? Jambe externe !"
" Euh, la jambe externe, c'est la droite..."
- J'ai tendance à jeter les bananes et garder la peau à la main. Et parfois je jette les paquets de gateau pleins, et je range les vides (sacrilège ;op ).
- Je suis capable de relaver des vêtements propres, et de ranger le linge sale (bon, pas trop trop sale tout de même).
- Je peux mettre mes éperons, enlever mes éperons, remettre mes éperons, re-enlever mes éperons, plusieurs fois de suite pendant que je papote, avant de monter.
- Parfois, je bugge, purement et simplement. Ce qui a pour effet de faire rire les gens. Mon dernier exploit en date : quand une amie dit "J'ai appelé le 15" et que mon premier réflexe est de penser "Mais pourquoi elle appelle un médecin dans le Cantal alors qu'elle est à Montpellier ? ", et que bien sûr je dévoile ma pensée...

Le tableau vous parait un peu sombre ? Ne vous y méprenez pas.
J'ai une excellente mémoire, je n'oublie jamais un anniversaire (même si parfois je me trompe de personne ;op), ni un visage, ni ma reprise en concours, ni mon tour, je ne me trompe jamais de cheval (à condition, si je ne le connais pas, qu'on me montre le bon), ni un numéro de téléphone (pour ça, je m'auto fascine ;op ), ni une réplique des Bronzés ou du Père Noël, ni rien de ce qui me passionne.
Et j'ai au moins l'avantage de faire rire tout le monde... Une compensation, en quelque sorte : mon côté mono-obsessionnel et recherche permanent d'infos, c'est trop sérieux ;-)

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Parce que Marsu est trop sage...

... en ce moment, je ressors une petite photo de l'arrêt d'urgence selon l'Equus desertus Marsupilamis.
Resituons : pour la première fois, ce jour là, Marsu évoluait au milieu de 16 chevaux. C'était il y a un an et demi. Situation inconnue de lui et manifestement désagréable : trop d'ennemis à attaquer en même temps !
Je dois dire que c'était un peu gonflé : passer de "un cheval avec Marsu" qui chauffait déjà énormément à 16, d'un seul coup... peut être un poil ambitieux !
A ce moment précis, Marsu avait décidé de jeter son dévolu sur Pisco, le grisou qui se rebiffe. Impossible d'arrêter le tank. Alors, j'ai foncé vers le chandelier en priant pour qu'il le respecte : et il l'a respecté.
"Les chandeliers sont nos amis, il faut les aimer aussi ;-)"

PG

Posté par mybridgetdiary à 04:53 PM - Marsu's Diary - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Parisien, tête de chien... ;-)

Sound of the day : parce que j'en avais envie ;-)


Qui n'a jamais rêvé d'une balade en solitaire sur le dos de son cheval ? Un brin d'herbe entre les lèvres, le vent dans les cheveux, les cigales, le soleil, une délicieuse odeur de thym, le claquement des sabots sur le sol...
C'est ce que mon Sexy Boy de Marsu et moi nous sommes offerts cet après midi.

Trop chaud pour travailler, j'hésite même à lui donner un jour de repos et à rester me prélasser au frais (tout relatif), à la maison.
Mais Meriem m'appelle, me rappelle que "Ce soir, tu dines à la maison", et que "On y va ensemble, à l'écurie ? Ce serait bête de prendre deux voitures..."
Et donc, me voilà décision prise !
Récupération de Meriem, et en avant pour nos Cabanelles.

Je récupère mon Sexy Boy pas si sexy que ça, tout couvert qu'il est de poussière de vigne (rouge) en train de grignoter un chardon au fin fond de son paddock. Douche, démélage, habillage... Tiens, je vais prendre ma bombe. On ne sait jamais avec l'énergumène. Et précaution n°2 : donner mon itinéraire à Meriem. Au cas où Marsu rentre seul (toujours s'attendre à tout avec l'Equus Desertus Marsupilamis).

Partons, donc.
Et là, le tableau idyllique prend du plomb dans l'aile.
Le brin d'herbe entre les lèvres ? Que nenni, gêne plus qu'autre chose.
Le vent dans les cheveux ? Non point, mais plutôt un four étanche et brûlant sur la tête. Et de vent... Vent ? Concept intéressant, mais qu'est-ce que c'est ? ça m'apprendra à me laver les cheveux juste avant de monter avec une bombe sous 40°.
Les cigales ? Ah si, les cigales. Toujours en éliminatoires de championnat de saut sur passants qui passent.
Le soleil , ah oui, le soleil, il est là. Et bien là. Et peut être même un peu trop là.
L'odeur de thym ? Ouiiiiiiiiiiiiii !
Le claquement des sabots sur le sol ? Présent ! Mais qu'ils sont secs, ces sols !

Et le Sexy Marsu dans tout ça ?
Hystérique. Passe derrière, alors je remets devant; fuit en avant, alors je dois rétrograder, alors repasse derrière, etc. Et regarde, regarde, regarde... Il doit être croisé avec une mouche pour avoir autant d'yeux, ce cheval ! La décontraction ? Encore un concept intéressant, qui mériterait sans doute un happening voire un emballage par Christo en plein désert de Gobi. Mais en attendant, rien de tel chez Marsu aujourd'hui. Alors, plutôt que de m'acharner et de prendre le risque de produire l'effet inverse, je lui laisse les rênes et m'assois très fort, en priant pour que cela suffise...
C'était sans compter l'attaque de ce spécimen qui envahit nos contrées dès les premières chaleurs et qui apparait en même temps que les cigales. J'ai nommé le Touriste.

Le Touriste part du principe qu'étant en vacances, il peut mener sa vie comme il l'entend. Soit. Il part souvent aussi du principe que l'autochtone doit lui être reconnaissant, à lui qui vient faire subsister une région sinon vouée à la perte. Le Touriste est donc souvent dénué de toute gêne; mais ça n'est pas le sujet (et je suis totalement de mauvaise foi, je le reconnais ;-) ).

Le Touriste, donc, flanait en 4 x 4 à une allure avoisinant, à vue de Marsu, les 70 km/h.
Le Marsu, qui arrivait en sens inverse, trottait à une allure d'environ 13 km/h, terrorisé par son ombre.
Le Marsu repasse donc au pas, aprecevant le Touriste, et se range gentiment sur le bas-côté.
Le Touriste balance un coup d'accélérateur et passe en trombe en frôlant les fesses du Marsu.
Le Marsu part plein cul dans un champ, manque de tomber (terrain plein de trous).
Grosse frayeur. Pas de mal, mais un coeur qui bat la chamade. Et un calme perdu pour l'ensemble de la balade.

Qu'importe : quoiqu'en dise Marsu, le troll vert fluo ne nous a pas mangés, les farfadets ne nous ont jeté aucun sort, la station d'épuration n'a pas explosé sur notre passage, et le gué n'a pas essayé de nous engloutir ;-)

Note : Touristes, ne m'en veuillez pas; le second degré est mon arme favorite ;-)

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16 juillet 2006

Angoisse de la page blanche, Part Three

O panel adoré, je vous demande encore une fois de me donner vos impressions sur la toute dernière mouture, définitive je l'espère.
Merci panel ;-)

Homepage :
homedef

Pages de présentation des installations :
install1def

install2def

Les stages et concours :
stagedef

La vie de l'écurie
vieecuriedef


L'équipe/les pensionnaires :
equipepensionnaires


Exemple de page "pensionnaires" :
pensionnaires

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