My own *Nakhal Jones* Diary

10 janvier 2008

les explorateurs

les_explorateurs

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15 décembre 2007

Snow

pompineige

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10 juillet 2007

Madame Peel

chatoune2

chatoune3

chatoune


Une nouvelle venue dans la maison...
Une jolie petite noireaude, pleine d'humour, déjantée, et empreinte d'une élégance et d'un flegme tout britannique.
La succession de Djou est bien assurée ; Mme Peel sait se faire entendre, mobiliser l'attention sur elle et elle seule. C'est déjà grande séductrice qui promet un caractère bien trempé ! Comme son étoile, la petite Djou...

Mme Peel, je compte donc sur vous :-)

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23 mai 2007

Plouf printanier

Pour chien qui trouve que, décidément, la vie est bien dure... :-)

yoyo1

yoyo3

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08 mars 2007

Immortals. That's what we are, we FEI riders.

Le dressage est une discipline difficile.
Exigeante, précise... Un art.
Pour lequel les critères de jugement frôlent parfois le métaphysique...???
Jugez en plutôt.
(Et si vous connaissez d'autres disciplines où l'immortalité peut rapporter des points... :-)))

reprise

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17 janvier 2007

*Je suis dans mes joues*

*Etre dans ses joues*. C'était la pose favorite de Djou, lorsqu'elle réfléchissait.
Assise sur son petit derrière, sa longue queue touffue balayant le sol d'un mouvement lent, les yeux à demi fermés mais-pas-trop. Réflexion et concentration. "Si je regarde la porte suffisamment longtemps, elle va bien finir par s'ouvrir". Adaptable à diverses variantes : si je me concentre sur (ma gamelle) (mon eau) (mon jouet) (mon humaine), il va bien finir par se passer quelque chose.
Et elle avait parfaitement compris l'essentiel, la petite Djou.
Effectivement, il finissait toujours par se passer quelque chose.
L'humaine venait toujours à la rescousse de son petit chat. Mais pour Djou, c'était la magie de son regard qui restait infaillible.
Et ce regard magique, il fonctionnait toujours.
Que les humains s'absentent, laissant trainer une salade de betteraves, une glace à la vanille, un steak...
Lorsqu'ils revenaient, et qu'ils trouvaient Toute-Petite pourléchant ses babines violettes,  lissant ses jolies pattes couvertes de glace, s'essuyant les moustaches... Un seul regard. Et ils fondaient.
Et même, lorsqu'à 3 mois, Mademoiselle volait une baguette et que les humains voyaient passer un tout petit bout de chat qui trainait une immense baguette de pain... Ils ne l'ont jamais grondée. Le regard, encore !
Et mieux encore : en se concentrant bien fort, en faisant bouger les humains, on peut même créer des ombres chinoises sur les murs. Et s'amuser à sauter dessus. Le meilleur des jeux !

Sa Deux-Pattes, Djou la menait par le bout du nez.
"Non, tu ne sortiras pas ce soir !"
"Non, je ne sortirai pas... Mais c'est LUI qui viendra, alors."
Et la Deux-Pattes, réveillée en sursaut par les ébats des amoureux sur le lit... Et bien, elle n'avait plus le choix.
Si, celui de choyer les chatons, ensuite.
Djou avait une conception de l'éducation du chaton parfois assez curieuse, d'ailleurs. Le petit Gio a découvert la viande hachée au sommet d'un plat de spaghettis bolognaise, où il vait été déposé par sa maman-chat attentionnée. Elle pensait également qu'un chaton bien élevé devait savoir apprécier les bains. Et donc, hop, dans la douche !

La Deux-Pattes, c'était aussi synonyme de grand confort.
Quand elle travaille, on peut se mettre sur ses genoux.
Quand on a assez dormi, on peut sauter sur son bureau, et jouer avec ses doigts. Elle tape sur son clavier, ça fait de drôles de "clic, clic", les doigts courent et on peut les attrapper.
Quand elle dort, on peut se lover, se rouler en boule près de sa tête. Et même profiter des couvertures.
Quand elle regarde la télé, on peut s'installer confortablement. Et la télé, c'est assez marrant pour nous, les chats. Toujours des choses qui bougent, de drôles de bruits... Il y avait une voix qui mettait Djou dans tous ses états, depuis ses deux mois. J'ai toujours trouvé ça surprenant, et ça m'a toujours fait rire. C'était la voix de Johnny Depp (Mademoiselle n'avait pas mauvais goût).
Quand la Deux-Pattes venait à la maison avec sa jument, Djou en profitait encore. Je descendais de cheval pour boire, et Djou sautait sur la selle. Un peu de sport, entre une chasse au lézard, un plongeon dans la rivière à la poursuite d'un rayon de soleil sur l'eau, un jeu avec un autre chat et une séance de caresses...
Mais le plus agréable, avec sa Deux-Pattes, reste de se mettre entre elle et, au choix, son écran/la télé/son livre, et de la contempler. Parce que dans ces cas là, Djou était certains de finir pelotonnée sur mes genoux, un doigt grattant sous le menton, là où c'est tellement bon.

Lorsque le Deux-Pattes est arrivé, il a fallu le charmer. Rien n'était trop beau pour lui : regards adorateurs, ronronnements à se pâmer... Et le charme a opéré. Djou avait un fan supplémentaire.
Toute-Petite avait mis au point une technique d'approche de l'humain en général,qui a fait fondre tous ceux sur qui elle l'a exercée. La technique consiste à se mettre debout sur les pattes arrière, et à attrapper le visage de l'humain entre les deux pattes avant, pattes de velours bien sur, puis, selon l'inspiration du moment, frotter son front sur ce visage, ou le lécher doucement. Avec, encore, le regard... Djou avait aussi appris à faire des bisous. Au mot, elle venait, et vous léchait doucement.

Mademoiselle Arjuna était une séductrice.  Un caractère de star, également. Des demandes parfois qui ne toléraient ni retard, ni refus. Et capable de représailles diverses à sa mesure. Mademoiselle faisait la loi. Yop, bien que 5 fois plus gros qu'elle, en faisait régulièrement les frais.
"Tu iras manger quen JE l'aurai décidé", lui faisait-elle comprendre. Et elle se plantait devant la gamelle du pauvre Yop, qui n'osait piper aboiement. De temps en temps, considérant qu'elle devait remettre le canidé à sa place lorsqu'elle se trouvait sur le canapé, elle lui claquait la truffe avec la patte.

Mais Yop et Djou, c'est aussi une histoire d'amitié et de complicité.
L'union fait la force, et ils l'avaient fort bien compris.
Un cake posé sur le frigo, trop haut pour Yop ? Qu'à celà ne tienne. Djou prenait sa part, perchée tout en haut, puis d'un coup de patte faisait tomber l'objet du délit par terre, où Yop pouvait se régaler à loisir.
Un pigeon sur la fenêtre ? Djou, bonne chasseresse, l'attrapait d'une griffe, jouait un peu avec puis l'abandonnait à Yop. Ce qui, souvent, se soldait en poursuite surréaliste : Djou (ou Yop), pigeon dans la gueule, suivi de Yop (ou Djou) attendant son tour, et fermant la marche, moi, essayant d'attrapper l'un des compères pour lui faire lâcher sa proie.
Et l'union, c'est aussi très agréable en milieu pas-très-sympa, comme la voiture. Où il est bien plus confortable de voyager lovée entre les pattes de "son" chien, plutôt que coincée dans un panier de transport.
En voyage, Mademoiselle était aussi une exploratrice.
"Je suis chez moi partout où se trouve ma Deux-Pattes".
La maison aux fenêtres ouvertes, au bord de la route où la voiture de ma Deux-Pattes est coincée dans un embouteillage est donc la mienne, puisque ma Deux Pattes est là. Allons donc y faire un petit tour ! Et tant pis si elle perd une heure à me retrouver. Je suis sa Djou, et elle ne me laissera pas tomber. Elle avait raison : je ne l'ai jamais laissée tomber. Et elle a toujours été là.

Je pourrai écrire des pages et des pages sur Djou... Sur mon petit bout de chat qui s'est endormie pour toujours cette nuit. J'ai eu la chance de lui dire au revoir, j'ai pu la remercier pour ces 15 ans passés à ses côtés. Une page se tourne.
Djou repose maintenant près des chevaux, et un petit rosier viendra la rejoindre demain. Il me rappellera ma Toute-Petite. J'ai essayé de lui faire une jolie vie, aussi jolie que celle qu'elle m'a donnée. 
Il n'y a plus de boule de poils roulée en boule sur mes genoux.
Il n'y a plus de miaulements impérieux, puis tendres, puis suppliants.
Il n'y a plus de Djou dans-ses-joues en haut de l'escalier.
Il n'y a plus de petite ombre claire qui passe, sans bruit, d'une pièce à l'autre.
Il ne reste plus qu'une étoile.

arjuna

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24 décembre 2006

Boule de poils

Arjuna, ou Djoudjou, Tichat, Arjushi-Chat-Chinois, ma boule de poils, ma petite compagne de 15 ans, est malade. Très malade.
Mon petit bout de chat est en train de lutter pour raviver son étoile.
Elle s'accroche, elle ronronne, elle lève sa petite tête et me regarde de ses petits yeux fatigués.
De petits miaous, mais pas les cris impérieux et tonitruants qui veulent dire "Lève toi ! Je suis là et j'attends !"
Ma petite boule de poils attend. Et j'attends avec elle.
Ce soir, c'est Noël.
Et ma boule de poils et moi, nous sommes restées toutes les deux.
On est responsable de ce que l'on apprivoise, disait le Petit Prince... Et ma rose à moi, c'est Arjuna.
Petit chat qui a donné toute sa vie à ses humains. Alors l'humaine pouvait bien sacrifier un Noël pour l'offrir à son félin.
C'est peut être notre dernière soirée. Et si c'était le cas, alors elle aura été douce pour nous deux...
Mais ça fait tellement mal de penser au moment où elle ne sera plus là.
"Ce n'est qu'un chat", me diront certains.
Oui, mais savez-vous ce qu'est un chat ? Un petit Dieu du foyer, une petite source de calme, un concentré de réconfort et d'émotion pure. Un ami qui vous regarde comme si vous étiez une personne importante et unique, et vous l'êtes lorsqu'il vous regarde.

Petite Arjuna, j'aurai essayé" de te donner une belle vie de chat. Tu auras eu la campagne, la ville, de mignons chatons, des voyages, toujours gite et couvert, des jeux à n'en plus finir, des câlins à rendre jaloux tous les autres matous... Et nous, on a eu une chatoune magnifique, intelligente, aimante, tyrannique parfois, drôle toujours, et qui sait être douce jusqu'au bout.
Reste encore un peu avec nous, Toute-Petite. On a encore un chemin à faire avec toi.
Mais ta petite flamme, quoiqu'il arrive, elle restera dans nos coeurs.

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20 décembre 2006

Mon idole

Le plus sexy, le plus beau, le plus somptueux, celui qui me fait rêver.
Le sensuel dans toute sa splendeur. Force, puissance, talent... je suis amoureuse.

D'Edward Gal ? Un peu de sérieux, s'il vous plait.
Je parle de la bête somptueuse, pas du blondinet (avec qui, cependant, j'ai en commun de préférer les hommes). Je crois d'ailleurs que c'est notre unique point commun. La moullkur, encore la moullkur...

Non, l'objet de mes ardeurs équestres, c'est Lingh.
Le plus, le plus, le plus... de tous les chevaux. Hormis Gribaldi (monté par ce même cavalier... tiens, tiens !), autre de mes idoles.
C'était une de ses premières fois, quand il s'appelait encore Gestion L*** et non Geldnet L***.

Mais assez de commentaires, quelques images valent mieux qu'un long discours :-)



Lingh
envoyé par lalme

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10 décembre 2006

De l'enroulement du terroriste

Sound of the day : une de mes fantaisies du moment.

Notez le retour non particulièrement recherché mais apprécié de mon passé dark-tout-en-noir avec les Vampires Chronicles sous le bras, puis à la recherche de Lestat dans les Halles....
En réalité, pour ce titre, pas grand chose à voir réellement, mais il m'y fait penser.
Et comme avait fort justement répondu ma soeurette l'inspecteur Derrick à une question que lui posait mon oncle, alors qu'elle ne devait pas avoir plus de 13 ans, lors d'un déjeuner de Noël où l'ambiance musicale était résolument Schubertienne et que passait alors "La Truite"...
Mon Oncle : La truite de Schubert. Mais à quoi cela te fait-il penser ?
L'inspecteur Derrick : A Roger Waters.
Mon Oncle (l'air ahuri) : Mais pourquoi à Roger Waters ?
L'inspecteur Derrick : Parce que j'y pense tout le temps.
(Et vous voulez répondre quoi à ça, hein ?)
Donc, ce titre me fait penser aux Vampire Chronicles, probablement parce que 1/ j'y pense tout le temps et 2/ je suis en train de dévorer Blood and Gold ou la biographie de Marius, et que j'attends avec impatience de recevoir Merrick...
Bref. Fin de la parenthèse !

Revenons donc à Marsu.
Nous continuons à travailler dans la même veine : bas, rond, enroulé, avec deux maîtres mots : tension et décontraction.
Ne tirez pas tout de suite : enroulé, oui, bas, oui, rond, oui, mais... ce n'est pas de la rollkur. Et ça, j'en suis persuadée. Le concept qui domine tout le travail est la décontraction du cheval dans son dos, sa bouche, son mental. Et c'est assez simple à vérifier quand on connaît son cheval. D'autre part, postérieurs dessous et cheval en avant, en équilibre, dans une cadence lente, qui utilise son dos de la nuque à la pointe de la queue.

Je sais qu'il n'est pas *politiquement correct* pour tous de travailler enroulé, mais il y a "enroulé" et "enroulé". Et ce qui m'importe, c'est la mise en place puis le fonctionnement du dos, la communication et la réactivité entre mon dos et celui de mon cheval en termes d'équilibre et de cadence (donc, en poussant plus loin... en terme de rassembler, si je n'oublie pas mes jambes).

J'ai introduit dans nos détentes de manière systématique les variations d'amplitude au trot sur le cercle (18 ou 15 mètres, pas 20 : cheval doit apprendre à se tenir), alors qu'avant je ne les travaillais qu'après la détente. Maintenant, c'est dès le début du trot, et en étant intransigeante sur l'atittude et en demandant mes transitions dans l'allure en faisant passer le cheval d'une jambe sur l'autre.
Je suis bluffée par la réactivité de Marsu et l'élasticité de son trot. Il commence à être capable de se mobiliser dès le début du travail.
Au galop, je fais le même exercice avant d'aborder les exercices classiques de notre détente (lignes courbes, contre changements de main, voltes...)

Je suis donc assez convaincue par ce cran passé, toujours dans la lignée de ce que nous avions commencé avec Marsu.
Et j'avoue que je ne regrette aucunement d'avoir essayé puis choisi ce type de travail, qui convient fort bien à Marsu et à moi.

Je crois que je commence à savoir un peu monter à cheval :-)

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03 décembre 2006

Et Marsu ?

Déménagement, installation, reprise du travail, opération ancienne propriétaire véreuse... ont pour résultat un manque de temps flagrant. Et je m'aperçois avec horreur que je ne parle plus de Marsu le Terrible.

Marsu donc, reprend le travail.
Reprend ? Oui, reprend. Parce que Monsieur a trouvé fort distrayant de jouer à "je suis un patineur de vitesse" avec Randy Boy (souvenez-vous, mon idole) et que leurs glissades n'ont pas été sans conséquences. Tendon atteint, et trois semaines d'arrêt pour le Che des garrigues. Reprise tranquille dans un premier temps, mais depuis 15 jours le niveau monte et le travail s'intensifie.
L'esprit de Mia Punck pourrait sembler avoir pris possession de Prof. Si Prof avait déjà largement abordé l'idée, on ne l'avait jamais poussée si loin.
De "Enroule ! Plus bas ! Plus rond !" en "Les mains jointes au dessus du garrot, tu ne les bouge pas, tu te débrouilles avec tes jambes et ton dos !", assorti de considérations sur la tension de la ligne du dessus, "l'impulsion la vraie, celle qui va vers le haut", le demi arrêt et certaines autres aides, tout cela me donne l'impression, presque mot pour mot, de voyager dans le temps, sur certains topics du forum de la FFE.

Alors, je sors mon nain Joyeux et j'appelle Simplet à la rescousse (désolée Simplet, mais tu es la plus proche géographiquement) pour un exorcisme nanifiant, ou j'essaie ?
Et bien j'essaie. Au moins, je pourrai maugréer en connaissance de cause, ensuite.

Et je suis stupéfaite des résultats. Aucune tension dans la main hormis un contact franc et moelleux, un dos tendu, et l'impulsion la vraie. Et surtout, par dessus tout, le summum : un Marsu dé-con-trac-té, vraiment. Disponible physiquement et mentalement.
Une attitude enroulée et néanmoins tendue à la détente, postérieurs dessous, en incurvant beaucoup, en enchainant deux pistes et exercices de rectitude, assouplissements longitudinaux toujours dans l'attitude,   puis remonter pour une phase de travail plus poussé. Visiblement, ça convient bien au cheval qui reste décontracté et disponible. En fait, il ne s'agit que de pousser plus avant un travail déjà entamé.
Et si ça va à mon cheval... ça me va !

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21 novembre 2006

620 habitants, 3 élevages, un studio...

Présentation succinte, certes.
Et oui. Lassée de la vie montpellierraine, j'ai déménagé mes pénates jusqu'à Pompignan, petit village du Gard.
620 habitants, 3 élevages équins (dont un farfelu, un sérieux et une des plus grosses écuries d'endurance de France), un studio de disques qui a accueilli Noir désir, Nina Hagen, Laurent voulzy et beaucoup d'autres, une poste ouverte 15 heures par semaine, une boulangerie aux horaires fantaisistes, une minuscule épicerie et un bar-pas-tabac.
Le seul village de France où, au fronton de l'église, trône fièrement l'inscription "Liberté, Egalité, Fraternité" pendant qu'en face la mairie affiche crânement, au dessus de son porche et gravé en grandes lettres dans la pierre, le mot "Asile".
Spécialités :la carthagène (alcool succulent) et le croissant au chocolat de Jean-Marc, le vénéré boulanger à qui j'érigerai bien une statue.

Pour venir chez moi, c'est à dire au bout du bout du monde, il vous faudra affronter le Causse. Dix kilomètres d'une route toute pittoresque sur un plateau, sur lequel vous aurez préalablement grimpé par trois kilomètres de lacets étroits et soleil dans l'oeil, et duquel on redescend par trois autres kilomètres de lacets, re-soleil dans l'oeil.
Sur le plateau, vous prendrez garde à ne pas :
- croiser un sanglier
- écraser un Rambo en gilet orange fluo qui attend le sanglier que, je vous le rappelle, vous venez prudemment d'éviter
- emplâtrer un des cyclistes de l'AS Clapiers qui viennent souffrir là (ça doit être le mystérieux Eden des cyclistes)
- heurter de plein fouet un coureur de l'écurie Chazel (le frère de l'endurancier) qui s'entraîne pour les rallyes et courses de côtes, à grand renfort de baliseurs-de-route armés de talkie-walkie.

Lorsque vous aurez enfin franchi ce Causse, vous découvrirez enfin le village tapi au fond de la vallée.
Maintenant, vous pouvez profiter de la douceur de vivre et vous faufiler dans les rues si étroites que les voitures n'y passent pas. Et si vous apercevez le chateau d'eau, ma maison n'est pas loin.

pompi

Ceux qui connaissent "le Prisonnier", série TV tournée à Port Meirion, reconnaitraient entre mille cette forme de porte ogivale, comme celle de la maison du numéro 6... et bien chez moi, c'est la même porte. Et j'habite au n° 6 :-).
Rassurez-vous : pas de numéro 2 maniaco-sadique chez moi, pas de rodeur ballon-sonde dans les rues, pas de radio qui se déclenche toute seule ni de surveillance en direct, et pas de troublé obsessionnel compulsif passant tout son temps libre à me demander pourquoi, mais alors pourquoi j'ai démissionné (for further information, just have a look here ;op). et puis je ne suis pas un numéro, je suis... le bipède de mon cheval ? La créature de mon chien ? L'humaine de mon chat ? Que choisir, je n'en sais rien, mais je ne suis pas un numéro. Et ça, j'en suis certaine !

C'est une petite maison confortable, accueillante, mais qui demande encore à être aménagée... et j'avoue être en phase d'overdose du carton-plein-de-trucs-qu'il-faut-déballer. Hélas, il faudra bien que je me décide à ouvrir la quinzaine de cartons abandonnés et cherchant un foyer. Foyer que je leur ai promis lorsque nous avons quitté leur précédent domicile. J'ai beau leur expliquer qu'ils ne sont pas seuls, que j'ai d'autres choses à faire aussi (travailler, assurer la subsistance du Marsu, par exemple), je les entends se plaindre et réclamer que je m'occuppe d'eux. Promis, les cartons. Ma prochaine bonne action sera pour vous (ils ne m'ont pas vue croiser les doigts derrière mon dos. Ouf !).

Ma petite vie a repris un cours normal. La campagne cévenole, c'est vraiment le rêve !

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14 septembre 2006

Episode cévenol, Part One

L'épisode cévenol, ça consiste à faire pleuvoir sur une petite surface l'équivalent de ce qu'elle recevrait en plus d'un an, mais à concentrer ça sur deux jours. Alors oui, ça mouille ! C'est un orage énorme qui dure plusieurs heures, transforme ma petite rue en réplique de l'Amazone, embarque les toitures, détruit les bords de route, emporte les meubles...
... Et permet aux chiens d'apprendre à nager en milieu urbain. Yop Yop a eu sa première leçon de natation sur la place du Marché de Sommières -le village des Vidourlades-. Il n'avait pas pied. Sur la place du Marché.
En attendant, ma maison (comme toutes hier soir, je n'ai rien de très original) ayant pris la foudre et tué mon modem ("le tonnerre m'a tuer" a-t-il écrit en Arial Black sur sa façade), me voilà au chômage technique.
Donc, direction l'écurie.

Marsu est au box. Normal, les sols sont détrempés et l'orage gronde par intermittences.
Coach est là, en train de tenir un cheval pour la vétérinaire, qui se prépare  à radiographier les pieds du-dit cheval.
"Tu devrais longer, avant de monter", me conseille-t-elle.
Tu m'étonnes. Box pendant 10 jours, une sortie en longe plutôt catastrophique...
Et d'ailleurs, je la préviens des raideurs que j'ai remarquées.
Puis vais chercher mes affaires.
"Selle pas ! Je voudrai le voir bouger avant."
Très bien, Coach. Je dirai même que ça m'arrange et que ça me soulage !
Ce qui ne m'arrange pas, en revanche, c'est la trombe d'eau qui se met à tomber. Parce que coach, elle habite là et elle a ce qu'il faut; moi, hormis ma polaire-pas-étanche, je n'ai rien pour me couvrir. Quant au couvre-rein étanche, il est à la maison (et oui; c'est le genre de choses dont je ne me sers normalement pas en été).

Cinq minutes plus tard, Marsu est affublé d'un drap de plage motif kilim (qui va excessivement bien à son gris, il faut le dire) tenu par un surfaix. Et direction le carré de longe.
Sous le regard (et les directives) de Coach, je longe Marsu aux trois allures.
Soulagement pour moi, il est moins raide que mardi. Mais bon, toujours pas l'extase non plus.
Le trot se délie un peu; mais le pas et le galop... pathétique. Et le monsieur se moque un peu de moi, passant derrière et profitant de la déclivité du carré (en pente) pour précipiter ou adopter un train de sénateur.
Coach manifestement s'attendait à pire (quand j'avais dit "On dirait Chems"... J'y étais peut être allée un peu fort ;-) ), mais elle a le même sentiment que moi : c'est raide raide raide !

"Figé dans son dessus". Le verdict est tombé.

Et le programme de travail tombe aussi.
Aux Cabanelles, rien n'est trop beau pour nos chevaux : demain, c'est thalasso.
Thalasso ? Et oui.
A l'écurie, qui dit "épisode cévenol" dit "thalassothérapie pour chevaux".
Les ronds de longe sont inondés;les chevaux ont de l'eau à mi-canon, voire un peu au dessus. Et nous les y emmenons pour les faire marcher, trotter, bref évoluer dans l'eau. Sur fond de Toubin, s'il vous plait.
Drôle d'idée ? Ben non, il faut profiter des occasions que nous offre mère Nature ;op
Donc, demain, nous thalassotons.
Penser aux bottes de pêcheur, voire à la combi intégrale. Marsu n'a encore jamais été en équi-thalasso, alors...
Et puis l'eau... comment dire ? Ce n'est pas exactement son élément. Et je prévois quelques réticences... Penser à lui rappeler que les batailles d'eau, c'est drôle uniquement si les forces sont équilibrées :op

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13 septembre 2006

Wanted

Shawn Colvin, parce que c'était un de nos albums, alors.

Wanted, Fred Crohem, alias Fred from New York, alias l'ami parmi les meilleurs.
Perdu depuis le 11 septembre 2001, quand je l'avais appelé pour savoir si tout allait bien.
Ma faute (si je n'étais pas si étourdie, si je n'effaçais pas les mails importants, si je, si je...).

Chasseur de primes, marabout extra lucide, homme-au-pendule-qui-localise-tout, j'ai besoin de toi !
Retrouve moi mon partenaire de recherche d'Armand et Lestat dans les Halles, de beuverie chez Zaza de Ouab, de pestage à Bastille, de squatt de péniches pour le 14 juillet, de folles soirées open-bar au Tropic et au Banana, de *refaire le monde et le défaire aussi sec* toute la nuit, de Truffaut-mania (cinéma, point jardinage), de fou-rires et photos façons cow-boy marlboro...
Bref, retrouve moi mon ami !
Et que celui qui dans Google-notre-ami-à-tous tapera Frederic Crohem (ou FredericK) en guise de mots clés et arrivera sur ce blog... me dise s'il sait où le joindre. Ce serait le nirvana ! Il aura droit à ma reconnaissance éternelle à défaut d'autre chose.

Une bouteille à la mer : je sais, mais si je n'essaie pas...
(C'est vrai, quoi, Fred, viens ! On va réussir à le réaliser, notre rêve !)

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Septembre, en attendant...

Sound of the day : september, waiting...

Fin de l'été. Cleave est revenu, la vie reprend son cours. Une nouvelle année commence... Et j'attends.

J'attends que nous partions.
J'attends que l'on me réponde.
J'attends d'avancer, un peu, beaucoup ?
J'attends que les esprits s'apaisent, que les feux s'éteignent.
J'attends un avenir que j'espère meilleur, comme doivent être tous les avenirs...
J'attends aussi les fous rires, les concours, les longues nuits et les grands jours, la nouvelle maison qui forcément sera géniale, les progrès qui nous mèneront loin loin loin...
J'attends aussi la solution miracle pour arrêter de fumer, pour descendre ma jambe droite un peu plus, pour que mes fesses deviennent intelligentes et savantes,

Cheval fait aussi sa rentrée.
Après une semaine complète d'interruption et de box pour cause de maréchal-ferrant qui tarde à venir et de seime qui menace de faire craquer la corne, il recommence à travailler.
Une séance de longe, j'en aurais pleuré.
Mais où est passée la locomotion de mon cheval ? Ce trot tout raide et étriqué, c'est quoi ?
Heureusement, il lui reste l'énergie.
Mais c'est pas mon cheval. Pas possible.
Toutes mes *réponses possibles* sont vaines. Presque vaines. L'amélioration est si minime...
Une semaine d'arrêt qui va me coûter un mois de travail. Je devrai le savoir... Et non, je ne m'y habituerai jamais.
Il va falloir tout reprendre, tout redemander, patiemment.
Bien sûr, tout va revenir plus vite et je le sais, mais j'enrage tout de même.
Mais bon.
Nakhal est en un seul morceau, en bonne santé, plein de vie. C'est l'essentiel.
Et puis c'est la rentrée, et une rentrée sans problèmes ça n'existe pas !

Alors je vais continuer à attendre...
Attendre qu'il récupère, se déraidisse, retrouve son rebond
Attendre qu'enfin nous puissions re-travailler *pour de vrai*
Attendre le prochain concours en priant pour que cette rentrée-ci se fasse sans sorties intempestives
Attendre d'avoir les réponses que j'attends...
Attendre et voir, et profiter, et voilà !


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04 septembre 2006

Supercalifragilisticexpialidocious

Countdown : fin du compte à rebours. Cleave est libre. Champagne.

Objectif du jour : apprendre à Marsu à prononcer correctement : *Supercalifragilisticexpialidocious*.
Parce que, comme dit la chanson,
"Supercalifragilisticexpialidocious,
Ce mot est un vrai calvaire pour les palais chatouilleux
Mais si vous le dites d'un trait vous devenez prodigieux
Supercalifragilisticexpialidocious".
Donc, afin d'avoir une chance d'un jour arriver à quelque chose avec ce cheval, il faut qu'il réussisse à articuler clairement et distinctement le mot magique. Autrement dit, c'est pas de la tarte.
Et en cas d'échec, reformuler l'objectif : je dois apprendre à dire Supercalifragilisticexpialidocious en langage cheval. Pas forcément plus simple.
Finalement, je vais longer. J'ai omis la dernière partie de la formation d'orthophoniste animalier et, du coup, me sens un peu dépassée par l'ampleur de la tâche.
Peut être qu'en longe, il sera plus facile à faire admettre à un anarcho-indépendantiste que Mary Poppins est une solution potentielle à son problème.

Atterrissons donc avec notre petit parapluie (pardon, chambrière) au centre du rond de longe pour constater l'étendue des dégâts (pardon, des points à travailler). Et mettons nous au travail.

Point numéro 1 : le Supercalifragilisticexpialidocious du postérieur gauche. Légère dissymétrie constatée, donc, insister sur ce postérieur. D'autant que ça se répercute (forcément) sur le travail à droite où le gauche se décale un peu, vers l'extérieur.
Donc, travail de l'incurvation, de l'engagement et du rebond.
Via des transitions inter-intra-allures, assorties de demi-arrêts pour l'équilibre, de variations de diamètre du cercle mais toujours à portée de chambrière, et de voltes de 6 ou 8 mètres-piste.
Le trot est finalement bien acceptable; Marsu s'exécute plutot volontiers, finalement.
Le travail au galop est plutot sommaire; rester stable, postérieur interne engagé sur un cercle de 10 ou 12 mètres, puis volte-piste.

Point numéro 2 : le Supercalifragilisticexpialidocious du postérieur gauche, mais à main droite. Et du postérieur droit. Aussi.
Enfer, damnation et cheminée bouchée : pas de rebond, le cheval est raide et contracté.
Dans mon éventail de réponses possibles, je choisis de :
- Faire avancer sur cercle de 12-15 mètres,
- Rétrécir et augmenter le cercle
- Insérer des transitions pas trop rapprochées (pour ne pas perdre l'équilibre)
- Et enfin, l'arme secrète : tout petit cercle, faire passer le postérieur.
Et là, c'est le miracle : le dos se décontracte, le rebond revient, les transitions passent postérieurs dessous, sans problèmes, et sans que le postérieur gauche ne sorte.
Au galop, travail des départs dans l'équilibre, du galop moyen sur le cercle, et voltes-piste.

Spoonful of sugar : l'objectif du jour semble atteint. Léger accent serbo-croate dans la prononciation du mot-du-jour de la part de Marsu, mais le lui ai probablement laissé involontairement entendre. Débute moi aussi.
Diplôme d'othophoniste animalier validé par VAE en projet.
Rangeons notre parapluie dans notre petit sac et partons ramoner quelques cheminées en fredonnant Chem Chem Cheminee.

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03 septembre 2006

De la *douceur de vivre* à Montpellier

Montpellier, jolie ville du Sud, pôle technologique en développement, objet des convoitises de nordistes en mal de soleil, plus fort taux d'arrivées chaque mois.
Lorsque je me suis retrouvée à Paris, directement après Cros (200 habitants l'été, 50 l'hiver, Cévennes méridionales) puis Sommières, j'avais une idée fixe : redescendre dans mon Sud.
Et les idées fixes de l'un finissant souvent par convaincre l'autre, Cleave et moi décidons de venir au soleil.
Moi, je veux habiter à la campagne.
Lui, il préfère la ville.
Soit, il laisse tomber tous ses contacts (et pour un musicien, les contacts, c'est ce qui fait travailler), je serai donc une gentille Bridget-like et accepte la destination de son choix : Montpellier.
Et nous emménageons donc dans cette ville.

Les années passent. Et la vérité apparait, peu à peu.
Montpellier, c'est pire que Paris.

Les gens sont snobs. Pire que Versailles ! Penser à écrire et faire éditer un "Guide du Montpelliérain BCBG". Pourrait être best-seller.
Les gens sont de mauvaise foi. Disent oui quand pensent non et réciproquement. S'assimilerait presque à tic de comportement chez eux. Fort désagréable au quotidien. Penser à breveter un décodeur. Pourrait se révéler utile dans situations professionnelles.
Le montpelliérain de souche, contrairement au gardois, n'est pas liant. Il a un avis pédant sur toutes choses et une forte tendance au délit de faciès et à la diarrhée verbale version name dropping incompréhensible pour qui ne connaît pas les notables locaux. Probablement un désir d'ascension sociale contrarié.
Ferait bien de faire un stage chez aristos déjantés pour apprendre ce qu'est la vraie classe. Lui ôterait probablement tout tic de jugement sur apparence. Penser à organiser stages d'aristo-thérapie pour bourgeois pas gentilshommes. Acquisition du charisme non garantie par les organisateurs.
Le montpelliérain immigré, en revanche, est bien plus sympathique.
Mais étrangement, le montpelliérain d'adoption a souvent envie de fuir vers la campagne. Cherchez l'erreur.

Les embouteillages parisiens ? Pure gnognotte à côté de ceux de Montpellier.
Souvent dûs à projets d'aménagement urbain.

Montpellier est la seule ville où les rues changent de sens de circulation tous les 6 mois et de nom éventuellement sans campagne d'information. C'est ainsi que je me suis crue dans X-Files ou dans un cauchemar le jour où, devant me rendre à l'agence France Télécom "La Paillade", j'ai désespérément cherché les panneaux "La Paillade" qui pourtant, une semaine avant, existaient encore (mais je n'y faisais pas plus attention que ça, n'ayant aucun besoin de m'y rendre). Pour découvrir, après une heure et demie de recherche (vaine), que le quartier avait changé de nom et s'appelait maintenant "La Mosson".
Ai même alors pensé à rentrer me recoucher, histoire de me réveiller avec un esprit reposé.
Ne suis jamais arrivée à destination, ce jour là. Ai en revanche réalisé très beau voyage dans quatrième dimension.

Montpellier est aussi une ville perpétuellement en travaux. Ce qui génère diverses déviations parfois surprenantes et absurdes.
Un soir, Cleave et moi voulions aller dîner dehors. Travaux sur les chemin habituels (Oui, leS cheminS. Ici, on ne fait pas les choses à moitié. On condamne 4 itinéraires possibles sur 5) : suivons la déviation. Après vingt minutes de suivi scrupuleux des panneaux, nous nous retrouvons... à notre point de départ. Fantastique. Tout ce qui nous manquait. Mappy lui même y perdrait son sang froid.

Toujours au chapitre circulation, les *agents de surveillance de la voie publique* munis de leurs petits carnets sévissent à une fréquence minimale de deux fois par jour. Ils arpentent les rues d'un air sadique en marmonnant, la bave aux lèvres, "11 euros. 230 francs. Hin hin hin". Dangereux monomaniaques s'il en est. Jamais compris comment on pouvait choisir une telle profession. Même pas utile pour briller dans réceptions mondaines. Pire qu'inspecteur des împots ou croque-mort. Bref.

La douceur de vivre légendaire du Sud en prend pour son grade dans cette ville merveilleuse.
Si vous aimez le stress, le bruit, le fait de tourner 20 minutes (NDLR : moyenne réalisée sur une année, comprenant les périodes de désertion estivale) pour se garer, faire 100 mètres en une heure et demie en pleine canicule, payer une taxe d'habitation d'environ 1500 euros (hypothèse basse) par an destinée à financer des travaux qui vous empoisonnent la vie et sont parfaitement inutiles en terme d'aménagement urbain (en revanche fort glorieux en terme de mégalomanie municipale), alors Montpellier est faite pour vous.
Mais si vous cherchez calme, harmonie, douceur de vivre, temps qui s'écoule doucement... ;op

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La crise

Countdown : Libération de Cleave ce soir. Youpi.

Sound of the day : Zeeeeeeeeeeen avec Massive Attack


Ambiance électrique, besoin de changer d'air, explosion contenue.
Aussi bien chez Cleave que chez moi. En résumé, il faut que ça bouge. Trop peu bougé depuis 5 ans. Mon rythme habituel de migration marche par cycle de 2 ans. Me sens comme flamant rose qu'on empêcherait d'aller en Afrique.
Penser à :
> Changer d'endroit, d'environnement;
> Quitter cette fichue ville, ses maniaques de la contravention de stationnement -pervers polymorphes qui y reviennent au moins deux fois par jour-, ses bruits, ses concerts du café d'en bas avec des musiciens qui feraient bien :
- d'apprendre à jouer avant de se produire en public (1) (option intéressante pour un showman, après tout)
- de trafiquer leur horloge biologique pour ressentir un besoin irrépressible de se mettre à jouer avant 23 heures
- d'apprendre à jouer avant de se produire en public (2) ce qui inciterait moins le public à boire pour oublier ce qu'il entend et à hurler pour couvrir le vacarme jusqu'à des heures indûes (public semble ne pas réaliser quand musique s'arrête),
> Ne plus entendre Tokyo(*) miauler et jouer du tambour
> Et cet appartement trop *tout* et qui nous hérisse le poil.
Trouver petite maison dans petit village du Gard, avec petit jardin pour ébats de Yop et Arjuna, pour petits déj' et assimilés des humains dehors, et de préférence non loin de celle de soeurette (en prévision des absences de Cleave). Si proche Saint Hippo, serait pied total.

(*) Qui est Tokyo ?
Chaque village a son "idiot"; nous, on a Tokyo. Tokyo passe ses journées vautré sur le trottoir et miaule en jouant du tambour et en écoutant la radio.
Aime également faire un feu de camp sur trottoir.  Serait  sans problèms si prenait précautions minimes comme s'éloigner des voitures, par exemple. Attraction rigolote pour touristes en mal d'exotisme mais gonflante pour riverains. Si réintégrait ses pénates le soir, serait reposant pour nos oreilles et rassurant pour nos carosses.

Ambiance posée, donc.
Marsu plongé dans cette ambiance, que fait-il ?
Marsu rétive un peu. Mais c'est ma faute. Ne dois pas être aussi patiente que d'habitude.
Alors, il est très inégal dans son travail. Passe du très bon à l'excessivement mauvais.

Le très bon : somptueux quand décide de donner.
- Retour d'un vrai rebond quand travail des transitions dans l'épaule en dedans et des variations intra allure.
- Vraie décontraction quand vraie concentration. Joli travail de deux pistes.

Le très mauvais : retour de l'anarcho-indépendantiste qui refuse tout en bloc. Méthode de résistance passive très au point.
- Rétive à la jambe, se fâche, refuse le mouvement en avant. Déblocage par stick on the ass, mais méthode moyennement satisfaisante car entraîne retour de contraction. Ceci dit il faut bien en passer par là. Cornélien.
- Se braque et manifeste crise d'amnésie (cure accélérée de "la jambe et ses actions pour les nuls", "Traité d'anatomie pour chevaux distraits : emploi des postérieurs et locomotion" serait bonne idée). Joue sur l'usure et la résistance de fond (attitude anarcho-indépendantisto-résistancepassivo-snobinard). Se résout entre autres avant explosion du cavalier par séparation de corps et  thérapie mnésique à la longe.

Nous sommes bien trouvés, finalement, lui et moi. Retire tout ce que j'ai dit sur *tel maître tel animal*. Quoique, émets réserve sur Arjuna. Mais minimes.

Bref. Période ni noire ni blanche, à gérer selon les jours.
Si le monsieur-qui-pose-des-fers-aux-chevaux voulait bien se dépécher de venir, ça me simplifierait la vie (un postérieur gauche en bon état de marche, c'est tout de même utile); si les dents de Marsu voulaient avoir l'obligeance de stopper leur pousse le temps que le dentiste arrive, ce serait bien aussi.

Et si un gentil manitou géant voulait bien nous faire tomber tout droit du ciel une solution à nos soucis de logement et nous mettre au chaud pour l'hiver, ce serait le nirvana. Veux bien m'installer dans garçonnière de Marsu, mais doute que Cleave le veuille :op
En attendant, penser à respirer et pratiquer exercices de sophrologie relaxante. Envisager stage de Yoga serait bonne idée.
Penser aussi à faire phrases structurées :-p

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30 août 2006

Des fers, des dents et de la décontraction

Countdown : J-5 avant libération de Cleave

Son du jour :
- Parce que ça me rappelle quand je lisais The Vampire Lestat sur Bélia, péniche amarrée au Port de l'Arsenal, et que dehors, tout était recouvert de neige et de glace
-Parce que je voudrai faire quelque chose à cheval dessus (même si ce n'est pas tout à fait un choix idéal, j'en conviens)
- Parce que Portishead et la voix de Beth Gibbons, je suis fan de la première heure. Raison suffisante !


Mes obligations de chauffeur de maître ne me permettant pas de disposer de mon après-midi, et ayant laissé un jour off à Cheval hier, je me dirige donc vers l'écurie au saut du lit.
L'écurie est déserte, le mistral souffle. Qu'importe, j'aurai le manège pour moi toute seule.
Cheval est au box. Air très grognon, en colère, mais en même temps essaie de contenir sa mauvaise humeur. Il est rigolo à regarder : comme s'il se demandait si, s'il en faisait trop, je n'allais pas changer d'avis et le laisser au box.

Marsu, c'est un paradoxe. Un *faux-froid*. Et un faux dur aussi. En réalité, Marsu est très snob ;-p
Il couche les oreilles et se détourne d'un air fort détaché lorsqu'on s'approche, et dans l'instant il se ravise et vient demander (une caresse, une gratouille, cent euros et un mars...), puis semble se *re-raviser* et recommence ses simagrées de snobinard indifférent, pour mieux revenir... Jusqu'à ce qu'il s'abandonne -enfin- aux retrouvailles.
Il parait qu'à sa naissance, il était déjà comme ça et regardait les gens de haut et de l'air de dire "Mais t'es qui, toi ? Et tu fais quoi, chez moi ?"
Il me fait rire, quoi.

Mais revenons à nos chevaux.
Marsu est donc Mini Terreur au pansage.
Il alterne le :
- Si tu me brosses le ventre, je te bouffe (en se mordant l'épaule)
- Si tu continues à me brosser la queue, je te latte (en levant le postérieur)
- Si t'oses passer devant moi, je te scalpe (en ouvrant un four qui frôle mes cheveux)
- Si t'insistes, je m'énerve (en tapant fort de l'antérieur)

La séance va être musclée. Me prépare à duel mano-a-mano sur Toubin contre Mini Terreur.
Abandonne même l'idée de la rituelle flexion de mâchoire pré-montoir. Pourrait gagner, l'animal; serait mauvais point pour ma pomme.
Puis me planque derrière théorie d'Orgeix pour ne pas risquer de me planter si demande cette cession de machoire dès que je suis en selle. Ce que pourtant Coach m'intime de faire avec énergumène tel que Marsu.
D'orgeix donc dit qu'à la sortie du box mieux vaut marcher un peu sans toucher le cheval aux jambes car il n'y est alors pas très réactif et qu'il vaut mieux user alors du stick pour la mise en avant. Me voilà donc rênes longues, sur la piste, et on avance, garçon !

OK, ça avance; mais dès que je remonte sur mes rênes...
Marsu est très contracté aujourd'hui. Ce sera un peu le souci.
Le trébuchement est de pire en pire, vivement que le maréchal passe !
On en est à plus de 8 semaines, un clou branle dans un fer antérieur; derrière, ça grince à n'en plus finir (ça ne grincerait pas plus si j'étais suivie par 40 canards). En résumé, ce n'est pas que je veuille à tout prix dépenser 75 euros, mais là, ça urge !

La séance, en fait de duel sur le Toubin, s'apparente plus à une thérapie pour cheval contracté. 
*Chevaux Contractés Anonymes*, réunion du mercredi.
"Bonjour, je m'appelle Marsu, et je suis contracté. Et j'ai pas l'intention de faire ce qu'elle me dit, là haut."
"Bonjour, Marsu !" (Toute l'assistance, en choeur)
"Donc voilà. Chaque fois qu'elle me demande de me relâcher, c'est plus fort que moi. Je peux pas. Faut que je décide quand, elle a rien à dire là dessus."
Elle n'a peut être rien à dire, ça ne l'empêche pas de s'exprimer, Marsu. La preuve !
On alterne entre bonne attitude, *auto-portance* et contractions. C'est souvent comme ça, le lendemain du jour de repos.
Nous retravaillons les exercices du dernier cours. Le départ au galop est toujours aussi mauvais; un seul vaut la peine. A force de relâchement, j'ai dû oublier d'électriser mes fesses :-p
Mais bon. Je dois être pour beaucoup dans la médiocrité de la chose. Penser à me reposer, peut être !
Penser également à prendre des vacances.
Et puis penser à revoir les exigences. Quand on passe des caps, on se met à penser plus vite que l'on ne peut faire, et tout se décale. Alors, on est déçu.
L'exemple bête : une transition simple, trot-pas par exemple. Plus on travaille, plus on avance, et plus on voudrait que la chose soit *parfaite*. Alors on ne se contente plus de ce qu'on a. Et on voudrait plus (de jarret, d'assoiement, de dos qui monte, d'euros et de snickers ...).  On en oublie qu'on a déjà bien plus qu'un mois auparavant...
Penser à re-la-ti-vi-ser !

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28 août 2006

Another day with Marsu

Countdown : J-7 avant la libération de Cleave (et par là même avant la fin de mon CDD de chauffeur de maître)

Sound for today : Radiohead. Again and again. I might be wrong, but...

Lundi, donc jour de cours. Enfin à l'heure des vacances. Dès la semaine prochaine et pour une durée probablement courte, rentrée oblige, nous passerons au samedi. Passionnant, n'est-ce pas ?

Les surdents de Marsu sont ma préoccupation du moment. Il ne se sert pas de ses molaires, alors à moi de gérer, maintenant, en attendant la venue du dentiste. Et en plus des surdents, la ferrure : c'est long, long, long comme un été sans Cleave, et la bête trébuche souvent du postérieur gauche.
Marabout, si tu peux convaincre Monsieur F. le plus grand des Maréchaux de venir rapidement, ça m'arrangerait !

Bref. Conditions extrêmes pour cheval extrême... Extrêmement endormi, oui ! Ce qui, somme toute, m'arrange. Je préfère que Mini-Terreur s'absente quelques temps et laisse place à Chouchoudlamour.

Le travail du jour : obtenir la décontraction malgré les contretemps. Avoir un cheval relâché, qui se porte, et travail de deux pistes.
Assouplissements, changements d'incurvation rapprochés (serpentines de 4 et 5 boucles, petits huit de chiffre), volte-épaule en dedans et cessions sur la diagonale au pas et au trot. Soigner les coins, penser à l'équilibre.
Retour aux bases ? Oui, mais à des bases qui ouvrent toutes les portes une fois qu'elles sont réellement ascuises. D'où la nécessité d'y revenir souvent.
Au galop, nous retravaillons notre carré, mais à gauche cette fois (le côté qui pêche).
Post it : retravailler les départs. Mes fesses ont manifestement perdu toute leur électricité, ou bien c'est la batteire de Marsu qui est déchargée. Le résultat, c'est que le départ est moche.
C'est peut être dû au syndrome Chouchoudlamour.
J'ai l'impression que ça n'avance pas.
Coach, elle, répète : "Pas plus vite ! Pas plus vite ! Pense à l'amplitude !"
N'empêche, me sens frustrée.
Préfèrer un cheval décontracté qui se porte et donne son dos avec l'impression que ça n'avance pas ? Ou préférer une impression de *cheval qui avance* mais pas en décontraction ?
La solution, c'est probablement *cheval qui se porte tout en décontraction* et remettre progressivement les gaz*.
Et puis Marsu n'a pas eu de vacances. Il est peut être un peu fatigué aussi.
Penser à lui changer les idées avant que le pois sauteur mexicain anarcho-indépendantiste qui habite dans sa tête ne décide de faire la révolution.

Au final, ceci dit, bilan plutot positif. Justement parce que cheval décontracté, qui se porte, et *fait* sans résistances.
Je soupçonne également coach d'être un peu fatiguée elle aussi :-)
Et moi, je n'en parle même pas ! Suis comme cheval, ai besoin de vacances sur île paradisiaque avec homme sexy.

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27 août 2006

Où il est question de 4x4, de Cleave, de vampires et de cheval.

Countdown : J-7 avant la libération de Cleave.

Je crois qu'un ami-qui-me-veut-du-bien-mais-en-fait-trop a encore fait pipi sur mon totem.

La malédiction de la mécanique, d'abord. Incantation fort réussie.
Jeudi matin et comme tous les matins, Cleave se réveille à la dernière minute, râle et grommelle, saute dans le 4x4 et part tel un bon petit soldat-cadre-dynamique vers son bagne.
Un tout petit quart d'heure plus tard, le téléphone sonne.
C'est Cleave.
Je lui manque déjà ? Après toutes ces années ?
En bonne Bridgetophile, je ne peux m'empêcher de m'en réjouir.
Et bien non, pas de chance, ce n'est pas du tout ça.
"Le pont a cassé net, la roue arrière a explosé, j'ai failli y passer. Tu peux venir me chercher ? Je suis au bord de la 4 voies..."

Bravo, ami-qui-me-veut-peut-être-du-bien-mais-je-commence-à-douter. Si tu voulais te débarasser de Cleave, l'idée était bonne et le crime presque parfait. Tu as juste négligé un paramètre : Cleave, c'est le plus fort ;-) 
Ceci dit, ami-qui-me-veut-peut-être-du-bien-mais-je-sais-pas-trop-finalement, tu as parfaitement réussi l'étape mise à pied du Cleave. Et signé par la même occasion un CDD de chauffeur de maître pour moi.
C'est vrai, quoi, faire 150 km par jour en plus, ça me manquait.

Et en plus, ami-qui-est-peut-être-un-ennemi-si-on-y-réfléchit, tu as osé adjoindre un spectateur qui m'a vue dans l'état de tête chercheuse de Lestat et consorts dans les Halles en compagnie de mon Fred from NY.
Les deux plus grands idéalistes de toute la Terre. Si, si, Lestat existe. Fred from NY et moi, on y croit.
Cleave donc avait, assis dans le 4x4, un ancien employé d'un bar branché parisien dans lequel je sévissais (avec le dit Fred from NY).
Sa tête quand il m'a vue débarquer. "Elle, le sauveur ?" ;op

La malédiction de l'embarquement, ou le "Van Grugru curse"
Bien essayé, jeudi soir. Très réussi même. La machine de guerre s'est rebellée et nous a offert un grand moment de rire. Salinero, mille mercis pour cette promenade autour du stade d'Aachen ! Tu es vraiment le meilleur cheval du monde :-)
Mais Ami-qui-me-veut-je-me-demande-bien-quoi, le sort jeté samedi soir était à la limite du médiocre.
Juste une Van Grugru au trot enlevé, accrochée à ses rênes, sur un Salinero au grand trot, tête en l'air. Elle a bien écouté les conseils que le garde venait de lui donner, en revanche :op.
Comme quoi, la Moullkur, ça fait du bien quand ça s'arrête. Et bien à celui qu'on croit. N'est-ce pas Salinero ?
Ceci dit, il est somptueux, ce Salinero. Dommage que le sort ait raté sa cible samedi.

La malédiction de la selle qui tourne, dite aussi "enchantement du Boum Bonnet"
Ami-qui-rate-toujours-son-coup, là, je dois dire que tu t'es surpassé. Heureusement d'ailleurs, puisque ce n'était pas moi, mais Mademoiselle Zaza qui chevauchait la selle magique.
Et là, ami-qui-a-dû-se-faire-virer-de-Poudlard-avant-même-d'y-entrer, tu as totalement raté ton coup.
Certes le charme de la colère a excessivement bien fonctionné sur la Princesse, mais sur Mademoiselle Zaza, tu as dû faire (encore) une erreur et lui envoyer un sort de rigolatus aux éclatus. Quant à moi, le sort bouffe-poitrail sans les mains a très bien fonctionné, mais justement, je n'avais aucune main... Alors, encore un échec !

La malédiction de la jambe gauche, plus communément appelée "combat de chaps versus lice".
Ami-qui-s'ennuie-tellement-qu'il-n'a-rien-de-mieux-à-faire-d'autre, si j'avais besoin de quelqu'un pour décider à ma place quand je souhaite renouveler mon attirail équestre, je le dirai. Inutile de rendre Chouchoudlamour excessivement et soudainement chatouilleux. Il ne colle pas à la jambe droite. Et non.
Alors ne pas lui jeter un sort de "Aux abris elle a mis l'éperon je me jette sur la lice", ça m'arrangerait.
Parce que mes chaps, elles sont en très bon état. Enfin jusqu'à vendredi. Depuis, elles sont déchirées.
Merci, Ami-qui-commence-à-me-les-brouter-menu-menu.

La malédiction du goret-hamster ou Surdentus Enchantus
Ami-qui-fait-de-l'humour-mais-ça-marche-pas, oui, j'aime les vampires. Et maintenant, je sais qu'ils ne sont pas les seuls à avoir les dents qui poussent. Chouchoudlamour aussi.
L'incantation destinée à transformer Chouchoudlamour en glouton était inutile : il l'est déjà. Il avale tout, quasiment sans mâcher. Et ne se sert que très peu de ses molaires, parait-il. Usure quasi nulle, et surdents fréquentes... Et nous y voilà.
Deux petites pointes bien symétriques dans sa jolie bouche.

Donc, Ami-qui-me-veut-je-ne-sais-pas-quoi-mais-qui-s'y-prend-comme-un-manche, s'il te plait, change de cible. Ou de stratégie. Ou vas te faire démarabouter. Bref, agis !
Moi, je retourne à mon CDD de chauffeur de maître.
Et si je vois Lestat au bord de la route, me fais immortelle.
Et là, Ami-qui-a-un-peu-dépassé-les-bornes-des-limites, gare à tes fesses !

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